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APL : le nouveau mode de calcul fait grincer des dents
information fournie par Le Figaro24/08/2018 à 15:01

La revalorisation du montant des APL fait de nouveau polémique.(Crédits:Pixabay)

La revalorisation du montant des APL fait de nouveau polémique.(Crédits:Pixabay)

Le gouvernement promet que la nouvelle réforme des APL sera «juste» et que «tout le monde aura ce dont il a besoin». Plusieurs experts estiment que les économies qu'elle générera «se feront sur le dos des allocataires».

Décidément, dès qu'il s'agit d'APL, la polémique n'est pas loin. L'été dernier, l'annonce de la baisse de cinq euros du montant de ces aides au logement avait suscité un tollé. Un an plus tard, on apprend que le budget 2018 prévoit que les APL, qui devaient être revalorisées au 1er octobre comme chaque année, seront gelées. Un manque à gagner moyen d'environ...cinq euros par mois.

Et la dernière polémique en date? Elle concerne le mode de calcul des aides au logement. À partir du 1er avril 2019, ces aides au logement ne seront plus calculées sur les revenus d'il y a deux ans mais sur ceux de l'année en cours. Le secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires le martèle: «c'est une réforme politiquement juste».

Pour illustrer ses propos, Julien Denormandie prend comme exemple une femme avec deux enfants. «Il y a un an, elle travaillait à temps plein. Aujourd'hui, elle travaille à mi-temps. Aujourd'hui, ses APL sont moins élevées que celles auxquelles elle aurait droit», a déclaré le secrétaire d'État jeudi sur Europe 1. Et de se féliciter: «Voilà une bonne réforme». Sous-entendu, «contrairement à la baisse de cinq euros des APL», que Julien Denormandie qualifie de «mesure de rabot».

Ce nouveau mode de calcul doit permettre au gouvernement de réaliser un milliard d'euros d'économies. Une bonne nouvelle pour les finances publiques mais beaucoup moins pour une partie des 6,5 millions de foyers - soit 20% de l'ensemble des ménages parmi les plus modestes - qui bénéficient de ces aides. «En 2019, le gouvernement compte encore économiser sur le dos des locataires qui touchent l'APL», a réagi Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris, chargé du logement, sur son compte Twitter.

De son côté, l'économiste Pierre Madec rappelle que «même la Cour des comptes pointait, en 2015, la probable ?dégradation de la situation des allocataires?» en cas de modification du calcul des APL. Cette réforme était qualifiée, à l'époque, de «solution inefficiente».

Enfin, Michel Mouillart, professeur à l'université Paris-Ouest et spécialiste du logement, estime, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui-en-France que «des gens vont sortir du système et le montant des prestations des ayants droits restants vont baisser». À ces critiques, Julien Denormandie répond, aux allocataires qui craignent de voir leurs aides baisser, que «tout le monde aura ce dont il a besoin». «On est dans un pays qui a besoin de faire des économies. On ne va pas en rougir», affirme le secrétaire d'État, sans rentrer dans le détail de la réforme. Le verdict sera connu dans le projet de loi de finances pour 2019 qui sera présenté cet automne.

5 commentaires

  • 25 août20:04

    kram123, il y'a peut être un très petit nombre qui paye si peu MAIS c'est TRÈS loin d'être le cas pour tous. je suis à l'ASS un minima social pour les chômeurs en fin de droit, je paie de ma poche 213 € par mois !!! en augmentation de 7 € par rapport à l'année dernière entre la baisse des allocations et l'augmentation du loyer !! une fois payer LE SEUL loyer il me reste 270 € pour TOUT payé !!!!!!!!!!!


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