Loi Pacte : l'Etat veut réorienter l'épargne des Français vers les PME

(Pixabay)

Dans le cadre de la loi Pacte, le gouvernement veut réorienter 5 milliards d'euros vers l'économie réelle. D'après le député Bruno Bonnell (LREM), la réforme va créer un cadre « le plus dynamique possible » pour favoriser la croissance des entreprises.

En termes d'épargne, les Français continuent d'investir dans l'assurance-vie. Ce placement rentable pour les particuliers n'est en revanche pas très productif pour l'économie, rappelle BFMTV Business ce mercredi 12 septembre. Le gouvernement espère rediriger 5 milliards d'euros de cette manne vers le capital des entreprises d'ici 2022, dans le cadre de la loi Pacte.

Rattraper 30 ans de retard

Pour Bruno Bonnell, entrepreneur et député La République En Marche (LREM), « on essaie de faire une transformation du modèle ». L'épargne « bas de laine » des Français ne rapporte en moyenne que 1,8% d'intérêt. C'est une performance peu élevée, regrette l'élu. La France accuse « 30 ans de retard » par rapport à ses voisins européens.

Il s'agit dorénavant de sortir d'une logique d'orientation de l'épargne. « Le basculement, il est dans la tête des gens, donc ça va prendre du temps », insiste Bruno Bonnell. Aujourd'hui, les fonds euros croissance représentent un encours de 2 milliards d'euros. Cet argent reste surtout investi dans des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en Allemagne.

« L'enthousiasme de l'entreprise »

Pour y remédier, la loi Pacte va créer un cadre « le plus dynamique possible » pour favoriser la croissance des entreprises en France. « On a essayé de libérer un maximum de choses dans le cadre de notre modèle social. On ne peut pas faire n'importe quoi non plus. On ne veut pas s'aliéner des années de construction sociale syndicale », explique Bruno Bonnell.

Objectif, faire revenir en France « l'enthousiasme de l'entreprise ». Bruno Bonnell veut raviver la confiance des épargnants, y compris dans les entreprises en construction dans les territoires. « Les bases entrepreneuriales dans les territoires, il faut les consolider », insiste-il. Reste à savoir si les épargnants se laisseront convaincre.

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