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Volkswagen, l'histoire de la voiture du peuple
Partenaire06/02/2015 à 14:30
Temps de lecture: 4 min

Le succès incroyable de la Coccinelle s'explique notamment par des campagnes de pub restées dans les annales, et qui ont permis à Volkswagen d'acquérir très vite une notoriété mondiale.

Le succès incroyable de la Coccinelle s'explique notamment par des campagnes de pub restées dans les annales, et qui ont permis à Volkswagen d'acquérir très vite une notoriété mondiale.

Le groupe Volkswagen étonne aujourd'hui par sa réussite insolente. L'an dernier, il a même battu un record historique, en franchissant pour la première fois la barre des dix millions d'exemplaires vendus (10, 14 millions plus précisément). Des résultats qui confortent le constructeur allemand dans son objectif de dépasser Toyota à l'horizon 2018, pour devenir le premier constructeur mondial.

Et pourtant, Volkswagen aurait pu tomber dans l'oubli sans la contribution d'un officier anglais de 29 ans, Charles Radclyffe, qui a permis de sauver la toute première usine de la marque à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sans lui, et le soutien de l'armée britannique, on n'aurait jamais connu la mythique Coccinelle, le fameux combi Volkswagen, ni les mythiques Golf, Passat ou Polo. Retour sur une histoire tumultueuse.

Une marque créée par la volonté d'Adolf Hitler

Au départ, à la fondation de la société à Berlin en 1937, la Volkswagen est un modèle d'automobile économique imaginé par Adolf Hitler et l'ingénieur Ferdinand Porsche au milieu des années 1930, d'où son nom qui signifie "voiture du peuple". Le Führer souhaite que tous les Allemands puissent disposer d'un véhicule, et impose pour cela à Ferdinand Porsche un cahier des charges presque impossible à tenir : la voiture ne doit pas excéder les 1 000 reichsmarks, doit être propulsée par un moteur d'une consommation maximum de sept litres aux 100 kilomètres. Avec un poids fixé à 600 kilos maximum, elle doit pouvoir atteindre les 100 km/h, tout en logeant confortablement quatre à cinq personnes. Elle doit également être robuste, afin de résister aux intempéries et au froid. Cette initiative, qui se veut avant tout politique, ne prend pas du tout en compte la réalité économique. Mais en s'inspirant largement de la Ford T et de la V570 à moteur arrière du constructeur tchécoslovaque Tatra, il réussira quand même à donner naissance à la "KdF" ("Kraft durch Freude", soit "la force par la joie" en Français, en référence à l'une des institutions du régime nazi dédiée aux loisirs). La voiture, aujourd'hui connue en France sous le nom de Coccinelle, est présentée par en 1938, mais l'éclatement de la guerre va très vite bouleverser les plans de l'usine de Wolfsburg inaugurée en 1939 : elle se transforme en usine d'armement, de fabrication de pièces détachées pour l'aviation et de production de véhicules militaires dérivés de la KdF. Ferdinand Porsche, arrêté en France à la fin de la guerre, puis relâché, trouvera refuge en Autriche où il s'inspirera des formes arrondies de la Coccinelle pour créer sa propre marque, Porsche, qui appartient depuis 2012 au groupe Volkswagen.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Américains arrivent les premiers à Wolfsburg, mais ne voient pas d'intérêt économique à remettre en route l'usine désaffectée de Volkswagen. Le site est ensuite placé sous l'autorité de la Grande-Bretagne. L'officier Charles Radclyffe s'intéresse à cette voiture inhabituelle pour l'époque et prend la direction technique de l'usine en janvier 1946. Deux mois plus tard, la millième Coccinelle, ou Type 1 selon sa dénomination officielle, sort des chaînes de montage. Ruinée par la guerre, la Grande-Bretagne en fait très vite une voiture d'exportation, à une époque où cette pratique n'existait pas encore, et considère cela comme une sorte de remboursement de la dette de guerre de l'Allemagne. Aux Pays-Bas, en Suisse, et dans d'autres pays européens, la Coccinelle rencontre très vite un grand succès grâce à ses qualités recherchées au sortir d'un conflit de cette ampleur : elle est à la fois robuste, économe, simple, et surtout sympathique avec sa forme arrondie. Lorsque Volkswagen est remise aux Allemands en octobre 1949, les Anglais en ont déjà fait une marque internationale, la première de l'histoire. En 1952, le constructeur ouvre sa première filiale au Canada, et en 1953, il est représenté dans 83 pays. Entre temps, le combi a fait son apparition en 1950, et le cap des 100 000 Coccinelles vendues a été franchi en 1951. Au final, Volkswagen en vendra 21, 5 millions jusqu'au début du 21e siècle, et la fermeture le 30 juillet 2003 de la dernière usine mexicaine à en produire.

Des objectifs ambitieux pour l'avenir

Le succès des premiers véhicules développés par Volkswagen ont été tels que la marque a attendu 1962 pour dévoiler un nouveau modèle de break, et 1973 pour donner naissance à la Passat. Mais il faudra patienter jusqu'en 1974, et l'arrêt de la fabrication de la Coccinelle à Wolfsburg, pour que le constructeur allemand commercialise son autre modèle mythique : la Golf. À l'époque, beaucoup de gens doutaient qu'une voiture si différente de la Coccinelle, aussi bien dans son design que dans son fonctionnement, puisse séduire le grand public. Mais ils se trompaient : en moins de trois ans, la Golf s'était déjà écoulée à un million d'unités. Ce succès s'explique notamment par la science du timing de Volkswagen, qui a sorti cette voiture peu gourmande en carburant juste après la crise du pétrole de 1973. La septième génération de Golf a été présentée au Mondial de l'Automobile de Paris en 2012, avant de célébrer son quarantenaire l'an dernier. En passant la barre des 30 millions d'unités écoulées en juin 2013, elle a conforté son statut de troisième voiture la plus vendue de tous les temps. . . Devant la Coccinelle. Et Volkswagen ne compte pas s'en séparer de sitôt.

Aujourd'hui, Volkswagen peut notamment compter sur sa forte présence sur le marché chinois, où elle s'est implantée dès la fin des années 1970, pour continuer à prospérer. En dix ans, le groupe est passé de 571 000 à plus de 3, 6 millions automobiles vendues annuellement dans l'Empire du milieu. Les Chinois représentent donc plus d'un tiers de la clientèle de Volkswagen et de ses douze marques (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Porsche, Bentley, Bugatti, Lamborghini, Suzuki, Man, Scania, Ducati). En proposant une gamme complète allant des poids-lourds aux deux roues, en passant par tous les types de voitures possibles, la société allemande est armée pour l'avenir. Il ne reste plus qu'à observer sa croissance, pour voir si elle réussira à mener à bien sa stratégie pour 2018, et à détrôner Toyota en devenant le premier constructeur mondial. La bataille s'annonce rude !

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