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Tendance : s'évader en ville avec l'exploration urbaine
Partenaire22/09/2014 à 14:30
Temps de lecture: 3 min

Les textures, les couleurs, la végétation qui reprend ses droits, les espaces monumentaux... Pour de multiples raisons, l'urbex attire des photographes qui souhaitent s'extraire de l'atmosphère oppressante de la ville tout en explorant des lieux chargés de souvenirs.

Les textures, les couleurs, la végétation qui reprend ses droits, les espaces monumentaux... Pour de multiples raisons, l'urbex attire des photographes qui souhaitent s'extraire de l'atmosphère oppressante de la ville tout en explorant des lieux chargés de souvenirs.

Le week-end venu, bon nombre de citadins ressentent le besoin de s'échapper de la ville. Pour oublier la pollution et le bruit des klaxons, beaucoup d'entre eux prennent la direction de petits coins de paradis situés à deux pas de leur domicile, histoire de voyager loin sans quitter la France. D'autres préfèreront visiter un musée d'exception ou un château majestueux, pour remonter dans le temps et oublier les soucis de leur quotidien. Mais depuis une trentaine d'années, une nouvelle activité séduit de plus en plus les habitants des villes : l'exploration urbaine, plus connue dans le milieu sous le nom d'urbex (contraction de "urban exploration").

L'urbex existe depuis la nuit des temps, mais son essor a véritablement débuté il y a une trentaine d'années. Le principe de cette activité est extrêmement simple : elle consiste à explorer, et la plupart du temps photographier, des lieux abandonnés ou interdits au public. Il peut s'agir de prisons, d'hôpitaux, d'asiles psychiatriques, d'écoles ou d'usines désertées, mais également de réseaux sous-terrains tels que des égouts, des réservoirs d'eau ou des catacombes, ou de toits permettant de jouir de panoramas exceptionnels sur la ville. Cette pratique a notamment été popularisée par le Canadien Jeff Chapman, plus connu sous le pseudo de "Ninjalicious". Auteur de l'un des livres de référence sur l'exploration urbaine, "Access All Areas" sorti en 2005, il y a notamment inscrit noir sur blanc la règle d'or de la pratique : "Ne tue rien sauf le temps, ne laisse rien d'autre que des empreintes, ne prends rien d'autre que des photos, ne conserve rien sauf des souvenirs".

Une activité risquée et le plus souvent illégale

Malgré son succès grandissant, l'exploration urbaine reste une activité confidentielle et la plupart du temps illégale. Mais les explorateurs urbains ne sont pas des vandales, bien au contraire. Très souvent, ils se font même les défenseurs de la mémoire des lieux qu'ils arpentent, les protégeant des pilleurs, des casseurs et autres graffeurs. Ils prennent soin de faire en sorte que leurs visites n'altèrent en rien la beauté des lieux, refusent de rentrer par effraction et demandent parfois des autorisations légales pour explorer des zones trop sensibles. Mais malheureusement, tout le monde n'a pas la même éthique, c'est pourquoi les pratiquants ne s'échangent des informations sur leurs explorations qu'en cas de confiance mutuelle. Et même si Internet regorge de sites dédiés à l'urbex, remplis de photos extraordinaires, les lieux immortalisés ne sont jamais clairement indiqués. Cela permet d'une part d'éviter la dégradation des lieux, et d'autre part de préserver le côté investigation de la pratique.

Outre l'attrait esthétique des lieux explorés, souvent majestueux et imprégnés d'atmosphères uniques, c'est l'intérêt historique qui attire les passionnés d'urbex. Certains se documentent donc de manière très fouillée avant d'entamer l'exploration d'un bâtiment, cherchant à retrouver des traces des anciens occupants ou des activités qui s'y déroulaient par le passé, quand d'autres esquissent des plans de ces pans de notre patrimoine souvent voués à la destruction. Ils exercent alors un travail digne de celui des historiens, ou d'archéologues des temps modernes en quête d'indices d'une civilisation perdue.

Mais malgré l'intérêt artistique et historique évident de l'urbex, il faut garder à l'esprit qu'elle reste une activité illégale, à moins d'obtenir une autorisation pour visiter les lieux. Pénétrer dans des propriétés privées ou dans des établissements publics fermés aux visiteurs est interdit par la loi. Bien évidemment, les sanctions diffèrent selon les lieux. Entrer dans une centrale nucléaire en activité vous vaudra bien plus de problèmes que l'exploration d'une vieille bâtisse laissée à l'abandon par ses propriétaires. Le fait de rentrer par effraction, ou d'abîmer les lieux, aggrave encore les sanctions. Dans la pratique, en l'absence de dégradations, l'urbex fait rarement l'objet de condamnations.

Au-delà de l'aspect légal, l'exploration de lieux abandonnés présente de nombreux risques. Il peut d'agir de dangers liés à l'activité qui animait les lieux par le passé, comme la présence de matières dangereuses, ou de risques provoqués par la vétusté de bâtiments non soumis aux normes de sécurité, comme l'effondrement d'un plafond ou une chute de plusieurs mètres. L'urbex demande donc un minimum de préparation et se pratique à plusieurs, afin d'éviter que la visite tourne à la catastrophe. Mais si vous brûlez d'envie d'accéder à des lieux extraordinaires habituellement fermés à la visite, on vous conseille plutôt d'attendre les journées du patrimoine. C'est moins risqué !

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