Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
  1. Aide
    1. Espace Client

Teddy Riner, le colosse du judo mondial
information fournie par Le Particulier pour BoursoraMag30/12/2020 à 08:30
Temps de lecture: 4 min

Teddy Riner et Omar Sy, deux champions dans leur catégorie. crédit photo : CREDIT_NON_AFFICHE

Teddy Riner et Omar Sy, deux champions dans leur catégorie. crédit photo : CREDIT_NON_AFFICHE

C’est le judoka français le plus connu depuis David Douillet. Teddy Riner, et son palmarès impressionnant, n’a rien à envier à son prédécesseur. Après avoir tout gagné et fait une pause d’un an, le sportif repart à la conquête d’une nouvelle médaille olympique à Tokyo. Un titre qui le ferait entrer à tout jamais dans l’histoire du sport mondial.

Un champion né

C’est le genre d’image qui marque les esprits. Prise en 2002, on y voit le grand David Douillet poser sa main sur l’épaule d’un jeune homme encore frêle à ses côtés et pourtant plein d’espoir. Un garçon âgé d’à peine 8 ans, futur grand nom du monde du judo nommé Teddy Riner. Depuis ses 5 ans, le petit Teddy pratique avec assiduité le judo. Sa passion va vite dépasser le cadre normal de la pratique sportive que l’on peut faire en dehors des cours. Teddy s’entraîne sans relâche, 6 heures par jour. Le travail paye. Très vite, il est remarqué sur la scène européenne et pour ses 18 ans, le jeune s’offre le plus beau des cadeaux: un premier titre mondial.

Sportif multi-cartes

Si le visage de Riner est connu de tous, c’est aussi pour son image qu’il prête régulièrement lors de campagnes de publicité rémunérées: biscuiterie Brossard en 2008, équipements sportifs Nike ou Adidas, entreprise de service numérique Atos. En 2012, ces revenus dépassent les 1,5 million d’euros par an, uniquement pour ses contrats publicitaires.

Le sportif gère son image avec le plus grand soin, présentant une attitude exemplaire. En parallèle, il suit de 2011 à 2015, un cursus à Sciences Po, dans le cadre du Certificat de formation pour les sportifs de haut-niveau. L’homme est un touche-à-tout. Ces centres d’intérêt dépassent le judo, à tel point qu’il a un jour cette phrase en interview: «Si demain on me propose d’être ministre, je ne dis pas non».

Au-delà de l’aspect publicitaire, Teddy Riner est également un sportif engagé. En 2012, il devient le parrain de l’Institut Imagine, un organisme qui développe de nouvelles solutions thérapeutiques contre les maladies génétiques, et n’hésite pas à lever des fonds en personne pour l’institut. Il lance en 2019, une école, la Paris School of Sports en partenariat avec MediaSchool, un groupe d’enseignement privé. L’objectif est d’y former de professionnels en communication, digital, marketing, management, relation presse, dans le domaine du sport. Le succès est tel que deux nouveaux établissements, l’un à Rennes, l’autre Toulouse, ont ouvert leurs portes dès le mois de septembre 2020.

L’invincible Teddy

Ces activités ne freinent en rien les performances sportives de Riner. Le judoka semble invincible. 10 titres mondiaux à son actif. Deux titres olympiques. 5 médailles d’or européennes. Les judokas viennent de partout pour comprendre et tenter de parer la technique de ce colosse de 2,03 mètres pour 140 kilos.

Rarement un sportif n’aura dominé sa discipline durant autant de temps. En novembre 2017, celui que l’on surnomme «Le Bœuf» décide de mettre en stand-bye sa carrière et arrête la compétition. Il fait une pause d’un an dont il profite à fond. A son retour, en 2018, Teddy pèse 166 kilos. Toutefois, il n’a rien perdu de sa motivation et compte bien empocher un troisième titre olympique. L’entrainement intensif pour retrouver son poids de forme peut commencer.

Les blessures s’enchaînent avec une côte cassée et une hernie au bas ventre en fin d’année 2019. A la grande surprise des fans, il perd au 3eme tour du Tournoi de Paris le 9 février 2020. Le choc est brutal pour celui qui n’avait plus perdu depuis 154 combats. L’année suivante, comme beaucoup de sportif, Teddy Riner est interrompu dans sa préparation, par la crise de la Covid-19.

Le challenger de Tokyo

Le retour sur les tatamis après le premier confinement voit naître un nouveau Teddy. Le judoka n’a pas chômé et passe de 166 kg à 143 kg, à 3kg de son poids de forme. Malgré tout, lui et son club du Paris-Saint-Germain s’inclinent en quart de finale des championnats de France de judo par équipes à Brest.

Toutefois, le moral du champion au large sourire est loin d’être atteint. Lui qui partait à Tokyo, craint par l’ensemble de la planète judo arrivera au JO en Challenger de poids, prêt à tout pour arracher un troisième titre olympique et entrer dans l’histoire du sport mondial.

Combien gagne les judokas lors des grandes compétitions

Si les salaires dégagés sont inférieurs à ceux du football, ils n’en restent pas moins intéressants, notamment lors des Jeux Olympiques. Une médaille d’or au JO rapporte 50.000 euros à celui ou celle qui la gagne. La médaille d’argent vaut elle 20.000 euros et la médaille de bronze 13.000 euros. Pour les mondiaux, les sommes sont bien inférieures. Un judoka médaillé d’or remporter 4.500 euros. La médaille d’argent rapporte 3.000 euros et la médaille de bronze 1.500 euros. S’ajoute les salaires des joueurs délivrés par les clubs. Si avec le Levallois Sporting Club Judo, Teddy Riner gagnait 90.000 euros par an, il est aujourd’hui passé à 400.000 euros en rejoignant l’équipe du Paris Saint-Germain.