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Sony : l'histoire d'un pionnier de la high tech
Partenaire06/10/2014 à 14:30
Temps de lecture: 4 min

Le Walkman TPS-L2, qui s'est vendu à plus de 150 millions d'exemplaires en 16 ans, avec plus de 300 modèles différents, est le produit high tech le plus iconique jamais imaginé par la société Sony.

Le Walkman TPS-L2, qui s'est vendu à plus de 150 millions d'exemplaires en 16 ans, avec plus de 300 modèles différents, est le produit high tech le plus iconique jamais imaginé par la société Sony.

Sony fait aujourd'hui partie des grands noms de la high tech. Le groupe nippon produit aussi bien des smartphones, des tablettes, des consoles de jeu, des téléviseurs ou des appareils photo, que des montres connectées et des caméras embarquées. Et comme de nombreux concurrents, Sony s'est également lancé dans la grande aventure de la réalité virtuelle. Après de longues années difficiles sur le plan financier, accompagnées de pertes non négligeables, le groupe japonais commence à sortir la tête de l'eau. Il a réalisé un chiffre d'affaires de 14, 3 milliards d'euros sur le second trimestre 2014, en hausse de 5, 2%. Son bénéfice net, lui, est passé de 22, 6 à 195, 3 millions d'euros entre les seconds trimestres 2013 et 2014. Sony reprend donc des couleurs, et retrouve un peu son lustre d'antan en se tournant vers de nouveaux types d'activités. Retour sur l'histoire d'un pionnier de l'électronique.

Une société à la pointe de la technologie

La société Sony a été créée par l'ingénieur Masuru Ibuka et le physicien Akio Morita en 1946. À l'époque, elle s'appelait Tokyo Tsushin Kogyo (ou Totsuko), embauchait une vingtaine de personnes et était spécialisée dans la réparation d'équipements électroniques. Dès ses débuts, elle cherche déjà à créer ses propres produits, mais son appareil pour cuire le riz, peu au point techniquement, ou sa couverture chauffante, assez dangereuse, ne rencontrent pas le succès. Le gros de l'activité de l'entreprise consiste à l'époque en la remise en état des télécommunications japonaises et la conversion du matériel militaire de communication pour un usage civil.

En 1950, Totsuko lance deux magnétophones à bande, le A-type et le G-type, les premiers d'une longue série d'innovations d'enregistrement et de lecture imaginées par la société dans la seconde moitié du 20e siècle. Mais en réalité, il faudra attendre 1954 pour que la société prenne véritablement son envol, grâce à l'obtention des droits de fabrication du transistor achetés à la Western Electric Bell Laboratory. La même année, Totsuko commercialise les premiers transistors japonais. Et dès l'année suivante, la société sort le premier récepteur radio à transistors, ce qui ouvre la voie aux semi-conducteurs au silicium et à la télévision.

Dès le départ, Masuru Ibuka et Akio Morita sont conscients que l'activité de leur société ne doit pas se restreindre au marché japonais. Ils souhaitent développer, concevoir et commercialiser des produits inédits pour créer de nouveaux marchés dans le monde entier. Mais ils constatent vite que le nom de leur firme, Totsuko, est difficile à prononcer pour les occidentaux. Dans le même temps, ils comprennent l'importance de créer une identité globale à travers une marque capable de traverser les frontières. À partir de 1955, Totsuko change progressivement de nom pour Sony et cette nouvelle identité commence à apparaître sur tous les produits commercialisés par la société, notamment sur la radio à transistors TR-55 qui débarque tout juste sur le marché. Deux ans plus tard, c'est au tour du TR-63 de poche, la plus petite radio au monde, de faire son apparition.

Il faudra finalement attendre 1958 pour que la firme devienne officiellement Sony Corporation. Ce nom est issu du mot latin "sonus", à l'origine des mots "son" et "sonic", et de l'expression anglaise "sonny boy", qui décrit une jeune personne talentueuse dotée d'un esprit libre et novateur. Ce nom correspondait parfaitement à l'esprit de la société à l'époque, et à celui de ses jeunes employés à la créativité débordante.

La fin de l'âge d'or

Si les années 1950 rimaient avec radio et cassette, la décennie suivante est celle de la technologie vidéo et de la télévision. En 1960, Sony lance ainsi la TV8-301, la première télévision portative entièrement à transistors au monde. En 1968, c'est au tour du téléviseur couleur Trinitron de se dévoiler au grand public, avant le lecteur de cassettes vidéo couleur en 1971 et le magnétoscope Bétamax en 1975. Mais c'est avec le Walkman, qui change totalement la façon d'écouter de la musique, que Sony fait un véritable carton. La légende dit que c'est Akio Morita qui a lancé ce projet de lecteur de musique portable, pour pouvoir en profiter lors de ses parties de golf. Apparemment, il n'était pas seul à éprouver le besoin d'écouter de la musique de manière nomade. Sorti en 1979, le Walkman est vendu sous la référence TPS-L, avant la sortie le mois suivant du TPS-L2 qui a fait un véritable tabac. Avec plus de 300 modèles différents, il s'est vendu à plus de 150 millions d'exemplaires entre 1979 et 1995.

Sony lance ensuite le premier lecteur CD au monde en 1982, la console de jeux vidéo PlayStation en 1994, le premier caméscope numérique grand public en 1995, l'enregistreur Blu-Ray nouvelle génération haute capacité en 2003, le premier caméscope numérique HD accessible à tous en 2004. . . Toutes ces innovations, en plus des appareils photo numérique, des ordinateurs et des télévisions annoncent l'ère de la convergence numérique. À l'image de son concurrent Apple, tous les produits de Sony interagissent entre eux pour améliorer l'expérience des clients et les fidéliser.

Aujourd'hui, comme toutes les firmes japonaises évoluant dans le milieu de la technologie grand public, Sony connaît un déclin. Et même si la société recommence à faire des bénéfices, chose qui n'était pas arrivée depuis la crise de 2008, la situation reste instable. Le flop de son chien-robot Aibo, introduit en 1999, était déjà annonciateur de la perte d'attractivité de Sony dans les années 2000. La tendance s'est confirmée depuis, avec des ventes d'appareils photo, de téléviseurs et de lecteurs Blu-Ray qui ne cessent de baisser. Quant à VAIO, la branche consacrée à la fabrication d'ordinateurs, elle a été cédée au début de l'année 2014 au fonds Japan Industrial Partners, faute de rentabilité, contre une somme de l'ordre de 40 à 50 milliards de yens (291 millions à 364 millions d'euros). Tous les gadgets électroniques qui faisaient sa force au siècle dernier, ou presque, plombent aujourd'hui les comptes de la firme. Si Sony reste un grand groupe aujourd'hui, c'est notamment grâce à sa filiale Sony Life spécialisée dans la vente d'assurance-vie, à ses assurances automobiles ou à sa banque en ligne Sony Bank. De leur côté, Apple et Samsung doivent se frotter les mains.

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