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Rugby : des doutes sur un éventuel dopage des Springboks en 1995
information fournie par Partenaire24/03/2014 à 14:30
Temps de lecture: 2 min

La selection nationale sud-africaine le soir de leur victoire, en 1995.

La selection nationale sud-africaine le soir de leur victoire, en 1995.

En 1995, les Springboks remportaient fièrement la coupe du monde de rugby, organisée chez eux, en Afrique du Sud. Aujourd'hui, leur victoire serait ternie par des rumeurs de dopage.

La victoire des Springboks lors de la coupe de monde de rugby en 1995 restera gravée dans l'histoire de l'ovalie. Dans un contexte d'Apartheid délicat, la sélection nationale de l'époque, menée par l'emblématique François Pienaar, avait réussi l'exploit de remporter le titre. En terme de tricheries, le rugby est un sport habituellement épargné par les rumeurs, jusqu'à maintenant. Vingt ans après leur victoire en coupe du monde, un reportage de Stade 2 laisse planer le doute sur un éventuel dopage des Springboks à l'EPO.

Trois joueurs emblématiques montrés du doigt

Dimanche 23 mars, Stade 2 diffusait un reportage exclusif mettant en lumière la récurrence de maladies neurologiques chez d'anciens joueurs de l'équipe nationale sud-africaine des années 1990. Malgré une absence de liens avérés entre un éventuel dopage et ces pathologies, l'hypothèse n'est pas écartée. Une équipe de France 2 s'est penchée sur la question et a rencontré, au mois de janvier, plusieurs joueurs souffrant de pathologies neurologiques très rares : André Venter, Joost van der Westhuizen et Tinus Lee. Pour expliquer les faits, plusieurs hyposthèses se présentent. La récurrence de chocs durant les matches et les pesticides utilisés sur les pelouses auraient pu provoquer ces troubles. La dernière hypothèse est bien entendu le dopage. Face aux caméras, ces trois joueurs affirment ne pas avoir eu recours à de tels produits, n'utilisant que des vitamines B12 pour soigner leurs blessures. En off, leurs discours changent du tout au tout. Il est alors question d'EPO, mêlé aux dites vitamines pour booster les performances physiques de ces sportifs. Seul François Pienaar, célèbre capitaine de la sélection nationale sud-africaine de 1995, dément formellement ces dires. Or, dans son autobiographie, le joueur décrit la prise systématique de pilules, qu'il qualifie de "simples vitamines B12".

Des hypothèses invérifiables

Rappelons qu'à cette époque, l'EPO n'était pas encore considérée comme un produit dotant et son utilisation n'était pas réprimée. Plusieurs paramètres appuient l'hypothèse du dopage de l'équipe sud-africaine. En effet, dans les années 1990, la lutte anti-dopage n'en était qu'à ses balbutiements, le rugby n'était pas encore considéré comme un sport professionnel et le contexte politique et social de l'époque rendait les enjeux de la compétition colossaux. L'image du président Mandela, portant un maillot des Springboks et tendant la coupe à François Pienaar est évidemment devenu symbolique.

Cette polémique, qui vient ternir l'image du rugby, ne devrait cesser d'enfler et de susciter le débat au sein du monde de l'ovalie.