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Réussir ses 10 dernières minutes : mode d'emploi
information fournie par So Foot30/10/2021 à 06:00
Temps de lecture: 2 min

Réussir ses 10 dernières minutes : mode d'emploi

Réussir ses 10 dernières minutes : mode d'emploi

Le phénomène est contagieux. En suivant l'exemple de la France contre la Suisse pendant l'Euro, l'Olympique Lyonnais est passé maître des fins de matchs foirées. Un vrai problème qu'il faut réparer. Un sexothérapeute, un humoriste et un cuisinier, ce n'est pas le début d'une mauvaise blague, mais bien le panel d'experts pour gérer la pression qui se charge des conseils.

Les stades changent, les équipes aussi, mais pas le bourreau. En fin de saison dernière, Lyon menait 2-0 avant de perdre 2-3 contre le LOSC de Christophe Galtier. Même scénario catastrophe le week-end dernier où l'OL a sombré à Nice, sous les yeux d'un Galette en transe. Depuis, le soufflé est retombé, mais Peter Bosz a tout de même du mal à avaler la pilule : "On a perdu huit points après la 80 e minute et pris huit buts, c'est trop. Il faut travailler là-dessus." Sans ces points perdus, l'OL serait confortablement deuxième avec 24 unités. Pour autant, l'entraîneur ne jette pas tout à la poubelle : "Il ne faut absolument pas oublier les 80 premières minutes contre Nice. On joue de mieux en mieux". Oui mais voilà, ça ne suffit pas. Le stand-upper Jonathan O'Donnell en sait quelque chose : "Bien finir c'est hyper important, c'est pour ça qu'on l'appelle la chute d'une vanne. On en a besoin parce que c'est la dernière impression que tu laisses. Les gens ont la mémoire courte, donc il faut finir fort. Si tu ne pars pas en haut, tu rentres chez toi et tu n'es pas bien. Parce que si c'est une soirée où les sketchs s'enchaînaient, les gens ne vont pas te retenir."

Orgasme, Poulidor et Catenaccio


L'OL a beau avoir déroulé un football alléchant pendant 80 minutes, l'histoire, les supporters et surtout l'inconscient des joueurs va retenir cette foirade. Un vrai problème pour le sexothérapeute Alain Héril : "C'est ce qu'on appelle une névrose d'échec. Peut-être qu'en amont, il n'y a pas suffisamment de libido, de désir de gagner. Inconsciemment, c'est comme si l'OL n'avait pas envie de jouir et donc jouir de la victoire. C'est comme si on terminait la relation sexuelle avant d'atteindre l'orgasme." Le problème n'est pas tant la conséquence, mais la cause. C'est cela qu'il faut identifier pour pouvoir ensuite rebondir en toute sérénité et ranger la remontada dans un placard. "Cette volonté de perdre est liée à une mauvaise confiance en soi, diagnostique le thérapeute. C'est un rapport masochiste