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Qui est Xavier Niel, le trublion français des télécoms ?
Partenaire06/10/2015 à 17:30
Temps de lecture: 5 min

À 48 ans, Xavier Niel fait déjà partie des dix plus grandes fortunes de France, avec un capital estimé à 7,83 milliards d'euros. En rendant accessible l'accès aux forfaits mobile et à Internet en haut débit, il a séduit des millions de Français qui le lui rendent bien.

À 48 ans, Xavier Niel fait déjà partie des dix plus grandes fortunes de France, avec un capital estimé à 7,83 milliards d'euros. En rendant accessible l'accès aux forfaits mobile et à Internet en haut débit, il a séduit des millions de Français qui le lui rendent bien.

Xavier Niel est un exemple de réussite à la française, l'équivalent chez nous de pointures américaines de la high-tech comme Steve Jobs (Apple), Jeff Bezos (Amazon) ou Mark Zuckerberg (Facebook). Issu d'un milieu modeste, cet ancien hacker enchaîne les succès, et révolutionne à sa manière le monde de l'Internet et de la téléphonie. Son dernier fait d'arme ? La création d'un fonds d'investissement, MediaOne, destiné à racheter des médias. Constitué en collaboration avec le banquier Matthieu Pigasse et le producteur de télévision Pierre Capton, il serait doté de 300 à 500 millions d'euros. Le but étant d'acquérir 75% d'un grand média avant de procéder à d'autres acquisitions. Cet intérêt pour les médias illustre sa volonté d'évoluer dans toutes les sphères qui font l'Internet d'aujourd'hui, ainsi que son souci de protéger le journalisme, qu'il contribue à fragiliser en participant à l'essor du numérique.

Si Xavier Niel est adulé par beaucoup, qui le considèrent comme un Robin des bois des temps modernes pour avoir rendu plus économique l'accès à Internet en haut débit et aux forfaits mobile, il compte également nombre de détracteurs. Dans une tribune au Monde parue en juin 2012, l'ancien ministre de l'économie Thierry Breton l'a même accusé de constituer une menace pour l'innovation dans les télécoms. Pour lui, en baissant brutalement les prix des forfaits, il a fragilisé les opérateurs traditionnels, qui ont donc moins investi dans les technologies d'avenir comme la 4G ou la fibre.

Xavier Niel bouscule les codes pour faire évoluer la société, et c'est ça qui fait qu'on l'aime ou qu'on le déteste.

Un début de carrière sulfureux

Au départ, rien ne prédestinait Xavier Niel à devenir le grand manitou du web français. Il est né à Maisons-Alfort en banlieue parisienne, d'un père juriste et d'une mère expert-comptable. Mais à 14 ans, c'est le coup de foudre. L'ordinateur qu'il trouve au pied du sapin en décembre 1981, un Sinclair ZX81, va changer sa vie. Dès lors, il se met à expérimenter, à programmer. Il s'intéresse également au Minitel, une technologie en pleine croissance à l'époque. Élève moyen, mais génie de l'informatique, il conseille des entreprises sur leur offre Minitel alors qu'il est toujours lycéen. C'est donc naturellement qu'il abandonne ses études supérieures en Math Sup Math Spé, à l'âge de 20 ans, pour rentrer dans le monde du travail. Et dès 1986, il se lance dans le business sulfureux du Minitel rose.

À la fin de l'année 1990, Xavier Niel rencontre Fernand Develter, un ancien de la Société Générale reconverti dans les serveurs érotiques sur Minitel et dans l'industrie des sex-shops. Mais l'entreprise de ce dernier, Fermic, perdait de l'argent. Les compétences informatiques de Xavier Niel ont vite séduit Fernand Develter, qui lui a proposé d'acquérir 50% des parts de sa société pour un montant symbolique. Un coup gagnant car l'apport du petit génie de l'informatique remet vite Fermic d'aplomb. Entre temps, l'entreprise a changé de nom pour devenir Iliad, et elle a changé de statut pour devenir une société anonyme (SA). L'entreprise continue d'investir dans l'activité de Minitel rose jusqu'en 1993, puis commence à se diversifier, comme l'illustre la création de l'annuaire inversé 3617 Annu en 1996. En bon hacker qui se respecte, Xavier Niel ne s'est pas gêné pour siphonner les clients de messageries roses concurrentes et les données de France Télécom das le but de lancer ce service inédit. En 1995, l'entrepreneur prend le virage du web et investit dans le premier fournisseur d'accès à Internet grand public en France, Worldnet. Il le revendra en décembre 2000 au groupe neuf Cegetel pour 40 millions d'euros.

La locomotive Free

La grande réalisation de Xavier Niel s'appelle Free, le fournisseur d'accès à Internet gratuit qu'il a lancé en 1999. Il a permis de rendre le web accessible à tous. Mais son coup de génie le plus célèbre reste l'invention de la Freebox. À l'époque, il réfléchit à regrouper Internet, le téléphone fixe et la télévision dans un même service, grâce à ce que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de box. Il est alors persuadé que quelqu'un y a déjà pensé, notamment dans la Silicon Valley aux États-Unis, mais ce n'est pas le cas. Il se fixe donc l'objectif de donner naissance au "triple play" lui-même. C'est alors que naît la Freebox le 1er novembre 2002, proposée à un tarif imbattable : 29, 99 euros par mois. C'est un succès, et la barre des 100 000 abonnés est atteinte en seulement deux mois. Aujourd'hui, l'offre compte plus de 5, 9 millions d'abonnés au haut débit, et tous les concurrents ont imité Free en créant leur propre box.

Avec sa box, Xavier Niel a réussi à s'imposer comme un nouveau poids lourd dans le monde fermé des fournisseurs d'accès à Internet. Mais cela ne lui suffisait pas. Après avoir obtenu l'attribution d'une quatrième licence de téléphonie mobile, il lance en janvier 2012 Free Mobile, bien décidé à casser les prix des forfaits. Il provoque ainsi la panique des autres opérateurs, en proposant par exemple un forfait illimité à 19, 90 euros, ou une offre à seulement 2 euros. En un jour, un million de Français passent chez Free, et la barre des deux millions est atteinte en moins de deux mois. Le 31 mars dernier, ce chiffre s'élevait à plus de 10, 5 millions d'abonnés. La réussite est totale, au point que Free pourrait sortir son premier smartphone maison très prochainement.

Avec le capital qu'il a amassé depuis le début de sa carrière, Xavier Niel s'est intéressé à des domaines éloignés de son activité originelle et a consacré une partie de sa fortune à aider les autres acteurs du numérique. Il a ainsi investi dans l'École 42, un établissement gratuit qui s'adresse aux développeurs en herbe qui, comme lui, n'ont pas trouvé leur place dans le cursus classique. Il a également racheté la halle Freyssinet pour y installer à l'horizon 2017 le plus gros incubateur de start-up dans le monde, capable d'accueillir plus d'un millier d'entreprises. Il a aussi beaucoup investi dans l'immobilier, et a placé des pions dans près d'un millier de start-ups, mais c'est son intérêt pour les médias qui fait le plus jaser. Outre les disparus Bakchich et OWNI, il finance de nombreux pure players tels que Mediapart, Atlantico, Causeur ou Électron Libre. Mais c'est surtout le rachat du journal Le Monde en 2010, et du Nouvel Observateur en 2014, en association avec Matthieu Pigasse et le mécène Pierre Bergé, qui ont créé la polémique. Beaucoup y ont vu le risque d'une perte d'indépendance de ces médias. Pourtant, il n'en a rien été, malgré quelques articles à charge contre lui. Espérons qu'il en sera de même avec MediaOne, car l'objectif de cette nouvelle structure est ni plus ni moins de créer un groupe de taille européenne pour rivaliser avec des poids lourds tels que Vivendi, ou les groupes allemands Springer et Bertelsmann.

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