Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté

Mateo Zambrano, un Français à Quito
information fournie par So Foot17/11/2021 à 14:00
Temps de lecture: 2 min

Mateo Zambrano, un Français à Quito

Mateo Zambrano, un Français à Quito

Peu de joueurs arpentent les terrains de football sud-américains avec un passeport français en poche. Mateo Zambrano fait partie de ce cercle très fermé. Arrivé en Équateur alors qu'il marchait à peine, le Franco-Équatorien de 23 ans vient d'y achever sa première saison chez les pros, en seconde division. Retour sur le parcours d'un homme qui a pris son envol sur les hauteurs de Quito.

Au cœur de l'Estadio Banco de Guayaquil, l'arbitre siffle la fin de la dernière rencontre de Serie B, la deuxième division équatorienne. Sur la pelouse, le Franco-Équatorien Mateo Zambrano est sonné : son club n'accédera pas à la Serie A, plus haut échelon du pays andin. Face à un adversaire qui n'avait plus rien à jouer, El Nacional de Quito n'a pu obtenir qu'un décevant match nul, privant le club de la capitale équatorienne d'une accession en première division pour un petit point. "Le football a été injuste avec nous, mais c'est le sport, on aura une revanche à prendre" , lance dans un français parfait le jeune joueur. "Nos adversaires n'avaient plus rien à jouer et ont fêté ce match nul comme si c'était un titre" , poursuit-il, amer. Longtemps condamné au statut de remplaçant, l'avant-centre d'1,82m vient d'achever sa première saison complète chez les pros. Une bouffée d'oxygène pour un homme à qui le football n'a fait aucun cadeau.

Sochaux, heures sup et président en prison


Né en France, patrie de sa mère, un jour de printemps 1998, les ambitions politiques de son père, devenu ministre de la Défense du pays, amènent Mateo à quitter l'Hexagone pour l'Équateur au début des années 2000. Le joueur concède ne pas être resté longtemps en France. "Même si j'y vais tous les ans voir ma famille, mes grands-parents" , précise-t-il. Celui qui a passé toute sa scolarité sur les bancs de l'école française de Quito se verrait bien revenir dans le coin : "J'ai l'avantage d'avoir un passeport français. Mon objectif est de jouer un jour en Europe." D'ailleurs, en U15, le joueur avait tenté l'aventure française en participant à un essai de quelques jours à Sochaux, en vain. "Je logeais dans le château, je passais du temps avec les autres joueurs comme Marcus Thuram ou Ibrahima Konaté. Là-bas, j'ai beaucoup aimé la méthodologie, tout était vraiment professionnel. Ici, en Équateur, tu as de tout, tu peux même rencontrer des joueurs en surpoids."