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LFP, FFF, Darmanin : le jeu de la bouteille
information fournie par So Foot24/11/2021 à 06:00
Temps de lecture: 2 min

LFP, FFF, Darmanin : le jeu de la bouteille

LFP, FFF, Darmanin : le jeu de la bouteille

Les instances du foot - sauf les représentants des supporters - dont la LFP et la FFF se sont réunies ce mardi 23 novembre, au ministère de l'Intérieur (le choix du lieu a son importance) en compagnie des ministres de la Justice et des Sports. L'objectif était clairement de proposer une réponse coordonnée à la multiplication des incidents et des débordements, couronnée donc dimanche soir par un jet d'une bouteille sur Dimitri Payet. Seule question : concrètement, qu'est-ce que cela va vraiment changer ?

Pour l'instant, nous demeurons surtout dans la communication et la gestion de crise. La ministre des Sports Roxana Maracineanu l'a presque confessé au micro de RMC, rappelant une précédente réunion d' "il y a un mois et demi qui était quasiment la même que celle que nous allons faire" . De fait, on ne connaît pas exactement la teneur des mesures qui vont être prises, ni sous quel chapeau légal (décret, arrêté, etc.). Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a juste promis de suggérer du lourd d'ici quinze jours "au Premier ministre et aux instances dirigeantes du football" . Le fait que cet homme, par ailleurs ancien arbitre de foot, symbole de la ligne dure et sans remord du gouvernement en matière de sécuritaire, reprenne finalement les choses en main prouve la volonté à la tête de l'État de lancer un signal fort. Le flottement qui s'est manifesté dimanche soir, la guerre des communiqués avec la préfecture au centre ont donné une vilaine impression de cacophonie auprès de l'opinion. D'ailleurs, l'une des pistes avancées touche justement à cette problématique : déterminer enfin qui décide de quoi en de telles circonstances, au cœur de la tempête. Le ministre de l'Intérieur cible ainsi donc en priorité "le processus de décision de qui arrête un match. Comment on arrête un match ? Quelle responsabilité pour arrêter ce match ? Entre, évidemment, le rôle essentiel de l'arbitre auquel nous sommes tous extrêmement attentifs et le rôle également du préfet, puisqu'il y a une question d'ordre public qui se pose" . Rien de clair et beaucoup d'hypothèses certes, alors qu'il n'est clairement plus possible de laisser l'homme ou la femme en noir dans la position du bouc émissaire. Si stopper la rencontre relève de ses prérogatives, reprendre ou non devrait incomber exclusivement aux organisateurs (LFP et clubs) et aux pouvoirs publics (préfecture).

IDS, seule option ?

Pour le reste, la tentation répressive,