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La triste danse du Flamengo
information fournie par So Foot29/11/2021 à 06:00
Temps de lecture: 2 min

La triste danse du Flamengo

La triste danse du Flamengo

Après prolongation ce samedi, Palmeiras a battu Flamengo en finale du match le plus important de l'année en Amérique du Sud (2-1), la finale de la Copa Libertadores. L'équipe de São Paulo a renversé celle de Rio de Janeiro, où la fête annoncée n'a pas eu lieu.

Il est 20h45 en bas de la favela de Cantagalo à Rio de Janeiro. Marcos Vinicius, 24 ans, mâche une frite de manioc le regard vide. Sur son dos s'étale le maillot rayé de rouge et de noir du Flamengo. Dans son dos, la télévision du restaurant-snack repasse les meilleurs moments de la finale de la Copa Libertadores. "Palmeiras l'a méritée. Ça arrive" , glisse le jeune homme qui était plus bavard quatre heures avant.

On remonte le temps et la pente de la favela pour arriver au Bar da Virada. Il est alors 16h45. Au-dessus de l'établissement et tout autour s'étalent d'immenses drapeaux rouge et noir du "FLA PPG", le groupe de supporters de Flamengo du quartier. Devant le bar, un ensemble de percussions chauffe l'ambiance sur des airs de samba rapide. "Mengo, mengo" (le surnom du club, NDLR), "Raça, amor e paixão" (volonté, amour et passion), tout le répertoire y passe. Tout le monde est debout, à quelques mètres de l'écran géant installé spécialement : le Bar da Virada est passé en dispositif "gros match". La seule différence avec une rencontre de Coupe du monde, c'est que la petite rue pentue n'est pas fermée, des mototaxis passent en klaxonnant pour emmener des passagers en haut de la favela.


Objectif Tricampeão

Marcos Vinicius a anticipé, déjà un seau de bières en main, dix canettes de Brahma baignant dans la glace. Parce que la Brahma, c'est tellement mauvais qu'on ne la boit pas froide, seulement glacée. "Ce match, c'est le plus important de l'année, la Libertadores c'est au-dessus du championnat, parce qu'on peut aller au Mondial des clubs." L'ami Marcos salue son pote Menahen, maillot spécial du club de supporters du Fla PPG sur le dos : il en est un des dirigeants. "Supporter Flamengo, ça amène beaucoup de joie dans ma vie, c'est essentiel pour moi, même quand les résultats ne suivent pas." Marcos et Mehanen sont tous les deux fans du Fla depuis toujours, aussi loin qu'ils s'en rappellent. "S'ils gagnent ce soir, la ville va exploser" , prédit Davi, un des seuls sans maillot devant le bar. Il supporte Vasco de Gama (2 e division), mais une