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La saga Toyota : du textile à l'automobile
Partenaire05/10/2015 à 17:30
Temps de lecture: 3 min

La Toyoda AA, commercialisée en 1935, est l'ancêtre de toutes les Toyota.

La Toyoda AA, commercialisée en 1935, est l'ancêtre de toutes les Toyota.

S'il y a bien une société qui doit se frotter les mains suite au scandale mondial qui touche Volkswagen, c'est Toyota. La société nippone, considérée comme la marque automobile la plus puissante au monde, s'était fait subtiliser sont titre de leader du marché par le groupe Volkswagen au premier semestre 2015, avec 5, 022 millions de véhicules écoulés contre 5, 04 pour l'Allemand.

Mais l'histoire du constructeur nippon incite à la prudence, car lui aussi a connu quelques déconvenues ces dernières années. En 2009 et en 2010, il a été contraint de rappeler plusieurs millions de véhicules pour des soucis de pédales d'accélération et de freins défectueux. Et rien que l'an dernier, la firme, plus prudente que jamais, a procédé à quatre rappels massifs pour des problèmes techniques.

Aujourd'hui, grâce notamment à la Prius, la voiture hybride qui lui sert de porte-étendard dans le monde, Toyota a bâti un véritable empire. Et pourtant, rien ne la prédestinait à devenir l'un des leaders mondiaux de l'automobile.

Quand Toyoda devient Toyota

À l'image du constructeur français Peugeot, qui fabriquait au départ des ustensiles de cuisine, la première activité de la société Toyota n'avait rien à voir avec la production automobile. À ses débuts, l'entreprise s'est fait connaître en mettant au point le premier métier à tisser mécanique du Japon. Cette invention de Sakichi Toyoda a permis au pays du soleil levant d'entamer une révolution de son industrie textile, avant que ce dernier ne réalise son rêve en fabriquant le premier métier à tisser automatisé du pays, aux côtés de son fils Kiichiro en 1924. Ces produits ont mené à la création de deux sociétés : la Toyoda Spinning & Weaving Company en 1918, et la Toyoda Automatic Loom Works en 1926.

À la fin des années 1920, Kiichiro Toyoda voyage aux États-Unis et en Europe, où il découvre avec intérêt les prémices de l'industrie automobile. Grâce aux 100 000 livres sterling empochées suite à la vente de son brevet de métier à tisser automatisé, il fonde en 1937 la Toyota Motor Corporation. Mais la société familiale n'a pas attendu cette date pour produire ses premières voitures. En effet, l'activité automobile du groupe a débuté dès 1933, avec la création d'une division dédiée au sein de l'entreprise fondée par Sakichi Toyoda. Grâce au soutien du gouvernement, le premier moteur de la marque est dévoilé en 1934, et le premier modèle de voiture, la Toyoda AA, sort en 1935. Pour l'anecdote, le remplacement du "d" par un "t" en 1937, qui donne Toyota et non plus Toyoda, résulte d'une superstition : ce nouveau nom ne nécessite que huit traits en caractère japonais, contre dix pour l'ancien, le huit étant un chiffre porte-bonheur.

Une capacité d'adaptation exemplaire

Comme en Allemagne, en France ou en Italie, l'industrie nipponne est mobilisée tout au long de la Seconde guerre mondiale. Toyota se voit donc contrainte de produire des camions pour l'armée impériale. Et à la fin du conflit, l'économie japonaise est au plus mal. Toyota reprend la production en 1947, mais trois ans plus tard, seuls 300 véhicules sortent des ateliers de la marque. L'entreprise se voit contrainte de procéder à des licenciements, ce qui entraîne une grève de deux mois et le départ de son fondateur Kiichiro Toyoda. Il est remplacé par le directeur de Toyoda Automatic Loom Works, Taizo Ishida. Au même moment, l'entreprise profite de la guerre de Corée, et d'une commande américaine de 5 000 véhicules militaires, pour repartir de l'avant. La marque exporte pour la première fois l'un de ses modèles aux États-Unis en 1957, la Crown. Elle s'installe ensuite durablement sur le marché américain avec des best-sellers tels que la Corolla, la voiture la plus vendue de l'histoire. Le constructeur nippon se lance entre temps à la conquête de l'Europe, en 1963, avec des premières exportations au Danemark. À la fin des années 1960, Toyota a vendu plus de dix millions de voitures, et en a exporté un million à l'étranger.

L'une des forces de Toyota, c'est d'avoir su s'adapter aux différents marchés dans lesquels la marque s'est implantée. Elle a très vite compris que les attentes des automobilistes étaient différentes d'un pays à l'autre. Elle a donc délocalisé sa production, mais également ses bureaux d'étude, aux quatre coins du monde. C'est ce qui permet par exemple à Toyota de revendiquer que sa Yaris fabriquée dans l'usine de Valenciennes est une voiture "made in France". Son autre grand atout est sa capacité à innover. Après le succès de la Prius, qui a permis de démocratiser les voitures hybrides, le constructeur japonais cherche désormais à imposer la Mirai, sa voiture à hydrogène. La révolution est en marche !

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