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La saga Mercedes-Benz : l'union sacrée
Partenaire23/05/2014 à 11:30
Temps de lecture: 4 min

La Mercedes 300 SL de 1954, et ses portes papillon emblématiques, est considérée comme l'un des plus beaux modèles de l'histoire de l'automobile. Ayant contribué au rayonnement de la marque allemande dans le monde entier, elle se négocie aujourd'hui contre plusieurs millions d'euros.

La Mercedes 300 SL de 1954, et ses portes papillon emblématiques, est considérée comme l'un des plus beaux modèles de l'histoire de l'automobile. Ayant contribué au rayonnement de la marque allemande dans le monde entier, elle se négocie aujourd'hui contre plusieurs millions d'euros.

Troisième constructeur le plus puissant au monde, derrière Toyota et son grand rival BMW, Mercedes compte parmi ses meilleurs clients les plus grandes stars de la musique comme du ballon rond. Mais si Mercedes-Benz rime aujourd'hui avec luxe et réussite, avec une réputation sur les circuits automobiles qui n'est plus à démontrer, l'histoire de la marque allemande se révèle tumultueuse. Retour sur la naissance d'un mythe.

Si la France a le mérite d'avoir fait rouler la première automobile de l'histoire, ce sont les Allemands qui en ont fait un moyen de locomotion digne de ce nom. Parmi ces ingénieurs de génie se détachent deux noms illustres : Gottlieb Daimler et Karl Benz. Chacun de leur côté, ils ont mis au point des moteurs qui ont conduit à l'essor des transports routiers.

L'ascension de Daimler

Après avoir fondé Deutz, à qui l'on doit le premier moteur à quatre temps, il quitte l'entreprise en 1882. Accompagné de son ami Wilhelm Maybach, il s'attèle alors à la conception d'un moteur à pétrole plus léger et à haut rendement. Il le monte en 1885 sur une motocyclette qui atteint la vitesse de 12 km/h. Fort de ce succès, il fonde en 1890 la société Daimler Motoren Gesellschaft (DMG), avec Maybach comme ingénieur en chef, et son fils Paul qui lui succèdera en 1900 à sa disparition. Ce n'est que cinq ans plus tard que les deux associés parviennent à démarrer la production, avec des ventes qui décollent tout doucement.

C'est alors qu'intervient Emil Jellinek, un homme d'affaires autrichien, aventurier, diplomate et passionné de courses automobiles, qui deviendra le premier concessionnaire DMG de la Côte d'Azur. Dès 1889, il prend part aux premières compétitions automobiles, au volant de véhicules Daimler, sous le pseudonyme de "Monsieur Mercedes", le prénom de sa fille. Il glane alors des victoires qui lui valent une belle réputation. Désirant des bolides toujours plus puissants, le businessman persuade Maybach de produire un modèle doté d'un moteur plus performant, et s'engage à acheter les 36 premiers exemplaires. En contrepartie, il demande que cette voiture soit vendue sous le nom de sa fille. C'est la naissance de la Mercedes 35 CV, qui apparaît en 1901. Son succès conduit à l'adoption de l'appellation Mercedes, enregistrée comme marque déposée en 1902, qui supplante vite le nom de Daimler.

L'union fait la force

Karl Benz, de son côté, a connu plus de difficultés. C'est la faillite de son entreprise qui le pousse à achever son premier moteur, en 1883, après six ans d'efforts. Deux ans plus tard, il termine la construction d'un tricycle à locomotion mécanique avec lequel son épouse, Bertha, effectue un voyage de 100 kilomètres. Cette prouesse provoque l'admiration des observateurs de l'époque et lance la carrière automobile de Benz. Dès 1900, avec 603 voitures vendues, il devient même le premier constructeur mondial. Mais l'arrivée des nouvelles Mercedes sur le marché porte un sérieux coup aux affaires de Benz, qui refuse de faire évoluer sa politique, et finit même par quitter le navire. Hans Nibel prend alors le poste de directeur technique, et redonne des couleurs à Benz juste avant que la première Guerre mondiale éclate.

Les deux constructeurs sortent meurtris de la guerre 14-18 et peinent à se relever. En effet, les Alliés ont interdit toute industrie pouvant servir au réarmement du pays, et l'inflation plombe le pouvoir d'achat des ménages. Devant cette morosité économique, Benz et Daimler décident de fusionner par un accord de principe signé en mai 1924. Wilhelm Kissel, alors directeur de Benz, entre au comité de direction des deux firmes pour préparer la fusion, qui sera effective le 1er juillet 1926. Il est ensuite nommé à la direction de la société fraîchement formée Mercedes-Benz. Les premières Mercedes conservent la calandre en V des Benz, et sont ornées d'un logo réunissant ceux des deux anciens concurrents. Il est ainsi composé de l'étoile à trois branches de Daimler (symbolisant l'utilisation de ses moteurs sur terre, mais aussi sur mer et dans les airs), entourée d'un cercle bordé de lauriers qui servait d'écrin au sigle Benz. Il sera ensuite simplifié en 1933 en étoile à trois branches inscrite dans un cercle. Réalisée en douceur, cette association contre-nature va pourtant porter ses fruits.

L'ère de la prospérité

L'arrivée de nouveaux moteurs à compresseur, plus performants, permet à Mercedes de s'imposer dans le domaine des véhicules de luxe. Sa maîtrise des technologies de pointe va amener ses Flèches d'Argent à empiler les victoires en Formule 1, ce qui va asseoir sa réputation à l'international. Haut de gamme mais pas élitiste, la marque va alors diversifier sa production vers des modèles plus modestes, mais en conservant les standards de qualité qui la caractérise. Mais, encore une fois, la guerre va venir perturber les plans de Mercedes-Benz. Participant à l'effort de guerre, le constructeur est sérieusement affaibli en 1945. Mais la marque à l'étoile, opiniâtre, relance sa production l'année suivante avec les berlines 170, qui resteront le seul modèle de Mercedes disponible à la vente pendant cinq ans.

L'apparition des premiers moteurs à six cylindres, en 1951, combinée au redressement de l'économie allemande, va relancer Mercedes. La course automobile, où la marque continue de briller, va encore une fois participer au rayonnement du constructeur allemand. Le succès de la gamme 180/190, réputée inusable, va conforter le redressement de la marque. Mais c'est à partir des années 1960 que Mercedes va connaître la prospérité, grâce à une croissance économique extraordinaire, conjuguée aux excellents chiffres réalisés sur le marché nord-américain.

Les années 1970 et 1980 permettent à la marque à l'étoile d'asseoir sa position. Elle multiplie les avancées technologiques, notamment en matière de sécurité. Elle surfe également sur le succès de la 190, produite à 1 879 629 unités de 1982 à 1993. Cette berline sera ensuite relookée pour prendre le nom de Classe C. Il s'agit de l'un des trois best-sellers de la marque, avec la Classe E et la Classe S, avec plus de 10 millions d'exemplaires vendus depuis le début des années 1980.

Forte de ces bons résultats, la marque affiche aujourd'hui une forme éclatante, et multiplie les nouveautés, tout en diversifiant encore sa gamme. Sont ainsi attendus le successeur du SUV Mercedes MLC, les nouvelles Classe S Coupé et Classe C, mais surtout la Classe B Electric Drive, que le constructeur allemand commercialisera à partir de l'automne prochain. Ce premier véhicule 100% électrique de série signé Mercedes-Benz prouve que la marque à l'étoile a encore de nombreux défis à affronter.

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