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La saga des montres IWC : entre ciel et mer
Partenaire16/10/2014 à 11:30
Temps de lecture: 5 min

La Portugaise Sidérale Scafusia, sortie en 2011, est la montre la plus compliquée jamais fabriquée par IWC. Sa conception a mobilisé toute une équipe pendant dix ans et sa production est limitée à 50 exemplaires annuels.

La Portugaise Sidérale Scafusia, sortie en 2011, est la montre la plus compliquée jamais fabriquée par IWC. Sa conception a mobilisé toute une équipe pendant dix ans et sa production est limitée à 50 exemplaires annuels.

La marque IWC, ou International Watch Co. , a forgé sa réputation dans la première moitié du 20e siècle grâce à ses montres d'aviateur. Et si elle perpétue cette tradition aujourd'hui, comme en témoigne sa collaboration de près de 20 ans avec la compagnie aérienne suisse Ju-Air, elle a aujourd'hui élargi sa gamme. IWC est notamment connue pour ses montres de plongée, qui non seulement figurent parmi les plus beaux modèles actuels, mais également parmi les plus performants. Le plus bel exemple reste l'Aquatimer Automatic 2000, qui résiste à une pression de 200 bars, ce qui équivaut à 2 000 mètres de profondeur ! Mais tout n'a pas été facile depuis la création de la marque en 1868 par l'américain Florentine Ariosto Jones. . .

Un Américain en Suisse

Né dans une famille d'horlogers en 1841, Florentine A. Jones commence sa carrière à Boston pour le compte de fabricants de montres. En 1868, alors qu'il est directeur de F. Howard Watch & Cie, l'une des manufactures les plus importantes de l'époque aux États-Unis, il décide de se mettre à son propre compte. Il prend alors la direction de la Suisse, réputée pour son savoir-faire et ses bas salaires. Là-bas, il souhaite allier la maîtrise de la main d'oeuvre helvétique et la modernité des machines développées aux États-Unis. Mais il se heurte très vite au scepticisme des ouvriers locaux, qui travaillent depuis le 17e siècle dans des petits ateliers, et même parfois à la maison. Mais sa rencontre avec l'industriel Johann Heinrich Moser va lui permettre de réaliser son rêve. Ce dernier avait fait construire, dans sa ville de Schaffhouse (Schaffhausen), une usine hydraulique alimentée par les eaux du Rhin qui correspondait à la volonté de Jones de mettre sur pied une manufacture moderne avec une fabrication centralisée. En 1968, il fonde IWC et s'installe à Schaffhouse. Son ambition ? Produire des montres de qualité supérieure pour le marché américain.

Florentine A. Jones a apporté dans ses valises quelques plans des premiers mouvements de montres de poche, qu'il utilise pour mettre au point différents calibres connus sous le nom de calibres Jones. Ils se distinguent par leur flèche de raquette imposante, qui autorise une précision de réglage au millimètre. Ils définissent très vite l'identité de la marque. Huit ans plus tard, la manufacture doit encaisser son premier coup dur, avec l'entrée en vigueur de nouvelles taxes de douane pour les États-Unis. Florentine A. Jones se voit donc contraint de renoncer à la conquête du marché américain dont il rêvait tant. Et ce n'est que le début des ennuis pour IWC. Après deux faillites successives, en 1875 et 1879, la société est rachetée par l'industriel local Johannes Rauschenbach-Vogel en 1880. Mais ce dernier décède un an plus tard. C'est son fils Johannes Rauschenbach-Schenk, alors âgé de 25 ans, qui reprend avec succès les rênes d'IWC. C'est sous sa direction que sera créée la première montre numérique en 1885, et que sera adoptée la devise de la manufacture en 1903 : "Probus Scafusia", produit éprouvé de Schaffhausen. À sa mort, c'est son gendre Ernst-Jakob Homberger qui reprend la direction de la société en tant que délégué des héritiers Rauschenbach.

La quête de la performance

L'année 1936 marque un tournant majeur dans l'histoire d'IWC, avec le lancement de sa première montre spéciale pour l'aviation. Ce modèle, conçu pour résister aux conditions extrêmes des cockpits d'avions, dispose d'un mouvement amagnétique et d'une lunette tournante avec aiguille-repère pour enregistrer les heures de décollage. Depuis cette date, la manufacture est devenue une référence en la matière. En 1939, deux négociants portugais commandent une série de montres-bracelets équipées de calibres ultra-précis, qui donneront naissance au modèle le plus emblématique de la marque : la Portugaise. Le succès de ce nouveau garde-temps va inciter IWC à fabriquer une multitude de nouveaux modèles et de variantes. L'année suivante sort un autre modèle culte, la Grande Montre d'Aviateur 52 T. S. C avec seconde au centre. Mais IWC ne se contente pas de conquérir le ciel. Sollicitée par les forces terrestres de l'armée britannique, la marque se lance dans la fabrication de sa première montre-bracelet étanche avec la W. W. W. (Watch Wrist Waterproof) en 1944. La même année, Albert Pellaton reprend la direction technique de la Maison. En 1967, IWC confirme son intérêt pour la découverte du monde sous-marin en sortant la collection Aquatimer dédiée à la plongée. Avec leur étanchéité à 200 mètres de profondeur, inédite pour l'époque, ces nouveaux garde-temps sont très vite adoptés par les plongeurs professionnels.

En avance sur son temps, IWC a toujours anticipé les progrès technologiques. Pour preuve, la société a participé au développement du mouvement à quartz Beta-21, premier calibre de montre équipé d'une commande à quartz, qui constitue une révolution pour l'époque. La première montre à en bénéficier est baptisée Da Vinci. Dans la foulée, l'industrie horlogère suisse est frappée par une crise sans précédent, principalement due à l'invasion des montres japonaises, précises et bon marché, et à la flambée du prix de l'or qui mine les exportations. IWC trouve un allié de poids en la personne de Ferdinand Alexander Porsche, l'homme derrière la mythique 911. Ensemble, ils conçoivent la première montre-boussole en 1978 et le premier chronographe doté d'un boîtier en titane en 1980. Cette dernière innovation permet le lancement en 1982 de la montre de plongée extrême Océan 2000 en titane qui, comme son nom l'indique, est capable de plonger à 2 000 mètres de profondeur.

En 1991, le directeur d'IWC Günter Blümlein décide de fonder le Groupe LMH, avec une participation de 100% dans IWC, de 60% dans Jaeger-Lecoultre et de 90 % dans A. Lange & Söhne. Neuf ans plus tard, LMH est racheté par le groupe Richemont, comme beaucoup d'acteurs majeurs de l'industrie horlogère. C'est l'occasion pour la Manufacture de présenter le calibre 5000 et la Portugaise Automatic 2000. Aujourd'hui, IWC n'a plus à faire sa réputation dans le monde de la haute horlogerie. Il en maîtrise toutes les subtilités. L'un des meilleurs exemples de ce savoir-faire est la Portugaise Sidérale Scafusia, la montre-bracelet mécanique la plus compliquée et la plus exclusive de toute l'histoire de la Manufacture suisse. Fabriquée depuis 2011 selon les désirs de chaque client, elle comporte un tourbillon à force constante breveté et des affichages astronomiques calculés individuellement, en plus de fonctions diverses. À l'aube de ses 150 ans, IWC n'a pas perdu sa farouche volonté de révolutionner encore et toujours le petit monde de l'horlogerie.

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