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La saga Cadillac : le luxe automobile à l'américaine
Partenaire02/07/2015 à 14:30
Temps de lecture: 7 min

La Cadillac Eldorado est le modèle le plus emblématique du constructeur américain. De 1953 à 2002, elle a été commercialisée dans toutes les versions possibles et imaginables : coupé, cabriolet, berline...

La Cadillac Eldorado est le modèle le plus emblématique du constructeur américain. De 1953 à 2002, elle a été commercialisée dans toutes les versions possibles et imaginables : coupé, cabriolet, berline...

Au rayon des voitures américaines mythiques, Cadillac incarne le luxe automobile à l'américaine. Fondée au tout début du 20e siècle, la marque s'est assuré un rayonnement international en apparaissant régulièrement au cinéma, notamment dans le film culte "SOS Fantômes". Si l'on fait attention, on remarque que le véhicule de l'équipe de chasseurs de spectres emmenée par Bill Murray n'est autre qu'une ambulance Cadillac de 1959 modifiée. Résultat : tout le monde connaît Cadillac, même s'il est rare d'en croiser sur les routes de l'Hexagone. Retour sur l'histoire de l'un des constructeurs les plus innovants du 20e siècle.

Un succès fulgurant

L'histoire de Cadillac est intimement liée à celle de la ville de Détroit. Elle débute en 1899, lorsque William H. Murphy et Lemuel W. Bowen décident de laisser de côté la construction de chariots pour se lancer dans l'automobile, en créant la Detroit Automobile Company. Après avoir produit une douzaine de véhicules en deux ans, ils embauchent le jeune Henry Ford et la société prend le nom d'Henry Ford Company. Mais au bout de trois semaines seulement, ce dernier démissionne car sa vision de l'automobile ne correspond pas à celle de William H. Murphy. Les deux fondateurs décident alors de liquider la société avec l'aide d'Henry M. Leland, le patron de la société L&F, qui fabrique des moteurs. Mais ce dernier les convainc de produire une nouvelle voiture équipée d'un moteur que sa société est en train de mettre au point. Leur association se concrétise le 22 août 1902, avec la création de la Cadillac Automobile Company. Un nom choisi en hommage au fondateur de la ville de Détroit, le Français Antoine de Lamothe-Cadillac, dont elle reprend les armoiries pour élaborer son logo. Le 17 octobre 1902, le prototype de la première Cadillac est achevé, avant que la voiture de série ne triomphe lors de sa présentation au salon automobile de New York en janvier 1903. En quelques jours seulement, le jeune constructeur enregistre 2 286 commandes, un chiffre astronomique pour l'époque. À titre de comparaison, le premier constructeur américain, Oldsmobile, produisait 165 voitures par mois à cette période. Devant ce succès fulgurant, la marque se voit contrainte de refuser 1 500 commandes dès l'année suivante, car son usine ne peut plus suivre la cadence. Henry M. Leland est alors appelé à la rescousse, et il décide de confier les meilleurs ingénieurs de L&F à Cadillac, tout en prenant en charge la fabrication des pièces de la voiture pour réduire les frais de sous-traitance. Finalement, les deux entreprises fusionnent en 1905, donnant naissance à la Cadillac Motor Car Company, dirigée par Henry Leland. À l'époque, les différentes versions de la voiture prennent tous le nom de Cadillac, et se distinguent par des lettres (Model A, B, C, E, F, K, M, S et T).     En 1905, Cadillac élargit sa gamme avec l'apparition d'un modèle plus luxueux équipé d'un moteur à quatre cylindres. Il s'agit de la Model D, construite à 156 exemplaires. Suivent ensuite les Model H (1906-1908), L (1906) et G (1907-1908). Ces véhicules plus exclusifs sont commercialisés à quelques centaines d'exemplaires seulement, à des tarifs prohibitifs oscillant entre 2 000 et 5 000 dollars, ce qui provoque un essoufflement des ventes. Henry Leland décide alors de faire marche arrière en revenant aux fondamentaux de la marque : un modèle unique aux finitions soignées, vendu à un prix raisonnable. En décembre 2008, une nouvelle automobile dérivée de la Model G voit le jour : la "Thirty" et son moteur de 30 ch. Vendue 1 400 dollars, elle rencontre un franc succès. Elle s'écoule à 5 903 exemplaires la première année, ce qui permet à Cadillac de multiplier sa production de 1, 5 par rapport à l'exercice précédent. La voiture est ensuite déclinée dans des versions plus imposantes, plus puissantes, et plus chères. Elle reçoit notamment une carrosserie fermée, ce qui fait de Cadillac le premier constructeur américain à en commercialiser. Le succès est en marche : la production de 1910 dépasse les 8 000 autos, celle de 1911 les 10 000 exemplaires et celle de 1912 passe la barre des 14 000 modèles. Entre temps, la marque a tapé dans l'oeil du fondateur de General Motors (GM), William Crapo Durant, qui contrôle déjà Buick, Oldsmobile, ainsi que de nombreux constructeurs artisanaux. Au final, le fils d'Henry, Wilfried Leland, acte la cession de Cadillac pour 5, 7 millions de dollars le 29 juillet 1909. Mais les Leland continuent d'administrer leur firme comme bon leur semble.

L'innovation à tout prix

En 1909, Cadillac remporte le trophée Dewar, décerné par le Royal Automobile Club britannique pour récompenser "la plus grande réussite technique de l'année". Elle doit ce titre à la démonstration de la parfaite interchangeabilité des pièces de trois de ses voitures, réalisée par l'importateur britannique de la marque en mars 1908. En 1913, le constructeur de Détroit est à nouveau distingué par le RAC, qui lui décerne un deuxième trophée Dewar. Cette fois, c'est l'introduction de son système d'allumage et d'éclairage électrique qui lui permet de glaner cette récompense. Cette innovation permet de supprimer la manivelle qui servait à l'époque à faire démarrer les automobiles. C'est Henry Leland qui l'a voulue, après la mort de l'un de ses amis suite à un retour de manivelle de la Cadillac qu'il tentait de démarrer. Ce dispositif est très vite adopté par la concurrence, au point qu'en 1916, 98% des voitures américaines en sont équipées. Il faudra attendre les années 1920 pour que ce système gagne l'Europe. À partir de 1914, c'est le moteur V8 de la marque qui fait des ravages, au point que le gouvernement américain demande à Leland de le modifier pour s'en servir comme d'un moteur d'avion. Mais William Crapo Durant refuse que Cadillac se convertisse dans l'aéronautique, ce qui entraîne la démission des Leland père et fils en 1917. Henry Leland, âgé de 74 ans, créera ensuite le constructeur Lincoln, qui deviendra l'un des principaux rivaux de Cadillac. Mais ces déboires internes ne ternissent pas la réputation du premier modèle de la marque équipé d'un moteur V8, le Type 51. Elle s'écoule à 20 404 exemplaires dès la première année, et bat ainsi le record de production de la "Thirty". Cette première génération se vendra finalement à 191 352 exemplaires, et forgera la réputation de qualité de Cadillac.     La deuxième génération de modèles V8 est quant à elle marquée par une approche novatrice qui va permettre de poser les jalons du design automobile, grâce à l'arrivée du dessinateur Harley J. Earl. Ce dernier se démarque en cherchant à harmoniser le plus possible tous les éléments de carrosserie des voitures, qu'il dessine un par un avant de les façonner en trois dimensions à l'aide de pâte à modeler. Son travail donne naissance au modèle LaSalle, inspiré de l' Hispano-Suiza française. Grâce à son style plus léché, cette voiture présentée en mars 1927 rencontre le succès, avec 10 767 exemplaires produits sur la fin de l'année. Harley Earl est alors intégré à la société, afin de créer un studio de style : le "Art and Colour Section" dont la première tâche est d'imaginer 50 carrosseries destinées aux Cadillac et aux LaSalle de 1928.

L'âge d'or des années 1950

En 1932, c'est une autre innovation qui va permettre à Cadillac de confirmer sa capacité à innover : les freins hydrauliques. Une invention signée Ernest W. Seaholm, ingénieur en chef de la firme de 1923 à 1943. Plus que le krach boursier de 1929, qui entraîne une baisse significative des ventes, cette période des années 1930 est marquée par la sortie de la 452, qui bénéficie du premier moteur 16 cylindres en V de l'histoire. Ce modèle, tenu secret jusqu'à sa présentation au salon de New York, va asseoir la domination de Cadillac sur le segment des voitures américaines de luxe. La fin des années 1930, marquée par la rupture stylistique impulsée par la sortie de la "Sixty Special", viendra confirmer cette suprématie. Après la Seconde Guerre mondiale, GM attend février 1948 pour dévoiler sa nouvelle carrosserie, conçue pour les Cadillac et les Oldsmobile. Mais Cadillac va très vite se démarquer avec l'apparition d'ailerons dans le prolongement des ailes arrières de la carrosserie. C'est la naissance du style qui a fait la réputation de la marque dans le monde, et qui a inspiré toute l'industrie automobile américaine des années 1950. Cette nouvelle direction va donner naissance au modèle le plus célèbre de l'histoire du constructeur : la Cadillac Eldorado. L'Eldorado Boughram inaugure cette nouvelle ère, avec une fabrication en petite série de 1957 à 1960, avant que Pininfarina ne se charge de la carrosserie en 1959 et 1960. Dans les années 1960, Cadillac propose tellement d'options pour ses modèles qu'elle aurait pu produire uniquement des voitures uniques pendant trois ans. Et ça plaît, car en 1965, la marque dépasse la barre des trois millions de véhicules vendus. Mais même si les modèles séduisent, Cadillac a déjà vécu son âge d'or.     La fin du 20e siècle est marquée par la concurrence des voitures de luxe européennes. Mais le constructeur américain n'a pas rendu les armes pour autant, comme en témoigne la CTS-V, dévoilée lors du dernier salon de Détroit. Il s'agit ni plus ni moins de la Cadillac la plus puissante jamais produite, avec 640 ch sous le capot et 855 Nm de couple. Capable de monter jusqu'à 322 km/h, avec un 0 à 100 abattu en près de 3, 7 secondes, elle devrait ravir les amoureux de la marque. Mais il faudra être patient, car elle ne sera commercialisée qu'à partir de 2016. Sinon, vous pouvez vous replier sur l' ATS Coupé, sortie en juin 2014, qui frise les 300 km/h. Qu'on se le dise, Cadillac n'a pas fini de faire rêver les amateurs de belles américaines.

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