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L'industrie automobile britannique a la cote !
information fournie par Partenaire13/02/2015 à 07:30
Temps de lecture: 4 min

L'embellie de l'industrie automobile britannique est notamment symbolisée par le retour au premier plan de Jaguar, qui s'apprête à commercialiser deux best-sellers en puissance : la très attendue jaguar XE et son premier SUV, baptisé F-Pace, préfiguré par le concept C-X17 (photo).

L'embellie de l'industrie automobile britannique est notamment symbolisée par le retour au premier plan de Jaguar, qui s'apprête à commercialiser deux best-sellers en puissance : la très attendue jaguar XE et son premier SUV, baptisé F-Pace, préfiguré par le concept C-X17 (photo).

Patrie de la Jaguar Type E, considérée par beaucoup comme la plus belle voiture de l'histoire, mais aussi d'Aston Martin, Bentley et Rolls-Royce, qui comptent parmi les marques les plus luxueuses de la planète, la Grande-Bretagne a longtemps figuré parmi les pays les plus actifs sur le marché de l'automobile. Et pourtant, il y a encore quelques années, les marques les plus emblématiques du Royaume-Uni touchaient le fond. Le manque d'inspiration et d'investissements faisait craindre le pire aux amoureux de belles Anglaises. Mais heureusement, la crise des subprimes a eu des conséquences positives inattendues et la Grande-Bretagne a retrouvé une partie de son lustre d'antan. La preuve : le Royaume-Uni a écoulé plus de 1, 5 million de véhicules l'an dernier, ce qui lui permet de revenir à son niveau de 2007. Explications.

La crise économique a permis un nouveau départ

Avec l'effondrement économique mondial, les géants américains General Motors et Ford se sont vus obligés de fermer des usines et de se séparer de certaines marques. C'est ainsi qu'en 2008, le groupe indien Tata Motors rachète à Ford ses deux joyaux anglais, Jaguar et Land Rover, contre 2, 3 milliards de dollars. Pour redonner de la vigueur à ces constructeurs en manque flagrant d'inspiration, Tata Motors investit des milliards afin de moderniser les usines et de donner naissance à de nouveaux modèles. Rien que pour Jaguar, un plan d'investissement de 5, 5 milliards d'euros a été mis en place pour une application prévue entre 2011 et 2016. Et ça fonctionne, car les deux marques ont totalement renouvelé leurs gammes et leurs derniers modèles rencontrent un succès fou. D'ailleurs, elles ont toutes deux été choisies par les producteurs de James Bond pour équiper les méchants du film. Avec les arrivées sur le marché de la XE, élue plus belle voiture de l'année 2014, et de son premier SUV, le F-Pace, l'année 2015 s'annonce radieuse pour Jaguar. Quant à Land Rover, elle peut compter sur le succès inaltérable de son best-seller, le Range Rover Evoque, pour voir également l'avenir en rose. Sans oublier l'arrivée du tout nouveau Discovery qui devrait encore booster les ventes en 2015.

Chez les autres constructeurs britanniques, l'embellie est également palpable. Rolls-Royce a ainsi réalisé en 2014 la meilleure année de son histoire, avec 4 063 véhicules produits. MINI, quant à elle, a profité du lancement de la nouvelle génération de 3 portes, puis de l'arrivée de la MINI 5 portes, pour enregistrer son meilleur résultat pour un quatrième trimestre l'année dernière. Le groupe BMW, qui possède ces deux fleurons anglo-saxons, table d'ailleurs sur de nouvelles ventes record en 2015 ! Quant à Bentley, propriété du tout puissant groupe Volkswagen, elle a elle aussi réalisé un record de ventes en 2014, avec 11 020 voitures écoulées dans le monde. Ambitieuse, la marque espère bien voir ses ventes augmenter dans les années à venir, pour atteindre les 20 000 exemplaires par an en 2020. D'ailleurs, Bentley a annoncé en décembre de nouveaux investissements et des créations d'emploi, tout comme Jaguar qui s'apprête à embaucher 1 300 personnes dans son usine britannique de Solihull.

Un avenir qui s'annonce radieux

La seule ombre qui vient ternir ce tableau idyllique, c'est que toutes les grandes marques anglaises sont désormais la propriété de groupes étrangers. Rolls-Royce et MINI chez BMW, Bentley chez Volkswagen, Jaguar Land Rover chez Tata Motors, les Britanniques ont dû céder leurs plus beaux joyaux pour éviter la faillite qui les guettaient dans les années 1990 et 2000. Mais en même temps, ils ont toujours été les spécialistes en la matière, n'hésitant jamais à se défaire de leurs plus beaux fleurons pour assurer leur survie. D'ailleurs, au Royaume-Uni, c'est Nissan, et non un constructeur du cru, qui domine la production locale. À lui seul, le constructeur nippon assure un tiers de la production britannique ! C'est notamment dans ses gigantesques usines implantées au Royaume-Uni que la marque fabrique les Nissan Qashqai et Juke, deux des voitures les plus vendues en France. Derrière elle, on retrouve tout de même Jaguar Land Rover, suivi sur le podium de MINI, deux constructeurs britanniques qui bénéficient de la vigueur de la demande intérieure. En effet, la production de véhicules destinés au marché local a progressé de 8% en 2014, ce qui démontre le dynamisme retrouvé de la Grande-Bretagne.

Cette amélioration notable sur le marché automobile britannique devrait très vite marquer le retour au premier plan de la Grande-Bretagne sur la scène internationale. Et pour appuyer cet élan, le pays songe à ouvrir un salon international pour servir de vitrines à ses nouveaux best-sellers et à ses automobiles grand luxe. Le dernier salon du genre date en effet de 2008, à une époque où la Grande-Bretagne ne suscitait déjà plus vraiment la convoitise. Enfin, le dernier signe du dynamisme anglo-saxon sur le marché automobile a été donné cette semaine, avec l'autorisation de circuler pour les voitures autonomes dès l'été prochain, à des fins d'expérimentation dans un premier temps. Le Royaume-Uni compte bien être à l'avant-garde sur ce nouveau marché qui s'annonce juteux, avec un chiffre d'affaires estimé à 1 200 milliards d'euros pour 2025 selon le gouvernement britannique. Décidément, l'industrie automobile a de l'ambition outre-Manche, et pourrait très vite dépasser la production française. D'ailleurs, l'Organisation internationale des constructeurs prévoit qu'elle atteigne les deux millions de véhicules en 2017, contre 1, 7 million à la même période pour l'Hexagone. C'est la France qui devrait commencer à se faire du mouron. . .