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L'impression 3D va-t-elle changer le monde ?
Partenaire30/01/2015 à 14:30
Temps de lecture: 5 min

Les applications de l'impression 3D semblent infinies. Rien que dans le domaine de la médecine, elle change déjà des vies, à l'image de la jeune Ana Del Hoyo-Quiñones, qui a reçu une prothèse de main conçue à partir de cette technique. Les scientifiques travaillent désormais à l'impression d'organes humains pour la transplantation.

Les applications de l'impression 3D semblent infinies. Rien que dans le domaine de la médecine, elle change déjà des vies, à l'image de la jeune Ana Del Hoyo-Quiñones, qui a reçu une prothèse de main conçue à partir de cette technique. Les scientifiques travaillent désormais à l'impression d'organes humains pour la transplantation.

Comme tous les ans, le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas a lancé l'année high-tech en beauté, avec son lot d'innovations et la présence remarquée de la délégation française, portée par le mouvement French Tech. Bien sûr, l'année 2015 confirme le fort potentiel des objets connectés, mais ils n'étaient pas les seules stars du salon. On a notamment pu y découvrir une multitude d'imprimantes 3D, dont certaines destinées au grand public. La démocratisation de cette technologie est en marche, et elle s'apprête à bouleverser nos vies, comme l'ont fait avant elle des innovations telles que l'ordinateur personnel ou le téléphone portable. C'est tout sauf un phénomène de science-fiction.

Les domaines d'application de l'impression 3D semblent infinis. À l'heure actuelle, elle est par exemple utilisée dans le domaine de la médecine, notamment par des chercheurs qui ont réussi l'exploit de recréer des vaisseaux sanguins fonctionnels entièrement synthétiques. Une avancée qui permet d'envisager sérieusement la fabrication d'organes et de tissus artificiels destinés à la transplantation via cette technique, ce qui révolutionnerait la médecine. Mais déjà, les risques liés à l'impression 3D émergent en même temps que son développement, symbolisés notamment par la production d'armes maison indétectables et intraçables. Aujourd'hui, la question n'est même plus de savoir si l'impression 3D va changer le monde, car c'est déjà le cas.

Une démocratisation galopante

La technique de l'impression tridimensionnelle n'est pas nouvelle, car les premiers brevets ont été déposés en 1984 par une équipe française composée d'Alain le Méhauté, d'Olivier de Witte et de Jean-Claude André. Mais faute de soutien en France, ils n'ont pu mettre en pratique leurs travaux. C'est l'Américain Chuck Hull qui a mis au point la première véritable technique d'impression en trois dimensions, la stéréolithographie brevetée en 1986, et qui est considérée aujourd'hui comme le père de l'impression 3D. Au départ réservée à l'industrie, qui s'en servait pour réaliser des prototypes industriels à moindre coût, cette technique a dépassé ce stade depuis 2011, avec la vente d'environ 15 000 imprimantes 3D. Aujourd'hui, il est possible d'imprimer à partir de matériaux variés tels que le plastique, le métal, le plâtre, le béton, le chocolat, le papier, et même des cellules. Et la technologie ne cesse de s'améliorer : vitesse d'impression de plus en plus rapide, imprimantes de plus en plus abordables et compactes, possibilités d'utilisation toujours plus étendues et complexes. . .

Preuve de l'importance de cette technologie, le magazine de référence américain The Economist n'a pas hésité à la qualifier de troisième révolution industrielle. Aujourd'hui, tout le monde ou presque peut s'offrir une imprimante 3D performante. Au CES, début janvier, la société Ultimaker présentait ainsi deux nouveaux modèles destinés au grand public : un compact à 1 195 euros, et une version XXL à 2 495 euros. S'offrir une imprimante 3D n'est donc pas plus douloureux pour le portefeuille que l'achat d'un ordinateur haut de gamme. Et pour ceux qui n'ont pas les moyens, il existe des modèles premier prix, basiques mais ludiques, à quelques centaines d'euros. Mais avant d'investir, mieux vaut faire un essai en conditions réelles. Pour cela, certains bureaux de poste français mettent à la disposition de leurs clients des imprimantes 3D pour leur permettre de se familiariser avec la technologie.

Les dérives possibles

Si l'impression 3D évoque le progrès, et suscite bien des espoirs, elle soulève un certain nombre de problématiques, notamment en termes de propriété intellectuelle et industrielle, avec les craintes liées à une explosion de la contrefaçon. En effet, à l'aide d'un scanner couplé à imprimante 3D, il est déjà possible de reproduire des objets à la maison sans aucune entrave. En droit français par exemple, la reproduction est autorisée lorsqu'elle est réservée à un usage privé, et les objets eux-mêmes seront bientôt téléchargeables, et donc exposés au piratage. La prise en compte de ces paramètres fait apparaître qu'une évolution de la législation est inéluctable pour encadrer les pratiques.

Au-delà des questions de droit, de nombreux experts se posent des questions sur la nature des objets imprimés et leur degré de dangerosité. Cette problématique a notamment été mise en évidence par les agissements du jeune Américain Cody Wilson, qui fêtera demain ses 27 ans. En 2012, il a affolé tout le monde en présentant au grand public une association à but non lucratif, baptisée Defense Distributed, dont la vocation est de développer et de publier des fichiers open source afin d'imprimer des armes à son domicile, qu'il s'agisse de pistolets ou carrément de fusils d'assaut. Un danger d'autant plus grand que ces armes sont intraçables. Il y a trois ans, le magazine Wired plaçait Cody Wilson dans sa liste des 15 personnes les plus dangereuses du monde ! Mais les risques ne s'arrêtent pas là, et on imagine déjà de faux billets de banque imprimés grâce à ces technologies.

Une source d'espoirs

Comme la plupart des révolutions industrielles, l'impression 3D n'est pas sans risque et divise l'opinion. Mais il serait malhonnête de passer à côté des nombreux avantages et innovations qu'elle apporte, notamment dans le domaine de la médecine. Elle a déjà permis de reproduire un crâne, implanté à une patiente aux Pays-Bas, d'imprimer une vertèbre destinée à un enfant en Chine, et de fabriquer en série des prothèses en tous genres (dentaires, auditives, de main. . . ) La prochaine grande avancée, actuellement à l'étude, est la possibilité d'utiliser des cellules souches comme matériau imprimable, afin de rendre possible à l'avenir l'impression d'organes humains sur-mesure destinés à la transplantation. Toutes ces avancées devraient pousser la France à assouplir sa législation, qui interdit pour le moment la recherche sur les cellules souches, sauf dans des cas "susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs". Dans tous les cas, cette question devrait faire émerger un grand débat à court terme.

La médecine n'est pas le seul domaine d'application prometteur pour l'impression 3D. Tous les secteurs ou presque sont concernés. La NASA, par exemple, envisage d'utiliser les imprimantes 3D pour diverses applications, comme l'impression de nourriture dans l'espace, ou de pièces de rechange en cas de défaillances. Certains imaginent même que les imprimantes 3D pourraient mettre un terme à la faim dans le monde. Le domaine de la mode est également concerné. Depuis 2013, et la première robe intégralement fabriquée à partir d'une imprimante 3D, de nombreux couturiers s'intéressent à la technologie. L'industrie automobile n'est pas en reste non plus, car la première voiture totalement conçue via une imprimante 3D, l'Urbee, a vu le jour il y a déjà deux ans. D'ailleurs, le cabinet de consultant Barkawi estime qu'à partir de 2035, toute la production de Volkswagen sera réalisée à partir d'imprimantes 3D !

Le développement de l'impression 3D n'en est qu'à ses balbutiements, mais on entrevoit déjà le potentiel immense de cette technologie. Bientôt, il sera banal d'avoir une imprimante 3D à la maison, et notre quotidien s'en trouvera bouleversé. On vous aura prévenu !

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