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Júlio Baptista au CFR Cluj : la bête de foire
information fournie par So Foot23/06/2022 à 14:00
Temps de lecture: 2 min

Júlio Baptista au CFR Cluj : la bête de foire

Júlio Baptista au CFR Cluj : la bête de foire

Cet été pendant le mercato, So Foot revient chaque jour de la semaine sur un transfert ayant marqué son époque à sa manière. Le neuvième épisode de notre saga nous emmène en Roumanie. À l'été 2018, les dirigeants du CFR Cluj se ruinent en offrant une dernière danse de 43 minutes chrono à Júlio Baptista, l'ancien Merengue aux 47 sélections avec la Seleção. Entre gouffre financier, escapade à Londres, genoux en charpie et sourires Colgate devant l'armoire à trophées, le passage de La Bestia en Transylvanie, à 36 ans, aura beaucoup fait tousser.

"Ce que je veux faire à Cluj ? Je veux jouer au football par plaisir. Au Real, à Arsenal, à la Roma, la pression a toujours été immense. Je veux vivre à fond chaque instant, comme si je retournais en enfance. J'ai sans doute encore un an et demi à tirer avant de définitivement raccrocher les crampons, alors je veux profiter de chaque jour qu'il me reste en tant que footballeur." Le vœu de Júlio Baptista semble pieux, mais sa fugace histoire avec la Roumanie et le CFR Cluj résume - quasiment à elle seule - les folies financières des magnats du football roumain, pour beaucoup fossoyeurs professionnels et piteux gestionnaires de patrimoine. Une interrogation majeure titille les observateurs extérieurs : qu'importe son CV inspirant, comment un seul responsable du recrutement a pu croire en la réussite sportive d'un joueur au physique d'haltérophile, proche de la quarantaine, et sans match officiel dans les jambes depuis deux ans ?

Ceinture, clubs de golf et poker menteur


"La Bestia" . Le surnom menaçant dont son président à Séville, José María del Nido, l'a affublé n'a pas effrayé Nelu Varga, le patron du CFR, un ancien proprio de boîte de nuit au caractère rude, depuis reconverti dans la pierre. Il aurait quand même dû lui donner un indice sur son appartenance à un lointain passé. En réalité, Varga voulait frapper fort, ramener un nom sans s'embarrasser avec son coût. Et si en plus cela permet de faire un peu d'ombre à Gigi Becali dans l'espace médiatique, bingo. Les Grenats de l'Ardeal, pas peu fiers d'avoir glané leur quatrième titre de champion après une pause de six ans, ont un objectif déclaré : la Ligue Europa, après l'élimination prématurée en C1, contre Malmö. Ils ont aussi les yeux plus gros que le ventre, plus de 400 jours après être sortis de la redoutable période d'insolvabilité, synonyme de premier déclin.



De son côté, Júlio Baptista parle spontanément Lire la suite de l'article sur SoFoot.com