Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
  1. Aide
    1. Espace Client

Elie Dottelonde : "L'UNFP tire quasiment tous les profits des vignettes Panini"
information fournie par So Foot20/09/2021 à 14:00
Temps de lecture: 2 min

Elie Dottelonde : "L'UNFP tire quasiment tous les profits des vignettes Panini"

Elie Dottelonde : "L'UNFP tire quasiment tous les profits des vignettes Panini"

Avocat au barreau de Paris, Elie Dottelonde vient d'intenter un procès contre Panini France. Motif : l'exploitation non consentie de l'image de plusieurs anciens joueurs de Ligue 1. Une première audience est prévue le 19 janvier 2022 devant la 17e chambre du Tribunal judiciaire de Paris. En attendant, le pénaliste fait le tour de la question du droit à l'image des footballeurs. Au risque de faire grincer des dents, du côté de l'UNFP notamment.

"Le problème est que l'UNFP s'est accaparée la gestion du droit à l'image des footballeurs représentés avec des joueurs d'autres clubs et traite directement avec certaines sociétés."
En quoi les footballeurs sont-ils lésés en matière de droit à l'image ?
L'UNFP, via la Charte du football professionnel, a instauré un monopole dans l'exploitation de l'image des joueurs de Ligue 1. Le syndicat accapare leur droit à l'image quand plusieurs joueurs de plusieurs clubs sont représentés. Dans cette hypothèse, l'UNFP s'estime en capacité de céder ce droit à des sociétés privées et à en garder l'ensemble des profits. Par exemple, quand Neymar a signé au PSG, il y a eu un avenant au contrat de travail selon lequel le club devenait titulaire de ses droits à l'image quand il apparaît avec l'équipement du PSG. Normalement, Panini et EA Sports devraient se rapprocher du club en leur proposant: "On veut exploiter l'image de vos joueurs, à combien vous nous cédez l'exploitation de leur droit à l'image ?" Le problème est que l'UNFP s'est accaparée la gestion du droit à l'image des footballeurs représentés d'autres clubs et traite directement avec certaines sociétés.

Cette situation repose donc sur la Charte du football professionnel ?
Le site de l'UNFP explique qu'au début des années 1970, Panini veut s'installer en France et propose 20 000 francs à la Ligue, qui refuse en disant que ce n'est pas assez. Panini va donc voir l'UNFP, qui venait d'être créée et qui accepte. Le partenariat UNFP-Panini est né comme ça. Au fur et à mesure, la valeur de l'image des joueurs a augmenté et dans les années 1990, l'UNFP a tenté de justifier cet accord. Le syndicat a donc inséré dans la Charte du football professionnel un article relatif à la gestion du droit à l'image des joueurs, l'article 280, qui distingue deux situations. Quand l'image de cinq joueurs du même club est exploitée, Lire la suite de l'article sur SoFoot.com