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Diego Maradona: une icône aux pieds d'or
Le Particulier pour BoursoraMag27/11/2020 à 09:38
Temps de lecture: 4 min

Diego Maradona est mort mercredi 25 novembre 2020. crédit photo : CREDIT_NON_AFFICHE

Diego Maradona est mort mercredi 25 novembre 2020. crédit photo : CREDIT_NON_AFFICHE

Le numéro 10 de l'équipe d'Argentine est mort ce mercredi 25 novembre 2020. Diego Maradona, connu pour sa « main de dieu » est décédé d'une crise cardiaque. Rarement joueur de foot aura connu une telle aura à travers le monde, lui qui était aussi talentueux qu'excessif

La mort d'une légende

Triste semaine pour le monde du sport. Après le départ prématuré de Christophe Dominici, c'est au tour d'une légende du football de s'en aller trop tôt. Diego Maradona est mort le 25 novembre 2020 à l'âge de 60 ans d'un arrêt cardiaque. Celui qui fit rêver les foules du monde entier avec ses dribles de génie est parti taper la balle aux côtés de Socrates, Johan Cruyff ou encore Raymond Kopa au paradis des footballeurs.

«Immortel». «Un artiste». «Un magicien sans pareil». Partout dans le monde les hommages se multiplient, qu'ils proviennent de grands joueurs comme Cristiano Ronaldo ou du Président de la République française, Emmanuel Macron. Car plus qu'un footballeur, Diego était devenu au fil du temps une icône. Un rockstar admirée, à qui l'on pardonnait tout, même les frasques les plus extrêmes.

El pibe de oro

Imaginait-il seulement, le gamin de Lanus, une province de Buenos Aires, né en 1960, accéder à telle notoriété? L'enfance de celui que l'on surnommera «El pibe de oro» (le gamin en or), commence dans le dénuement le plus total. Il grandit dans le bidonville surpeuplé et insalubre de Villa Fiorito, fils d'un père qui trime sur les chantiers et d'une mère qui fait des ménages. L'école n'a jamais été sa tasse de thé.

Lui, ce qui le passionne, c'est le football et Maradona passe des heures entières sur les terrains vagues alentours à jouer et parfaire sans le savoir sa technique. Déjà à 10 ans, tous reconnaissent les talents exceptionnels de jongleurs du gamin qui manie la balle avec une étonnante facilité.

Une ascension fulgurante

Mais c'est avec l'équipe d'Argentinos Junior que Diego deviendra Maradona. S'il ne gagne aucun titre avec ce club, il marque en 166 rencontres 115 buts. Le mondial des équipes espoirs, en URSS arrive. Le joueur est de l'aventure et anime la compétition jusqu'en final où l'Argentine s'impose face à l'URSS 3-1. Il est élu meilleur joueur de la compétition et remporte la même année le Ballon d'Or argentin. La suite est un parcours rêvé. Maradona intègre le club de Boca Juniors et roule désormais en Mercédès. En 1982, le FC Barcelone se l'arrache pour 7,2 millions de dollars. Une période en demi-teinte. Si dès la première année il est élu meilleur joueur du championnat espagnol et remporte la Coupe du Roi face au Real Madrid l'année suivante, la face sombre du joueur se révèle.

Une vie d'excès

Maradona est excessif en tout. Ses frasques se multiplient. Coup de pied dans le ventre de Baptista 5 minutes avant la fin d'un match de poule entre l'Argentine et le Brésil en 1982. Bagarre générale contre l'Athletic Bilbao, lors de la finale de la Coupe du Roi, en présence de Juan Carlo en 1984. Mais surtout, la fête. Les boîtes de nuits. La drogue et la cocaïne notamment. La pire ennemie du footballeur qui la suivra presque tout au long de sa carrière.

L'aventure espagnole se conclut en 1984 et Diego part en direction de Naples. Un petit club peu performant à l'époque, redressé par l'Argentin qui connaîtra en Italie une renaissance. Le peuple se reconnait dans les origines modestes du footballeur. Il leur offrira le Championnat d'Italie face à la Juventus de Turin de Platini et la Coupe d'Italie en seulement une saison.

La fierté d'un peuple

En Argentine, Diego est déjà considéré comme un Dieu après avoir ramené la coupe du monde à la maison en 1986. Une édition mémorable, qui restera dans les annales, avec ce quart de final contre l'Angleterre. Parti du camp adverse Maradona drible toute la défense anglaise à lui seul et marque le premier but avant d'achever les Britanniques d'une main heureuse appelée par la suite «La Main de Dieu». Une légende et née. La guerre des Malouines et la conquête par les Britanniques de territoires argentins n'est pas loin dans les esprits. Maradona venge tout un peuple en un match ce jour-là.

La déchéance

Les années 90 seront celles du déclin. Maradona multiplie les aller-retour en cure de désintoxication. Le joueur a grossi et n'est plus que l'ombre de lui-même. S'il parvient encore à réaliser quelques prestations de génie, comme ce but durant le mondial aux Etats-Unis en 1994 en pleine lucarne contre la Grèce, il fait plus souvent la couverture des tabloïds que celles des pages sportives. Il raccroche définitivement les crampons en 1997. Les premiers problèmes de santé surviennent la décennie suivante. Un malaise cardiaque en 2004. Une hépatite en 2007. Des problèmes de boulimies, de consommation excessive d'alcool et toujours le démon de la cocaïne.

Politiquement, il est plus que jamais engagé auprès d'Hugo Chavez et Fidel Castro. Son passage en temps qu'entraineur de l'Argentine en 2008 marquera peu les esprits. Il y restera deux ans sans emporter de trophées. Les dettes sont nombreuses et Diego ira de part le monde entraîner ici des clubs émiratis, là-bas, des clubs biélorusses, avant de revenir en Argentine et de s'éteindre des suites d'une crise cardiaque en 2020.

Un simple footballeur

Mais malgré ses excès et une fin de carrière demi-teinte, Maradona demeure un phénomène. Une religion lui est dédiée, l'église maradonnienne, et son visage orne des millions d'objets partout dans le monde. Deux films documentaires sortis en salle ont été réalisés sur son parcours hors normes et un grand nombre de livres existent sur sa vie.

Si la démesure le caractérisait, il avait su conserver quelque chose de très simple, qui touchait le cœur du plus grand nombre. Après tout, n'est-ce pas lui qui un jour a déclaré: «Beaucoup disent de moi «tu es dieu» et moi je leur réponds «vous dites n'importe quoi». Dieu est Dieu et moi, je suis un simple footballeur».

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