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Deezer, Spotify, Tidal : la guerre du streaming musical
Partenaire25/04/2015 à 14:30
Temps de lecture: 4 min

Malgré un concept alléchant, on ne peut pas dire que Tidal rencontre le succès escompté...

Malgré un concept alléchant, on ne peut pas dire que Tidal rencontre le succès escompté...

Avec la récente apparition de Tidal, on a le sentiment que l'offre musicale en ligne n'a jamais été aussi pléthorique. Alors que l'industrie du disque continue de s'effondrer inexorablement, et que le téléchargement légal sur iTunes est en déclin, ce sont les plateformes de streaming musical qui peuvent se frotter les mains. Ils s'appellent Deezer, Spotify ou encore Qobuz, et ce sont eux qui mènent la danse.

La boîte à musique infinie

Les consommateurs ont manifestement pris goût à la musique en ligne, à la demande et en accès illimité. Les fichiers ultra-compressés se prêtent au stockage directement sur les plateformes de streaming, qui ont tout simplement remplacé nos discothèques personnelles. Les chiffres des deux géants parlent d'eux-mêmes. Deezer revendique 6 millions d'abonnés payants et 16 millions d'utilisateurs mensuels actifs pour un catalogue de 35 millions de titres. Une véritable mine d'or musicale et encore, ce n'est rien comparé à Spotify et ses quelque 15 millions d'abonnés premiums, sur un total de 60 millions d'utilisateurs et pour un nombre de morceaux disponibles proche de celui de Deezer. Mais iTunes n'a pas dit son dernier mot, car le service d'Apple s'est offert Beats contre plus de 2, 3 milliards d'euros l'été dernier. Or dès le mois de juin prochain, on devrait voir Beats Music débarquer sur le marché du streaming musical.

L'envers du décor

Pendant que les industriels derrière ces machines à son s'en mettent plein les poches, à coup de revalorisations records en bourse, les artistes eux, peinent à s'y retrouver financièrement. Récemment, la presse a relevé le cas de Portishead, un groupe de trip hop britannique fondé au début des années 1990, qui ne parvient plus à faire recette malgré un nombre de lectures ahurissant. En l'occurrence le leader du groupe, Geoff Barrow, a dévoilé sur Twitter que lui et les autres membres n'avaient dégagé que 1 345 euros pour un total de 34 millions d'écoutes, toutes plateformes confondues.

C'est alors qu'intervient Tidal. Créée fin 2014 par l'entreprise norvégienne Aspiro, le site a pris des airs de rouleaux compresseurs courant mars grâce à une campagne de publicité rondement menée. On y voyait Jay Z, l'actuel patron (après un rachat d'une valeur de 44 millions d'euros), aux côtés de sa chère Beyoncé mais également de Madonna, de Nicki Minaj, des Daft Punk, d'Usher, de Rihanna, de Chris Martin (le chanteur de Coldplay) et bien sûr, de Kanye West. En bref, on a cru qu'avec une telle coalition de superstars, Tidal allait révolutionner le marché. Sauf que ça ne prend pas. Au final ce casting aura desservi la cause et, au lieu de rendre ces stars-là encore plus riches, les internautes ont préféré profiter de coup de projecteur dont a bénéficié Spotify, alors que Tidal tentait de lui faire une mauvaise publicité. Il faut dire que l'on n'est pas forcément très ému par la manque supposé d'argent de l'influente Beyoncé, alias l'artiste féminine la mieux payée au monde, ni des très décorés Daft Punk.

La gratuité, une priorité

Echec cuisant donc, sauf pour Spotify qui est remonté dans le top 4 des applications les plus téléchargées sur iTunes aux Etats-Unis, tandis que Tidal a dégringolé, pour finir carrément éjecté des 700 premiers en seulement deux semaines. . . Pourtant Tidal a quand même quelques arguments, notamment le fait que les artistes choisissent eux-mêmes si leur musique est disponible sur la plateforme et objectivement, ils ont tout intérêt à ce qu'elle le soit, du moins en théorie. En outre, deux versions de Tidal sont proposées : la première est une offre standard à 9, 99 euros par mois, qui donne accès au catalogue musical en qualité mp3 (c'est-à-dire compressée avec perte). La seconde quant à elle, coûte le double car elle propose 25 millions de titres en qualité CD. Et comme les disquaires et les labels indépendants ne cessent de le rappeler, la qualité est loin d'être la même !

Pour le même prix que l'offre standard de Jay Z, on a accès à l'offre sans publicité de ses concurrents principaux, Deezer et Spotify. Sauf que ces deux-là se déclinent en version totalement gratuite, à condition d'accepter d'écouter les sempiternelles publicités qui viennent interrompre votre écoute. Toujours est-il que ce sont ces services-là qui gagnent du terrain à vitesse grand V alors que Tidal sombre. Dans tous les cas, on est à la recherche de quantité, mais ce qui est plus édifiant encore c'est que l'on privilégie la gratuité au détriment de la qualité. En même temps cela se comprend, car les mêmes artistes sont présents sur toutes les plateformes, alors le consommateur est forcément tenté d'aller vers le moins cher. Mais les musiciens pourraient bien avoir trouvé la parade, à l'instar de Taylor Swift qui avait supprimé toute sa musique de Spotify l'an dernier. Le nouvel enjeu se situe en réalité au niveau des exclusivités. Sauf que si vos trois chanteurs préférés négocient l'exclusivité avec une plateforme différente chacun, vous n'aurez certainement pas envie de souscrire aux trois offres et donc de payer trois fois l'addition. L'avenir du marché reste donc très nébuleux.

L'anecdote qui nous a bien fait rire au passage, c'est la suppression systématique par Kanye West de ses tweets relatifs à Tidal. Alors comme ça l'un des hommes le plus puissants du monde n'assumerait pas ses choix ?

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