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D'où vient la tradition du festin gargantuesque de Noël ?
Partenaire23/12/2014 à 11:30
Temps de lecture: 3 min

La dinde n'a pas toujours été le plat typique des fêtes de Noël. Dans les campagnes françaises, le réveillon était plutôt l'occasion de déguster du cochon, sous toutes ses formes et à toutes les sauces !

La dinde n'a pas toujours été le plat typique des fêtes de Noël. Dans les campagnes françaises, le réveillon était plutôt l'occasion de déguster du cochon, sous toutes ses formes et à toutes les sauces !

Ça y est, on touche au but. Plus qu'un dodo avant le réveillon de Noël. Qu'on le veuille ou non, on n'échappera pas au traditionnel repas de famille et à sa succession de plats plus riches les uns que les autres. Champagne, petits fours, caviar, dinde, foie gras, huîtres, saumon, fromages, bûche, vin blanc, vin rouge. . . On espère que vous avez suivi nos conseils pour bien préparer votre corps à cette bombe calorique !

Mais si l'on engloutit un festin de roi à chaque réveillon, il n'en a pas toujours été ainsi. D'une petite collation, le repas du 24 décembre s'est peu à peu transformé au fil des époques pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. Retour sur l'histoire d'un repas incontournable des fêtes.

Au départ, le réveillon se tenait le 25 décembre

À l'origine, la messe de minuit (qui se déroulait effectivement à minuit) était d'ordinaire précédée d'un repas maigre, c'est-à-dire sans viande. Il était de coutume à l'époque pour les chrétiens de manger du poisson, mais ce repas variait selon les régions. En Provence, pour prendre des forces avant les offices religieux de la nuit, on servait ce qu'on appelait le "gros souper". Tout le monde se réunissait alors vers sept heures du soir autour d'une table pour déguster un repas composé de poisson, de légumes, de pâtisseries. . . En Auvergne, on se contentait d'une soupe au fromage.

Le réveillon, lui, est un terme apparu au 18e siècle. Mais à cette époque, il désignait le repas festif pris au retour de la messe de minuit, le 25 décembre. Il s'agissait d'un repas gras au sens religieux du terme, c'est-à-dire qu'il comportait de la viande. Selon les régions, les plats différaient grandement, mais c'est le cochon qui apparaissait comme LE met de choix. Chaque année, en novembre et en décembre, le sacrifice d'un cochon était un rituel accompagné de fêtes. Il était cuisiné à toutes les sauces et rien ne se perdait, car il s'agissait d'un véritable plat festif dans les campagnes. Il s'accompagnait de produits de la ferme et de vins locaux. À la ville, dans les restaurants et les repas de la haute société, le cochon se faisait moins fréquent. Les menus étaient bien plus sophistiqués, avec de la volaille ou du gibier de premier choix, du champagne, des pâtisseries et des confiseries. . .

Aujourd'hui, le repas de Noël compile les spécialités locales

Ce n'est qu'au 20e siècle que s'est imposée l'idée d'un réveillon unique, généralement pris au retour de la messe de minuit pour ceux qui s'y rendent encore. La dinde, après avoir conquis les familles anglo-saxonnes au 19e siècle, a progressivement remplacé le cochon dans les campagnes françaises à Noël. Mais plus globalement, de nombreuses spécialités étrangères et régionales se sont invitées à la table du réveillon de Noël. Le saumon fumé, par exemple, n'était pas courant avant que la production en élevage ne se mette en place dans les années 1980. Les huîtres, elles, étaient longtemps réservées au littoral, car trop onéreuses dans les grandes villes de l'intérieur des terres. Mais avec le développement des transports, elles se sont peu à peu imposées dans toute la France. Idem pour le foie gras, qui était réservé aux régions productrices, l'Alsace et le Sud-Ouest. Mais la Bretagne et les Pays de la Loire s'y sont mis afin de satisfaire la demande. Il faut dire que les fêtes de fin d'année représentent 50% des ventes de foie gras ! Comme le champagne ou le chocolat, tous ces plats sont devenus en un demi-siècle des classiques de Noël, grâce notamment au développement de l'industrie agro-alimentaire qui a permis de les démocratiser.

La bûche, elle, a une histoire bien à part. Traditionnellement, elle faisait partie d'un rite antique qui célébrait le solstice d'hiver. La coutume voulait que l'on place dans le feu, dès le début de la soirée, une grosse bûche choisie pour sa qualité et sa taille, car elle devait se consumer pendant toute la veillée. La disparition progressive des grandes cheminées dans les habitations a mis fin à cette tradition. Mais c'était sans compter sur le coup de génie d'un pâtissier parisien, qui a réinventé cette bûche en 1945 en la transformant en dessert. À l'origine, il s'agissait d'un gâteau roulé, glacé de crème et décoré de feuilles de houx au chocolat ou au café. Cependant, dès les années 1950, les bûches industrielles fleurissent, pour le meilleur et pour le pire, et finissent par devenir le dessert de Noël par défaut des cantines et autres restaurants d'entreprise.

Aujourd'hui, qu'on l'aime ou non, la bûche reste la star des desserts de Noël. On en viendrait presque à regretter les 13 desserts de la tradition provençale !

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