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Cannes : 10 scandales qui ont agité le Festival de Cannes
information fournie par Partenaire19/05/2014 à 11:30
Temps de lecture: 3 min

Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset sont venus présenter 'Welcome To New York' au Grand Journal de Canal + le 17 mai 2014.

Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset sont venus présenter 'Welcome To New York' au Grand Journal de Canal + le 17 mai 2014.

Le Festival de Cannes, son tapis rouge, ses paillettes, ses coups d'éclats. . . et ses polémiques ! Alors qu'un vent de scandale souffle en ce moment-même sur le 67e Festival de Cannes, avec la sortie du très attendu "Welcome To New York", nous vous invitons à redécouvrir les grandes controverses qui ont marqué ce rendez-vous incontournable du cinéma mondial.

Des films au contenu jugé choquant

Entre huées et départs impromptus lors de leur projection, certains films ont essuyé des échecs cuisants, face à un jury et des festivaliers intransigeants, à l'instar de "Grace de Monaco". Le temple cannois du cinéma a été le théâtre d'un lynchage à la tomate en 1978, lors de la projection du "Molière" d'Ariane Mnouchkine. Par chance le film a rencontré son public à la télévision par la suite. En 1987, "Sous Le Soleil De Satan" est primé et, face à la contestation des festivaliers présents, Maurice Piala les remercie à sa façon : "Sachez que si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus !" Philippe Noiret avait tenu des propos semblables, quoique plus nuancés, lorsque "La Grande Bouffe" avait été sifflé en 1973. Mais la palme de la susceptibilité revient à Quentin Tarantino, pour son célèbre doigt d'honneur sur scène, en réponse aux critiques qui avaient dénigré "Pulp Fiction", en 1994. Une fois encore, le film a rencontré un succès colossal auprès du grand public.
Pour d'autres, la contestation venait d'ailleurs, hors des murs du Palais. Ce fut le cas de Luis Buñuel avec "Viridinia", présenté en 1961. Le film brossait le portait d'une religieuse dans un contexte sexualisé sordide, rythmé de viols et d'incestes. Evidemment, la pellicule n'était pas au goût du Vatican qui y a vu une oeuvre hautement condamnable.

Anecdotes d'anthologie

Des intrigues en tous genres auraient dû tomber dans l'oubli mais parfois elles ont dépassé les bornes. Dans ce méli-mélo infini, certaines histoires constituent un florilège à peine croyable. Vous vous souvenez sans doute des joutes verbales en cascades entre Vincent Gallo et le critique Roger Ebert. Ce dernier avait qualifié "The Brown Bunny" de " plus mauvais film de l'histoire du festival ". La remarque avait tellement déplu au réalisateur qu'il avait traité son auteur de "gros porc", appelant une réponse qui ne s'était pas faite attendre : "un jour, je serai mince. . . mais M. Gallo sera toujours le réalisateur de "The Brown Bunny", et ainsi de suite. En 2011, le poids des mots s'alourdit, et cette fois-ci c'est Lars Von Trier qui perd pied. Le réalisateur du très controversé "Antéchrist" tient des propos antisémites d'un autre temps, allant jusqu'à évoquer un projet de film intitulé "La Solution Finale", en référence aux théories hitlériennes. Cet écart de conduite qu'il a tenté de faire passer pour une provocation lui a valu d'être mis au ban du festival, devant une Kirsten Dunst consternée (venue présenter "Melancholia" à ses côtés). L'an dernier, la polémique était partie de Twitter, lorsque le compte officiel de Canal + avait posté un tweet jugé homophobe et mysogyne à l'occasion de la Palme d'Or remportée par les actrices de " La Vie d'Adèle " d'Abdellatif Kechiche.
Heureusement, tous ne s'engagent pas sur des terrains si glissants. Sacha Baron Cohen, par exemple, a marqué l'édition 2006 du festival en assurant la promotion de son film "Borat" simplement vêtu du mankini vert fluo de son personnage.

Et la Palme de la polémique revient au film qui a réalisé la performance de choquer pour son contenu et de faire grand bruit par ailleurs, cette année. Abel Ferrara signe, avec "Welcome To New York" (diffusé en marge du festival), un film coup de poing qui s'est attiré les foudres de toutes parts. Disponible en téléchargement, il serait tellement mauvais qu'il ne devrait jamais sortir dans les salles obscures. Gérard Depardieu, plus insolent que jamais, y campe un DSK lubrique aux côté de Jacqueline Bisset dans le rôle d'Anne Sinclair. Sexe, argent, politique, qui a dit racoleur ? Le film ultra-polémique n'a pas tardé à recevoir une réponse acerbe de la part de la journaliste qui y voit une insulte à sa personne ainsi qu'à sa famille. Quant à Dominique Strauss-Kahn, il a annoncé qu'il porterait plainte pour diffamation.