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BlaBlaCar : les secrets d'une réussite française
information fournie par Partenaire11/07/2016 à 17:30
Temps de lecture: 3 min

Connue auparavant sous le nom de Covoiturage.fr, l'entreprise française BlaBlaCar est parvenue à devenir le leader mondial du covoiturage. Elle est aujourd'hui présente dans 22 pays, et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

Connue auparavant sous le nom de Covoiturage.fr, l'entreprise française BlaBlaCar est parvenue à devenir le leader mondial du covoiturage. Elle est aujourd'hui présente dans 22 pays, et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

Créée en 2006, au début de l'essor de l'économie de partage, la société BlaBlaCar, appelée au départ Covoiturage. fr, est une véritable pépite tricolore. Cette plateforme communautaire, qui met en relation des conducteurs et des passagers, compte aujourd'hui plus de 20 millions d'utilisateurs en France et à l'étranger. Devenue le leader mondial du covoiturage, elle connaît une réussite exemplaire qui fait rêver de nombreux entrepreneurs en herbe. Mais quels sont les secrets de cette success story à la française ?

Une idée simple, une mise en place de longue haleine

À la fin des années 1990, Frédéric Mazzella part suivre des études d'informatique à l'université californienne de Stanford. C'est là qu'il découvre les "carpool lanes", ces voies réservées aux voitures avec plus d'une personne à bord. Quelques mois plus tard, en France, il se heurte à des trains complets alors qu'il souhaite rejoindre ses parents en Vendée pour Noël. Il lui vient alors l'idée d'un service de covoiturage synchronisé via Internet et les téléphones mobiles, qui permettrait de partager des trajets en voiture à l'échelle nationale.

Frédéric Mazzella écrit les premières lignes de code de son projet en 2004, puis crée officiellement l'entreprise Covoiturage. fr en 2006 avec deux associés : Nicolas Brusson et Francis Nappez. Mais ce n'est qu'à partir de 2008, soit quatre ans après les premiers jours de travail sur le projet, qu'il s'investit à temps plein pour son entreprise. Cette mise en place de longue haleine a permis aux trois cofondateurs de mûrir leur idée, d'effectuer des tests grandeur nature et de se créer un réseau. Une fois le bon modèle trouvé, il ne leur restait plus qu'à appuyer sur l'accélérateur pour conquérir le monde. . .

Une expansion internationale par étapes

En 2009, les cofondateurs de BlaBlaCar ont embauché leur premier salarié. L'entreprise en compte désormais 350 dans ses locaux parisiens, auxquels s'ajoutent 200 employés à l'étranger. Son nombre d'utilisateurs est quant à lui passé de quelques milliers en 2008 à plus de 20 millions en 2015. Par ailleurs, la société s'est peu à peu imposée dans 22 pays. Les derniers en date sont le Brésil (décembre 2015), la République Tchèque et la Slovaquie (janvier 2016).

Si certaines entreprises de la Silicon Valley connaissent des buzz éphémères, la start-up française reste prudente. Elle ne manque pas d'ambition, mais préfère se développer étape par étape. Même si elle a toujours eu une vision internationale à long terme, elle n'a pas vendu la Lune à ses investisseurs dès le départ. Au contraire, elle a progressivement rehaussé son ambition au fil des levées de fonds. D'ailleurs, en septembre 2015, elle a récolté la somme de 200 millions de dollars. Un record pour une jeune pousse hexagonale, qui lui permet d'être valorisée à 1, 6 milliard de dollars (environ 1, 45 milliard d'euros).

Se développer "partout où il y a des routes et des smartphones"

Évidemment, la société française ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. C'est simple, elle souhaite se développer "partout où il y a des routes et des smartphones ", selon les mots de Frédéric Mazzella. Dans son viseur figurent notamment l'Asie et l'Amérique Latine. Mais avant de conquérir de nouveaux territoires, BlaBlaCar veut consacrer son année 2016 à faire grandir sa communauté dans les pays où elle est installée. La Russie, convertie au covoiturage depuis janvier 2014, lui offre notamment de belles perspectives d'avenir.

Notons que par sa nature, la start-up française peut facilement se défendre de l'arrivée de nouveaux concurrents. En effet, plus la plateforme communautaire connaît de membres, plus elle peut proposer des trajets qui gagnent en précision. En clair, si des alternatives à BlaBlaCar existent, elles restent forcément moins attractives car elles comptent moins d'utilisateurs et offrent donc moins de trajets. Comme pour Airbnb dans le secteur de la location de logements de particuliers, la place de marché occupée par BlaBlaCar ne peut accepter qu'un seul gagnant. Du coup, la société parisienne détient aujourd'hui plus de 90% de part de marché sur le covoiturage en France, en Allemagne, en Italie ou encore en Espagne. Une réussite exceptionnelle qui ne peut que se poursuivre ces prochaines années !