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Auto : le diesel toujours en chute libre en France
Partenaire19/08/2016 à 07:30
Temps de lecture: 4 min

Les moteurs diesel, plus chers à l'achat et considérés par beaucoup comme polluants, ont mauvaise réputation. Résultat : les Français se tournent vers des petits modèles à essence au détriment du gazole.

Les moteurs diesel, plus chers à l'achat et considérés par beaucoup comme polluants, ont mauvaise réputation. Résultat : les Français se tournent vers des petits modèles à essence au détriment du gazole.

En seulement quatre ans, la part du diesel dans les immatriculations de voitures neuves a dégringolé en France. Alors qu'elle se chiffrait à 73 % en 2012, elle a chuté à moins de 53 % pour les six premiers mois de 2016. Bien sûr, le scandale des moteurs diesel truqués qui a touché Volkswagen n'a pas amélioré l'image du gazole dans l'Hexagone. Mais les malversations du constructeur allemand ne suffisent pas à expliquer ce désamour. Pour autant, tout n'est pas perdu pour le moteur diesel. Il pourrait même très vite remonter la pente. On fait le point.

La morosité économique comme responsable ?

Au premier semestre de l'année 2016, les ventes de véhicules diesel ont baissé de 2, 5 % alors que le marché français enregistrait une hausse de 8, 3 %. En tout, il s'en est écoulé 582 174 unités, soit 52, 8 % des ventes. Cela représente une chute de 5, 9 points par rapport au premier semestre de l'année dernière, déjà catastrophique pour les motorisations diesel avec 58, 7 % de part de marché. On est bien loin du record de 74 % des ventes atteint en 2007. Depuis 2012, on observe une baisse constante de la part du diesel dans les immatriculations de voiture neuves dans l'Hexagone. Elle se chiffrait à l'époque à 73 %, avant de baisser à 67 % en 2013, puis à 64 % en 2014, et à 58 % en 2015. Et la tendance se confirme en 2016. Selon Christian Peugeot, président du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), la part du diesel "devrait se stabiliser autour de 50 % du marché, pour se rapprocher du niveau de pénétration moyen du diesel en Europe. " D'ailleurs, à l'échelle de l'Union Européenne, le bilan n'est pas plus satisfaisant. Le diesel atteint péniblement les 49, 3 % de parts de marché sur les cinq premiers mois de 2016, contre 56, 1% à son plus fort en 2011. Si elle a largement contribué à dénigrer l'image des motorisations diesel, l'affaire des moteurs truqués de Volkswagen n'est pas la raison principale de ces mauvais chiffres. La chute libre observée dans les ventes de véhicules fonctionnant au gazole en France s'explique par plusieurs facteurs. Celui qui joue le plus est sans doute l'appauvrissement du marché automobile français, avec une part toujours plus importante de petites voitures. Il suffit de regarder le top 10 des voitures les plus vendues en France sur le premier semestre de 2016 pour s'en persuader. Dans l'Hexagone, les citadines et les modèles d'entrée de gamme (du type Volkswagen Polo, Renault Twingo ou Peugeot 208) constituent 53 % des ventes sur les sept premiers mois de 2016, contre 42 % seulement en moyenne dans toute l'Europe. Et sur ces véhicules vendus à des tarifs modérés, le surcoût du diesel est rédhibitoire. Sans compter qu'il faut rouler au moins 15 000 km par an pour rentabiliser une voiture fonctionnant au gazole, ce qui est rare lorsqu'on conduit une citadine. Du coup, la plupart des constructeurs ne proposent même plus de moteur diesel sur leurs plus petits modèles.

Les moteurs diesel récents donnent l'exemple

Parmi les autres raisons expliquant la dégringolade des ventes de véhicules diesel, on peut citer les mesures prises par les responsables politiques français à leur encontre. Depuis le 1er juillet, la nouvelle vignette écologique proposée sur le site Certificat-air. gouv. fr divise le parc automobile français en six classes, allant des véhicules "zéro émission moteur" ( 100 % électrique ou hydrogène ) aux voitures diesel EURO 2 (vendues entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000). Si ces pastilles ne sont pas obligatoires, elles permettent aux collectivités de moduler les mesures incitatives ou restrictives qu'elles souhaitent mettre en place pour lutter contre la pollution urbaine. On remarque que ce système est très défavorable aux motorisations diesel, avec les deux dernières catégories qui leur sont réservées. À titre de comparaison, les moteurs essence vendus après le 1er janvier 2011 entrent dans la catégorie 1 alors que les moteurs diesel du même âge font partie de la seconde catégorie sans forcément plus polluer. À Paris, les véhicules diesel vont faire les frais des pics de pollution enregistrés ces dernières années dans la capitale. Selon le plan voulu par la maire Anne Hidalgo, les véhicules diesel seront tous bannis de la Ville Lumière d'ici 2020. . . Mais on doute qu'elle puisse arriver à ses fins avec les législations actuelles. Le pire dans tout ça, c'est que les voitures diesel récentes ne sont pas forcément plus nocives pour l'environnement que celles à essence. En effet, les modèles vendus depuis 2011 disposent obligatoirement d'un filtre à particules, et ne sont donc pas plus polluants que leurs homologues fonctionnant à l'essence. Quant aux émissions d'oxydes d'azote, elles ont largement diminué avec les nouvelles normes EURO 6. Désormais, elles se situent au même niveau que pour les moteurs à essence. Enfin, le diesel garde l'avantage du point de vue des rejets de CO2. Si l'on prend en compte ces facteurs, on se dit que le diesel a tous les atouts pour remonter la pente, mais il va falloir qu'il redore son blason. Pour cela, il va notamment pouvoir compter sur le soutien du ministre de l'économie Emmanuel Macron, qui a déclaré début août que le diesel restait "au coeur de la politique industrielle française". Pour autant, si les moteurs diesel récents se montrent plus respectueux de l'environnement, il va vite falloir écarter les modèles datant d'avant 2011. Car ce sont eux qui entretiennent aujourd'hui la mauvaise réputation du diesel. Mais cela risque de coûter cher. . .

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