Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
  1. Aide
    1. Espace Client

Aurore Bergé : "Mediapro n'était pas un acteur sérieux et solide"
information fournie par So Foot16/10/2020 à 14:01
Temps de lecture: 2 min

Aurore Bergé : "Mediapro n'était pas un acteur sérieux et solide"

Aurore Bergé : "Mediapro n'était pas un acteur sérieux et solide"

Le feuilleton Mediapro n'est pas encore terminé. Encore aujourd'hui, les discussions sont au point mort entre la Ligue et le principal diffuseur, et on court tout droit vers la catastrophe. Pourtant, les choses auraient pu être évitées dès 2018. Un premier signal d'alerte avait été envoyé par la députée LREM Aurore Bergé.

Vous êtes membre de la commission des affaires culturelles qui traite notamment des questions "audiovisuel et sport". En 2018, vous aviez auditionné la Ligue après la vente des droits au nouvel opérateur Mediapro. Vous aviez déjà des doutes ?
Au tout début de mon mandat, j'étais rapporteuse d'une mission sur la nouvelle régulation de l'audiovisuel et la lutte contre le piratage. C'est précisément à ce moment-là que la ligue vend ses droits à Mediapro. Immédiatement, j'ai auditionné les membres de la LFP. La difficulté, c'est que le marché français n'est peu ou pas régulé et que la Ligue n'a à rendre de compte que sur sa capacité à vendre au mieux-offrant. La question n'est donc pas la solidité financière de l'acquéreur ou sa connaissance de l'environnement télévisuel ou audiovisuel.

"L'aventure Mediapro doit créer un précédent très puissant pour toutes les ligues, sur la commercialisation de leurs droits."Aurore Bergé
Qu'aurait-il fallu faire ?
À mon sens, tout devrait être revu dans ce processus de vente. La définition du mieux-disant et du mieux-offrant devrait être débattue et posée. Est-ce que cela a du sens de faire monter les enchères, jusqu'à des montants irréalistes ? L'acquéreur aura-t-il la capacité de tenir sur le moyen et long terme ? D'honorer sur la durée son contrat ? De porter à l'écran les programmes à un prix accessible ? Toutes ces questions méritent d'être soulevées dès le départ, dès le début de l'appel d'offres. Or, ce qui nous a interpellés dès 2018, c'est la difficulté évidente de Mediapro à pouvoir rentabiliser une chaîne ou même à être à l'équilibre au regard du montant des droits acquis. Et la seule réponse que la ligue nous a apporté, c'est : "Nous, notre mandat, c'est de vendre au plus offrant." Sauf que ce n'est pas forcément le mieux-disant, ce n'est pas forcément l'acteur le plus solide, ce n'est pas forcément celui qui a la capacité à constituer une offre cohérente qui déclenche un acte d'abonnement. Lire la suite de l'article sur SoFoot.com