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Après la conquête de la "montagne sauvage", les alpinistes népalais enfin en pleine lumière
AFP26/01/2021 à 09:51
Temps de lecture: 3 min

Les alpinistes népalais Sona Sherpa (d) et Mingma David Sherpa (g) au sommet du K2, le 16 janvier 2021, dans le nord du Pakistan ( Seven Summit Treks / - )

Les alpinistes népalais Sona Sherpa (d) et Mingma David Sherpa (g) au sommet du K2, le 16 janvier 2021, dans le nord du Pakistan ( Seven Summit Treks / - )

Quelques jours après leur conquête en plein hiver du K2, deuxième plus haute montagne du monde, les alpinistes népalais célèbrent leur exploit en pleine lumière, après un siècle passé dans l'ombre des grimpeurs occidentaux. 

L'équipe a fait un retour triomphal mardi au Népal accueillie par des centaines d'enthousiastes aux bras chargés de fleurs. Des motos arborant les couleurs nationales ont escorté les héros en provenance de l'aéroport.

La prouesse de ces dix montagnards népalais révèle enfin au grand jour la valeur des sherpas et le rôle essentiel joué par leurs aïeux dès les premières expéditions conduites par les Occidentaux au début du XXe siècle.

"Il ne s'agit pas uniquement de notre exploit, c'est aussi celui de tous les Népalais, dont les générations futures pourront se rappeler et être fières de leurs prouesses", déclare à l'AFP, Mingma Gyalje, un des membres de l'expédition.

Ces alpinistes ont atteint pour la première fois en plein hiver, le sommet du K2, qui culmine à 8.611 m dans le massif du Karakoram au Pakistan. C'était le seul des quatorze sommets de plus de 8.000 m à n'avoir jamais été conquis en cette saison.

Appelé aussi "la montagne sauvage", le K2 est soumis en hiver à des vents très violents pouvant atteindre les 200 km/h. Les températures peuvent descendre jusqu'à -60°C sur les parties sommitales.

Une poignée d'expéditions avait déjà entrepris l'ascension du K2 en hiver. En vain. 

Membres de plusieurs équipes internationales, ces Népalais aguerris, audacieux, ont eu la bonne idée d'unir leur expérience pour profiter d'une exceptionnelle fenêtre de beau temps, sans vent. 

Un alpiniste népalais lors de l'ascension du K2, le 16 janvier 2021 dans le nord du Pakistan ( Seven Summit Treks / - )

Un alpiniste népalais lors de l'ascension du K2, le 16 janvier 2021 dans le nord du Pakistan ( Seven Summit Treks / - )

"Pas d'agenda ni de cupidité personnels, seulement l'union des forces de Team Nepal dans la solidarité", a twitté dimanche Nirmal Purja, une semaine après avoir gravi le sommet de cette "montagne sans pitié" où l'équipe, main dans la main, a entonné l'hymne national népalais. 

Ce sont "dix frères unis comme une famille (...) chacun a joué un rôle très, très important", raconte cet ancien soldat des forces spéciales britanniques. Il a gravi en 2019 les quatorze "8.000", avec oxygène, en six mois et six jours, établissant un record de vitesse.

- Pas de record sans sherpa -

Pour Kami Rita, 24 ascensions de l'Everest à son actif, l'exploit du K2 remet les pendules à l'heure. C'en est fini des rôles de sherpas invisibles. 

Le Népalais Kami Rita, lors d'une interview avec l'AFP, dans les environs de Katmandou, le 19 janvier 2021 ( AFP / Prakash MATHEMA )

Le Népalais Kami Rita, lors d'une interview avec l'AFP, dans les environs de Katmandou, le 19 janvier 2021 ( AFP / Prakash MATHEMA )

"Les grimpeurs occidentaux n'ont jamais établi de record sans l'aide des sherpas", rappelle-t-il auprès de l'AFP, "nous (Népalais, NDLR) avons tracé toutes les routes, préparé toute la nourriture, nos frères ont porté tous leurs chargements". 

Les sherpas ont été de toutes les expéditions britanniques lancées à la conquête de l'Everest dès les années 1920. Parmi les communautés les plus pauvres du Népal, eux ne rêvaient pas d'atteindre les cieux en aidant les alpinistes étrangers à assouvir leur soif d'exploits. Ils risquaient leur vie uniquement pour que leurs familles mangent à leur faim. 

Carte localisant les 14 montagnes de plus de 8.000 mètres d'altitude de l'Himalaya, dont le K2 ( AFP /  )

Carte localisant les 14 montagnes de plus de 8.000 mètres d'altitude de l'Himalaya, dont le K2 ( AFP / )

Ang Tharkay, membre de l'expédition française de 1950 sur l'Annapurna, première à atteindre un sommet de plus de 8.000 m, avait refusé de participer à l'ultime étape. Indifférent aux records, il préférait éviter les gelures susceptibles de lui coûter ses doigts et ses orteils qui l'aurait alors privé de ses moyens de subsistance.

En 1953, Tenzing Norgay fut le premier sherpa à obtenir la reconnaissance internationale pour sa mythique conquête du "toit du monde", le sommet de l'Everest (8.848,86 m), aux côtés de l'alpiniste néo-zélandais Edmund Hillary. 

Pour l'Italien Reinhold Messner, une des gloires de l'alpinisme mondial, les Népalais s'inscrivent désormais de plein droit dans cette lignée. "Quand j'ai entendu les informations en provenance du K2, je me suis dit : +Enfin !+", a confié l'alpiniste à l'AFP, au souvenir de sa première ascension de l'Everest sans oxygène en 1978, les sherpas à sa suite. De nos jours, ce sont eux qui ouvrent la route, tracent les itinéraires et guident les grimpeurs, dit-il, "c'est une évolution (...) importante aussi pour l'économie future du pays."

Le Népalais Mingma Gyalje, un des membres de l'expédition du K2, dans le district de Shigar, au Pakistan, le 20 janvier 2021 ( AFP / Aamir QURESHI )

Le Népalais Mingma Gyalje, un des membres de l'expédition du K2, dans le district de Shigar, au Pakistan, le 20 janvier 2021 ( AFP / Aamir QURESHI )

Ce record prouve que les Népalais "sont désormais de légitimes alpinistes", estime Dawa Steven, un sherpa qui dirige la société spécialisée Asian Trekking, "ils méritent bien leur place sur le podium aux côtés de tous les alpinistes encensés avant eux". 

pm/grk/lth/ces/jhd 

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