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Alibaba : Jack Ma, l'icône de la Chine moderne
Webedia18/05/2017 à 16:38
Temps de lecture: 5 min

Alibaba : Jack Ma, l'icône de la Chine moderne (Crédits photo : Adobe Stock)

Alibaba : Jack Ma, l'icône de la Chine moderne (Crédits photo : Adobe Stock)

Né la même année que Jeff Bezos, Jack Ma a beaucoup de points communs avec le patron d'Amazon. Comme son homologue américain, il est parti de rien pour se retrouver aujourd'hui à la tête d'un empire du commerce en ligne. Le groupe Alibaba (Alibaba, Aliexpress, Taobao...), qu'il a fondé en 1999, fait partie des poids lourds mondiaux du secteur. Au-delà de ses affaires florissantes, Jack Ma incarne la Chine moderne. Il a su rester proche du pouvoir, condition indispensable pour évoluer dans le monde des affaires chinois, tout en parvenant à garder ses distances avec le gouvernement. Assis sur une fortune évaluée à 29 milliards d'euros, Jack Ma s'est beaucoup diversifié ces dernières années. Il a notamment investi 140 millions d'euros en 2014 pour acquérir la moitié du capital du club de football numéro un en Chine, le Guangzhou Evergrande. Nous vous proposons de revenir sur l'incroyable parcours de cet outsider incarnant le rêve chinois.

Un cancre sauvé par Internet

L'histoire de Jack Ma est avant tout celle d'un anglophile souhaitant ouvrir la Chine sur le monde. Né dans une famille modeste, et même ostracisée en raison de l'appartenance de son grand-père au Kuomintang, le parti nationaliste chinois, il comprend vite l'importance de maîtriser la langue des affaires pour réussir. Quand la Chine s'ouvre aux étrangers, en 1978, il n'a que 14 ans. Mais ça ne l'empêche pas d'offrir ses services de guide touristique aux étrangers de passage dans le pays, en échange de conversations en anglais. C'est à ce moment-là qu'il décide de changer de nom. Né Ma Yun, il décide de se rebaptiser Jack Ma après la suggestion d'une touriste américaine dont le mari et le père portaient ce prénom. À la fois bagarreur et mauvais en mathématiques, Jack Ma n'a pas brillé lors de ses études. Il a raté deux fois l'examen d'entrée aux universités chinoises, fut refusé à l'école de police, avant d'être recalé dix fois à l'entrée de Harvard. Pire, il n'a même pas réussi à décrocher un poste chez KFC en Chine. Il finit donc par entrer dans une école formant des enseignants, et devient professeur d'anglais. Sa méthode iconoclaste, inspirée de la comédie, lui vaudra le surnom de "crazy Jack". Mais il faut dire que l'homme est attiré par la mise en scène. Une passion pour le spectacle qui lui vient de ses parents, professionnels de ping tang, une forme traditionnelle de théâtre s'accompagnant d'instruments à cordes. En 1994, Jack Ma lance son premier business, une agence de traduction. Cette expérience l'amène à découvrir les États-Unis l'année suivante. Ses compétences en anglais l'amènent en effet à servir d'interprète pour une délégation chinoise à Seattle en 1995. C'est là qu'il découvre pour la première fois Internet. Curieux, il cherche alors le mot "bière" dans un moteur de recherche mais ne trouve aucune référence chinoise. Il essaie ensuite avec "Chine" et se rend compte que son pays est absent de la toile. Une déception à la hauteur de sa fascination pour ce nouvel outil, qui le poussera à faire évoluer les mentalités dans l'Empire du milieu.

Alibaba, la naissance d'un géant de l'e-commerce

De retour en Chine, Jack Ma décide de se lancer dans l'aventure Internet. Malgré les réticences du gouvernements chinois face au Web, il crée China Pages, un annuaire en ligne anglophone pour les entreprises du pays. Mais il peine à convaincre les sociétés chinoises de s'inscrire... Il trouve donc un emploi d'interprète et de guide pour le gouvernement, ce qui lui permet de faire la rencontre en 1997 de Jerry Yang, cofondateur de Yahoo!, lors de sa première visite en Chine. L'année suivante, le ministère du commerce lui propose un poste intéressant : participer à la création de sites Internet facilitant le business. En février 1999, il décide de se lancer dans le grand bain. Il convoque 17 amis et collègues dans son modeste appartement de Hangzhou pour leur présenter son projet de plateforme de commerce électronique visant à révolutionner l'économie chinoise. Il récolte 60 000 dollars dans la soirée : c'est le point de départ du groupe Alibaba. Le concept ? Servir d'intermédiaire entre des sociétés chinoises et des entreprises occidentales cherchant des produits à bas coûts. La firme se finance donc par la pub et non par des commissions sur les transactions. Ce modèle a vite attiré des investisseurs poids lourds et, dès 2002, l'entreprise devient rentable. En 2003, Jack Ma lance Taobao pour contrer l'essor d'eBay en Chine, qui pourrait menacer son business. Contrairement à son homologue américain, ce service est gratuit, en plus d'être mieux adapté au marché local. Pour assurer la pérennité de ses sites de vente en ligne, Jack Ma lance en 2004 son propre système de paiement, Alipay. À l'époque, en Chine, rares étaient les consommateurs à détenir une carte de crédit. Il leur propose donc de verser de l'argent sur un compte tiers en ligne, une somme qui ne sera transférée au vendeur qu'après réception du produit. Et pour continuer de faire fructifier son empire naissant, Jack Ma s'allie à une vieille connaissance. Il noue un partenariat avec Jerry Yang, qui laisse Alibaba exploiter Yahoo! en Chine contre 40% du groupe de Jack Ma pour un milliard de dollars. Une affaire en or pour les deux parties. Face à cette concurrence féroce, eBay finit par se retirer du marché chinois en 2007.

Un empire en pleine expansion

Devenu incontournable, Alibaba a réalisé en septembre 2014 la plus importante introduction en bourse de tous les temps. Son entrée à Wall Street a permis au groupe de lever 25 milliards de dollars, qui ont été investis dans de nouveaux services dans le secteur du commerce en ligne : Tmall, spécialisé dans les marques premium, Juhuasuan, qui vend uniquement des produits soldés et eTao, qui permet de comparer les prix de produits en ligne. Depuis, la domination d'Alibaba sur le marché chinois de l'e-commerce s'est encore accentuée. Jack Ma ne s'est pas contenté de placer de l'argent dans le secteur du commerce en ligne, il a également investi dans de nouveaux segments comme le "cloud" (informatique dématérialisée), le "big data" (traitement de données), la distribution classique et le divertissement. Il a ainsi crée une division cinéma baptisée Alibaba Pictures, qui a frappé un grand coup l'an dernier en scellant un partenariat avec Amblin Partners, la société de production de Steven Spielberg. Et il n'a pas qu'Hollywood dans le viseur. Jack Ma a maintes fois répété sa volonté d'étendre son empire hors de Chine, notamment aux États-Unis, mais aussi en Europe. Il fait partie des rares chefs d'entreprise étrangers à avoir rencontré Donald Trump, à qui il a promis de créer un million d'emplois dans le pays. Pour quelqu'un qui n'y connaît presque rien en informatique, contrairement à Mark Zuckerberg, Jeff Bezos ou Bill Gates, la réussite de Jack Ma tient presque du miracle. Où s'arrêtera-t-il ?

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