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"À l'époque, tu concluais un transfert avec une bière"
information fournie par So Foot17/01/2022 à 14:00
Temps de lecture: 2 min

"À l'époque, tu concluais un transfert avec une bière"

"À l'époque, tu concluais un transfert avec une bière"

Suiveurs réguliers du Racing Club de Lens, Grégory Lallemand et David Derieux ont décidé de se dépatouiller avec un siècle de transferts dans l'Artois. En ressortent une vingtaine d'épisodes plus ou moins barjots regroupés dans un livre, de la machine à laver de Marc-Vivien Foé à la folie des réseaux sociaux pour faire venir Wooh en passant par la simple binouze qui suffisait à convaincre un gamin à l'aube de la Première Guerre mondiale. Parce que chaque transfert a ses secrets, et que Tonton Gervais en avait pas mal dans sa valise...

Comment a germé l'idée de ce livre ?
David : J'avais des souvenirs du Racing des années 1980 et 1990, des images comme tout le monde. Mais durant le premier confinement, j'ai davantage creusé l'histoire du club. J'ai été surpris de voir à quel point les transferts avaient eu, dès le départ, une vraie importance. Je croyais que c'était venu plus tard, en fait. Mais dès 1909-1910, soit à peine quatre ans après la création du club, il n'existe plus s'il ne recrute pas. À l'époque, Lens était l'équivalent de Grenay ou Billy-Montigny, et le club ne jouait pas dans la même cour qu'Arras ou Béthune. C'était vraiment un club de village, pas du tout un phare dans le bassin minier.
Greg : David s'est rendu compte qu'il y avait peu d'ouvrages sur ce club qui a 115 ans, et qu'il y avait une autre manière de se pencher sur le Racing. Si Raymond Couvreur, le premier recruteur, ne se bat pas pour avoir des joueurs juste avant 1910, le club périclite, et on n'en parle pas un siècle après.

Les transferts d'il y a un siècle, justement, ça ressemblait à quoi ?
DD : Avant la Première Guerre mondiale, Lens essaye de faire une équipe. Mais il se fait piquer ses meilleurs joueurs, par des villages qui ont des collèges et des lycées. On en est aux balbutiements du football, et la légende veut que les dirigeants fassent signer les gamins qui jouent sur la place Verte dans le centre de Lens. Au lieu qu'ils aillent signer une licence au javelot, le premier recruteur du Racing leur paye un verre au bistrot. À l'époque, tu concluais un transfert avec une bière. Le foot n'était pas grand-chose.

Signer un gars pour une bière, ça semble inconcevable maintenant...
GL : Forcément, mais ça dit déjà tout du fait que, quelle que soit l'échelle, il y a toujours eu un intérêt financier ou matériel pour faire venir un joueur. On ne peut pas comparer les transferts du XXI e siècle à ceux du début du XX e . Lire la suite de l'article sur SoFoot.com