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: opinions des gérants internationaux

Profil supprimé
19 déc. 200708:56

indicateur mondial de la gestion 18/12/07
VAGUE 22

Le 18 décembre 2007 - L'Indicateur mondial de la gestion suit et analyse, chaque trimestre, l'opinion des plus grands gérants internationaux sur l'orientation des marchés financiers. Il est réalisé par TNS Sofres pour Natixis Asset Management et Investir. Dans cette 22e vague, 182 gérants européens et américains ont été interrogés du 26 au 29 novembre 2007.

Scepticisme des gérants sur le découplage
entre pays émergents et pays industrialisés à moyen terme

Philippe Waechter, Directeur des Etudes Economiques de Natixis Asset Management, analyse les grandes tendances :

» Perspectives économiques : Deux situations opposées ressortent de cette enquête si nous nous intéressons aux pays industrialisés et aux pays émergents. Le niveau d'activité des premiers reste très bas (USA, Japon) ou ralentit très brutalement (Europe). En revanche, dans les pays émergents, l'activité est forte, en ligne avec les observations récentes. Seuls les pays méditerranéens semblent pénalisés par le ralentissement des pays industrialisés.

» Inflation : Risque plus marqué d'une accélération de l'inflation au sein des pays industrialisés.

» Politiques monétaires : D'après les résultats de l'enquête, la politique monétaire américaine doit devenir très accommodante. La BCE devrait aussi revenir à une politique monétaire légèrement plus souple. La situation globale est suffisamment préoccupante pour que les orientations prônées dans l'enquête fassent fi des risques sur l'inflation.

» Taux d'intérêts long terme : Les taux longs vont continuer de limiter les contraintes sur l'activité globale. Ils doivent probablement un peu baisser en Europe et aux États-Unis. Sur le trimestre, le mouvement le plus marqué à la baisse concerne l'Europe, probablement en raison des inquiétudes sur l'activité.

» Stratégie d'investissement sur les marchés actions : Le découplage des stratégies d'investissement entre pays industrialisés et pays émergents existe toujours mais il est moins marqué qu'en septembre, principalement à cause de l'Asie. A noter : les expositions sur les USA et le Japon sont restées réduites après le fort repli de septembre et l'exposition sur l'Europe a été profondément revue à la baisse entre septembre et décembre.

» Portefeuille modèle : Peu d'évolution sur le trimestre. L'exposition "actions" reste forte malgré les incertitudes.

» Monnaie : Les attentes d'une dépréciation supplémentaire du dollar face à l'euro étaient fortes en septembre, elles ont disparu en décembre. Stabilisation attendue également du yen contre euro.

» Matières premières : Repli attendu sur le pétrole après plusieurs trimestres de hausse. Pas de recul marqué sur l'once d'or.

Question d'actualité : Le marché actions chinois a augmenté de manière significative en 2007. Pour l'année 2008, quelles sont vos perspectives ?

7 gérants sur 10 attendent un arrêt de la croissance du marché chinois en 2008. Pour 4 gérants, l'arrêt de la croissance devrait se faire par consolidation et pour les 3 autres par une correction significative du marché. La continuation de la hausse du marché chinois des actions n'est attendue que par 2 gérants sur 10. Enfin, 10% des gérants consultés n'ont pas d'avis. Ce repli attendu explique peut être la moindre exposition aux actions sur le marché d'Asie hors Japon.

Philippe Waechter vous livre son point de vue :

« L'enquête du mois de décembre accentue encore la divergence entre les pays industrialisés et les pays émergents puisque l'activité en Europe est perçue comme devant ralentir très rapidement. Cette position est probablement excessive mais reflète les inquiétudes face à un environnement qui se dégrade.

Il y a deux effets à distinguer :

- le cycle européen va être affecté par son épuisement naturel compte tenu d'un relais insuffisant de la demande interne pour maintenir la croissance au-delà de sa tendance de long terme. Cet ajustement est néanmoins modéré et il justifie l'atterrissage vers la croissance tendancielle.

- le durcissement des conditions financières devrait s'opérer soit par un resserrement des conditions bancaires (ce qu'indiquait l'enquête de la BCE d'octobre), soit par des tensions sur le marché monétaire (crise de liquidité).

Les gérants interrogés valorisent davantage ce dernier aspect, considérant que le ralentissement brutal de la croissance est inéluctable et faisant passer celle-ci très au dessous de sa tendance de long terme. C'est ce point de vue qui est excessif.

L'autre aspect important est finalement le scepticisme marqué vis-à-vis du marché chinois. Cela reflète probablement une croyance limitée dans le découplage entre l'activité des pays industrialisés et celle des pays émergents. En effet, si à court terme, le découplage peut se profiler, il n'en est pas de même à moyen terme. C'est cette deuxième partie de la proposition qui inquiète les gérants. L'anticipation d'une contagion possible du ralentissement de l'activité à moyen terme est problématique pour les marchés émergents. En conséquence, ils préfèrent s'écarter de ceux-ci dès aujourd'hui.

L'image globale qui ressort de cette enquête est celle d'un changement de tendance dans le cycle global. C'est ce point qu'il faut retenir. »

Philippe Waechter
Directeur des Études Économiques, Natexis Asset Management

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1 réponse

  • Profil supprimé
    20 décembre 200708:39

    20/12/07

    Par Sandra Sebag - le 20/12/2007- L'Agefi Hebdo


    Les allocations d'actifs feront la part belle aux grandes capitalisations en Europe et aux Etats-Unis.


    Mais où sont donc passés les gérants aux analyses économiques sans faille et aux certitudes solides ? Les professionnels de la gestion sont aujourd’hui bien à la peine pour définir une allocation d’actifs en 2008. La crise du subprime qui a éclaté en plein cœur de l’été a créé un halo d’incertitudes sur l’évolution de la conjoncture économique mondiale. Ainsi, aucun consensus n’émerge quant à l’évolution de la croissance aux Etats-Unis. « Il est aisé de construire un scénario noir, récessionniste, voire déflationniste. Mais notre sentiment est que la situation n’est pas aussi sombre qu’on veut bien le dire aujourd’hui, estime Pascal Blanqué, direction de la gestion de CAAM (Crédit Agricole Asset Management). Le schéma le plus probable pour les Etats-Unis est celui d’une croissance inférieure à la tendance pendant quelques temps. » D’autres, à l’exemple de Société Générale Asset Management (SGAM) ou encore d’AGF Asset Management, considèrent que l’année sera marquée par deux grandes périodes, une poursuite du ralentissement et une phase de rebond.

    Le scénario retenu conditionne les perspectives de croissance mondiale. L’Europe aura du mal à ne pas être affectée par la dégradation de la conjoncture américaine. Si les économies émergentes tirent maintenant depuis plusieurs années la croissance mondiale, elles restent aussi dépendantes de la conjoncture américaine. « Au niveau économique, le découplage est certain, expliquait Vincent Strauss, directeur général de Comgest, lors des Perspectives 2008 de HSBC Private Bank France. Le développement commercial régional est une réalité et la croissance du commerce sud-sud devrait se poursuivre. Qui plus est, les dépenses d’infrastructures représentent une partie importante du PIB des économies émergentes. En revanche, au niveau boursier, le découplage pourrait n’être qu’un mythe. Toutes les classes d’actifs ont été corrélées à la hausse ces dernières années. Imaginer qu’une forte correction boursière aux Etats-Unis et en Europe aurait peu d’impact sur les marchés émergents est téméraire. » Ces évolutions ont un impact direct sur les rendements attendus sur les marchés. Elles conditionnent en partie les marchés actions, mais aussi l’évolution des taux d’intérêt.

    Investir par défaut

    En dépit du contexte morose qui entoure les marchés, les gérants anticipent dans leur très grande majorité que, l’année prochaine encore, les marchés actions devraient être plus attractifs que les produits de taux ou encore l’immobilier. Ils soulignent, malgré les révisions attendues de résultats dans certains secteurs dont celui de la finance, que les entreprises affichent des bilans solides liés aux restructurations mises en œuvre après la crise de 2001. Les gestionnaires préconisent donc d’investir par défaut sur les actions, à l’exception notable d’Axa Investment Managers (IM) qui préfère rester neutre sur ces valeurs, anticipant une récession aux Etats-Unis et une politique agressive de soutien de la Fed. Soulignant le caractère peu attractif des autres actifs - faible rendement des obligations d’Etat et de l’immobilier notamment -, CAAM préconise ainsi d’investir plutôt en actions. Il conseille d’être surpondéré sur les titres européens, d’Amérique du Nord et des pays émergents et d’être neutre sur les actions de la zone Pacifique et de l’Europe hors UEM. Un point fait consensus : malgré les liquidités abondantes qui devraient continuer à abreuver les marchés, les stratégistes anticipent de façon générale un retour marqué de la volatilité.

    A ce titre, l’équipe de CAAM va adopter dans sa gestion un biais défensif en privilégiant les valeurs de croissance et les grosses capitalisations au détriment des valeurs cycliques. A l’identique, les gérants de Natixis Asset Management (NAM) et d’AGF AM vont privilégier les grands marchés en Europe et aux Etats-Unis ainsi que les grandes valeurs, en particulier celles qui dégagent une importante capacité d’autofinancement. Contrairement à beaucoup, les gérants de NAM se déclarent prudents sur les marchés actions émergents et sur les matières premières qu’ils jugent surévalués et soumis à une forte spéculation. Conséquence, ils préconisent un retour vers la qualité. A contrario, SGAM misera sur les valeurs de croissance, et notamment celles liées à la technologie qui présentent de nombreuses opportunités au niveau mondial et sur les grandes capitalisations. Les matières premières agricoles lui semble également attractives. A l’identique, le gérant Robeco se veut plutôt offensif et continue à miser sur les émergents. « Par défaut, il faut être sur les actions et par défaut, il faut investir sur les actions des émergents », souligne également Vincent Strauss.

    Retour des crédits corporate

    Si le choix des secteurs, des techniques de gestion ou encore des zones géographiques peut être très différent d’un gérant à l’autre, tous s’entendent sur la nécessité de procéder à une analyse fondamentale et à une sélection fine des valeurs ou stock-picking. « Il est primordial de faire appel à des gérants de conviction dans un contexte de turbulence des marchés », selon Vincent Strauss. Dans cette perspective, la gestion alternative pourrait gagner en importance dans le portefeuille des investisseurs.

    Côté taux, la plupart des gérants ayant adopté un biais défensif seront présents sur les obligations d’Etat, même si elles offrent un profil de rendement faible. Axa IM va même jusqu’à surpondérer les obligations souveraines compte tenu de son scénario particulièrement pessimiste. Plus généralement, une majorité de gérants considère que le marché des crédits corporate devrait générer de nombreuses opportunités, reste à déterminer le bon moment pour revenir sur ce segment. Pour Axa IM, la dette des entreprises pourrait présenter des niveaux de valorisation attractifs car elle a subi une trop forte correction. Mais en début d’année, le gérant se veut prudent sur cette classe d’actifs. Ensuite, il s’agira d’arbitrer finement entre les secteurs et au sein des secteurs. « Il faut toujours revenir, avec un bon jugement sur le timing, sur une classe d’actifs qui a subi une crise, explique Dominique Sabassier, directeur des gestions de NAM. A ce stade, le timing est peut être un peu prématuré mais c’est la classe d’actifs que nous privilégierons dans les semaines à venir pour 2008. » Idem pour SGAM, « il y aura de nombreuses opportunités sur les marchés de crédit, mais il faut encore attendre un peu », selon Michala Marcussen, responsable des études économiques chez (SGAM). Moins prudent, Robeco préconise de revenir sur ce secteur dès le mois de février.

    Il n’y a pas de consensus non plus sur l’une des classes d’actifs phares du moment, à savoir les obligations indexées sur l’inflation. « En 2008, nous considérons que l’inflation restera maîtrisée, mais il existe aujourd’hui un risque inflationniste croissant car la croissance mondiale est fortement consommatrice de matières premières et de produits industriels, explique Dominique Sabassier. Toutefois, nous nous tiendrons à l’écart des obligations indexées sur l’inflation car nous considérons que nous avons atteint un niveau qui anticipe les risques inflationnistes. » Un diagnostic qui n’est pas partagé par tout le monde, les gérants de SGAM considérant qu’il faut continuer à investir sur les obligations indexées sur l’inflation.

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