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: Pour ceux qui s'interesse aux émergents

Profil supprimé
06 déc. 200720:46

et a la qualité de gestion de carmignac....

Mercredi 12 décembre 2007 de 17h00 à 18h30
Thème :
Marchés Emergents : trop tard pour investir?
-Les tuyaux d'une gérante
-Les marchés à éviter
POSEZ VOS QUESTIONS
L’invité : Wen Zhang-Goldberg

Gérante du fonds Carmignac Emergents

le lien
http://www.challenges.fr/forums/ordre/argent/1.html

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31 réponses

  • Profil supprimé
    08 décembre 200709:31

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  • M977878
    08 décembre 200709:50

    Pas de quoi criéer au génie pour Carmignac EMergents : fond moyen depuis 1 an

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  • M977878
    08 décembre 200710:37

    Depuis 1 an dans sa catégorie :

    Perf classement catégorie
    1er janvier +22.91% 41/93 +22.05%
    1 mois -7.95% 83/95 -6.45%
    3 mois +5.03% 68/95 +6.54%
    6 mois +6.24% 71/94 +9.20%
    1 an +28.00% 53/92 +28.93%

    Un parcours tout à fait remarquable depuis 1 an , un fond hors du commun :-)). tiens je connais un fond indiciel FEDERAL INDICIEL APAL qui fait aussi bien voire mieux , et en plus il est élligible PEA ce qui pour moi est important .

    Bon après ca peut être passager cette baisse de forme mais j'ai constaté que des fonds qui commencaient à être moins performants avaient du mal à redresser la barre : par exemple j 'ai observé la baisse des fonds de Richelieu en début 2006 (chez qui j'étais et que j'ai quitté) et qui ne s 'est pas démentie par la suite .

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  • Profil supprimé
    08 décembre 200710:58

    Je viens de regarder sur Morningstar les caractéristiques de ce fonds (en fait il y a en a deux, la distinction reposant sur la valeur de la part). je suis assez surpris de leur classement Morningstar. En effet, ils sont dans la catégorie "actions Asie-Pacifique hors japon" et leur allocation géographique comporte plus de 90 % en zone euro ?

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  • M154014
    08 décembre 200711:17

    Selon le reporting du 31/10/07:

    - 85 % Asie Pacifique ex Japon (Australie, Hong-Kong,
    Corée du Sud, Taiwan, Singapour, Chine)
    - 15 % Amerique Latine (Mexique, Brésil)

    HONG KONG 9.2 %
    COREE DU SUD 21.1 %
    TAIWAN 12.5 %
    SINGAPOUR 9.2 %
    CHINE 1.9 %
    MEXIQUE 6.7 %
    BRESIL 8.3 %

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  • le_gong.
    08 décembre 200711:46

    1er janvier +22.91% 41/93 +22.05%
    1 mois -7.95% 83/95 -6.45%
    3 mois +5.03% 68/95 +6.54%
    6 mois +6.24% 71/94 +9.20%
    1 an +28.00% 53/92 +28.93%
    2 ans +55.48% 20/75 +49.03%
    3 ans +145.37% 12/71 +125.39%
    5 ans +286.90% 2/62 +197.85%
    10 ans +429.17% 2/45 +184.41%

    sur 1 an 53eme c'est pas terrible
    sur 2 ans 20eme c'est assez moyen

    franchement il baisse par rapport a quelques années .
    ce serait interessant de savoir quel secteur ou pays le plombe .

    LeGong.

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  • Profil supprimé
    08 décembre 200722:09

    bon comme mon post précédent ,comme a la bataille navale , a été touché et coulé....:-)) je vous dirais juste un truc philip c'est que pour moi la performance et la qualité d'un fond s'observe sur une période 5 ans minimum, le temps necessaire de voir celui ds ttes les phases du marché et du cycle économique...jugé a 1 mois 1 an ou 1 jour cela n'est pas signifiant sauf a vouloir jouer les coureurs de fond ou les coureurs de dot...ou d'avoir des qualités de market timer irréprochables, ce que je vs souhaite bien evidement.


    bon maintenant libre a vs de penser exactement le contraire, ceci n'étant que ma misérable opinion...

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  • Profil supprimé
    09 décembre 200709:02

    dont worry be happy werner :-)))

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  • Profil supprimé
    09 décembre 200709:25

    voyons ce que la bete a réellement sous le capot et ce la belle en a fait....;-)))

    au 30/11/07

    Performance 1 an 3 ans 5 ans
    Annualisée Fonds 47,59 % 43,08 % 34,66 %
    Catégorie 44,03 % 36,57 % 27,96 %

    Cumulée Fonds 28,00 % 145,37 % 294,49 %
    Catégorie 27,82 % 124,61 % 206,34 %


    Indices 1 an 3 ans 5 ans
    Risque 22,17 % 18,87 % 19,89 %
    Alpha 3,25 % 7,61 % 8,27 %
    Ecart de suivi 5,15 % 5,78 % 8,41 %
    DSR 5,48 % 9,43 % 9,01 %
    Perte maximum 5,01 % 11,10 % 11,10 %
    Ratio de Sharpe 2,77 1,91 1,67
    Ratio d'information 0,49 1,02 0,77

    (calculs sur 3 ans)
    Ratio de Modigliani 0,34
    Ratio de Sortino 3,73

    Par rapport à sa catégorie :
    Beta 1,06
    Beta haussier 1,17
    Beta baissier 0,91
    R² 90,43

    Par rapport à sa macro-catégorie :
    Beta 1,06
    R² 90,45

    analyse géographique et évolution

    Classes d'actifs 1 an (%) 3 ans (%) 5 ans (%)
    Act. Am. Latine 36,9 27,3 40,8
    Act. Emerg. Asie 63,1 56,6 47,9
    Act. Emerg. Europe - 16,1 11,3

    analyse par style et évolution

    Classes d'actifs 1 an (%) 3 ans (%) 5 ans (%)
    Growth 80,6 30,4 0,7
    Value 19,4 69,7 99,3

    ccl : une belle bète qui mérite d'etre protégée au titre de la diversité biofinanciere :-)))

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  • Profil supprimé
    10 décembre 200716:18

    ma question pour le tchat de mercredi et suivant la réponse j'allume le bucher....:-)))

    ---------------------------
    les questions en question st les suivantes :

    bonjour et bravo pour le boulot réalisé au sein de carmignac emergents...
    mes questions concernent plus directement votre gestion du fond...depuis 2 ans le fond se situe tout juste dans la moyenne de sa catégorie...a quoi attribuez vous cette baisse de régime , et ceci meme si je sais que 5 ans c'est un minima pour jugez de la qualité de gestion d'un fond...
    vs etes passé d'un style plutot value a un style croissance...pourquoi un tel changement ?
    enfin je note aujourd'hui des paris géographiques tranchés sur l'asie et l'amérique latine et la quasi absence des marchés d'europe de l'est...pourquoi ? et ne croyez vs pas que cela concourt a augmenter la volatilité du fond et accentuer la prise de risque par le biais d'une moins bonne diversification ?
    pour conclure j'aimerais connaitre quel est la part de cash que vs conservez en permanence au sein du fond ? merci d'avance pour vos réponses... +

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  • M2976418
    11 décembre 200722:42

    Merci pour ces infos.
    Pourriez-vous me dire où les trouver ces informations pour les fonds et où trouver les définitions des indicateurs présentés ?
    Je ne suis pas encore expert malgré une lecture régulière du fameux "Forum Lupus" (que je conseille à tous)

    Signaler un abus

  • Profil supprimé
    12 décembre 200718:34

    et merci a vs...
    pour les infos voyez sur l'excellent site quantalys

    le lien : http://www.quantalys.com/

    pour le glossaire j'aime bien celui de fidelity qui sans etre exaustif a le mérite d'etre clair, est adapté aux fonds et ne demande pas un diplome en stats pour comprendre :-)))

    le lien :
    http://www.fidelity.ca/fidelity/media/downloads/fund_quarterly_updates/fre/FI_Glossary_French.pdf

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  • Profil supprimé
    13 décembre 200718:41

    Marchés Emergents : trop tard pour investir?
    -Les tuyaux d'une gérante
    -Les marchés à éviter
    Mercredi 12 décembre 2007 de 17h00 à 18h30
    Wen Zhang-Goldberg
    Gérante du fonds Carmignac Emergents.
    challenges



    Question de : Hugues BDM
    Venant de quelqu'un qui est CEO en Chine. Devant les immenses problemes que rencontre actuellement la Chine dans son developpement (pollution, qualite de l'eau, corruption au niveau local des dirigeants politiques qui genent l'implantation et le travail des entreprises, diplomatique avec le tibet ...). Quel est l'avenir de la chine ? Je precise (il le faut) que je suis dans le Henan qui est reconnu pour sa corruption (cf. new CBD in ZhengZhou). Le Shandong, le shaanxi sont incomparables au Henan sur ces points et pourtant ... j'ai remarque que plus on se rapproche de Beijing et moins la corruption etait importante (mais existe encore ??!!!). Une autre remarque est l'incroyable haine envers le Japon exacerbee par les autorites pour differentes raisons. Un sondage recent en chine a demontre que 70 % des chinois seraient prets a donne tout ce qu'ils possedent si il devait y avoir une guerre contre le Japon ... C'est un peu comme l'IRAN et ISRAEL (sans blague).
    A qd une guerre ... (et je ne parle pas de l'Inde).

    Réponse :C'est vrai que le développement rapide de la Chine amène aussi son lot de problèmes, mais je crois que le gouvernement fait des efforts depuis quelques années pour s'attaquer aux problèmes de corruption (beaucoup d'officiels ont été arrêtés et jugés), de pollution (fermetures de PME polluantes, nouvelles normes), et aussi d'appauvrissement des zones rurales et isolées. La corruption est plus grave dans certaines région comme le Henan qui est très pauvre sans doute à cause d'un contrôle plus important des autorités locales qui rend le travail d'investigation plus difficile.
    Pour ce qui est des relations avec le Japon, vous devriez savoir, en connaissant bien la région, qu'il y a beaucoup de ressentiments des pays de l'Asie du Nord (pas seulement la Chine) envers le Japon depuis la seconde guerre mondiale, exacerbés par un révisionisme qui est encore en pratique aujourd'hui. Un sondage comme celui que vous citez relève du domaine du sensationalisme puisqu'il est (heureusment) irrationel de parler de guerre entre la Chine et le Japon... Ils sont trop occupés à faire du business ensemble! Ce qui est mieux pour tout le monde.

    Question de : santini jean nice
    bonjours j'ai que cet endroit pour vous signaler que je recois 2 challenges dans mon abonnement merci de faire le necessaire pour en recevoir qu'un seul

    Réponse :Malheureusement je ne pourrais pas vous aider, mais je suis sûre qu'il y a un service abonnés que vous pourriez contacter... non? Si non offrez votre seconde copie à quelqu'un, c'est Noël.

    Question de : michel-claude .lORRIAUX
    quelles sont les lignes d'investissement que vous séléctionnerez sur le marché indien?

    Réponse :J'investis dans plusieurs secteurs en Inde: l'infrastructure, les banques, l'immobilier et les télécom.

    Question de : Pétrus.
    On entends de plus en plus d'avertissements sur la bulle chinoise mais aussi sur d'autres pays émergents. Il semble aussi que le ralentissement US pourrait affecter la croissance des pays Asiatiques, et la Chine en particulier. En temps que gêrante d'un fonds axé sur les émergents, conseillez-vous de vendre et revenir plus tard ou au conraire attendre (avec le risque d'une chute brutale des cours?)

    Merci pour votre avis.

    Réponse :Je suis très positive sur le potentiel des pays émergents sur le long terme et mon investissement est également de long terme. Les pays émergents vont générer une croissance supérieure aux pays développés, leurs fondamentaux sont solides, la démographie et l'amélioration du niveau de vie favorisent la consommation. Par conséquent, même si à court terme le marché reste volatile, je continue à être investie, en faisant de bons choix de titres ou de marchés. Il y a des marchés qui paraissent en effet frôler la bulle, ce qui est le cas de la bourse chinoise domestique sur laquelle je ne suis pas engagée, mais il y a beaucoup d'autres marchés comme le Brésil par exemple qui présentent un niveau de valorisation attrayant avec une progression bénéficiaire supérieure à 15%.

    Question de : Rafiq
    j voudrais investir en algerie quel domaine meroposez vous?

    Réponse :Je ne fais que des investissements sur des entreprises cotées, donc pour l'instant la bourse algérienne n'a qu'une existence symbolique et je ne peux pas y faire grand chose. Si vous voulez faire du private equity il y a sans doutes des choses à faire mais il faut consulter un spécialiste dans ce domaine.

    Question de : lupus5
    bonjour et bravo pour le boulot réalisé autour de carmignac emergents...
    mes questions concerne plus directement votre gestion du fond...depuis 2 ans le fond se situe tout juste dans la moyenne de sa catégorie...a quoi attribuez vous cette baisse de régime , et ceci meme si je sais que 5 ans c'est un minima pour jugez de la qualité de gestion d'un fond...
    vs etes passé d'un style plutot value a un style croissance...pourquoi un tel changement ?
    enfin je note aujourd'hui des paris géographiques tranchés sur l'asie et l'amérique latine et la quasi absence des marchés d'europe de l'est...pourquoi ? et ne croyez vs pas que cela concourt a augmenter la volatilité du fond et accentuer la prise de risque par le biais d'une moins bonne diversification ?
    pour conclure j'aimerais connaitre quel est la part de cash que vs conservez en permanence au sein du fond ? merci d'avance pour vos réponses...

    Réponse :Merci de suivre l'évolution de notre travail.
    Le fonds Carmignac Emergents a progressé de 22,28% en 2006 contre 15,93% pour l'indice, et cette année il est en hausse de plus de 25%, à peu près comme l'indice. Ce n'est pas mal en absolu mais je comprends que vous en vouliez toujours plus... Je ne connais pas l'allocation des autres fonds auxquels vous nous comparez mais il est certain que je n'investis pas sur la bourse domestique chinoise en trouvant que c'est trop cher avec des critères de gouvernance d'entreprises et de liquidités pas toujours satisfaisants, donc j'imagine que d'autres fonds ont plus profité de la bulle. Je n'ai aucun regret. Je ne fais pas de la performance à n'importe quel prix.
    Le fond n'a jamais été "value" ou "croissance", il s'agit d'une gestion active et non indicielle. Il se peut que le portefeuille vous paraisse plutôt 'value" ou "croissance" mais je ne suis pas guidée par ces critères. Mon processus de gestion se base sur une double approche "Top down" et "Botoom up".
    L'allocation géographique du portefeuille dépend des opportunités que je trouve et s'il y a de meilleures choses à faire ailleurs qu'en Europe de l'Est je ne m'oblige pas à garder une exposition en Europe de l'Est.
    La gestion du cash est active, comme le reste, donc peut varier de 0 à 10% mais ne reste pas en permanence à un certain niveau.

    Question de : Fabrice
    Bonjour,

    Que pensez vous de la théorie du découplage entre les marchés occidentaux et les marchés asiatique et la Chine principalement.
    Le découplage est il de la poudre aux yeux qui va être anéanti par un futur krach boursier asiatique ?


    Réponse :Les pays émergents dépendent moins des Etats-Unis aujourd'hui grâce à une intensification des échanges commerciaux intra pays émergents. La Chine n'a jamais autant exporté vers l'Arabie Saoudite, la Russie ou le Brésil qu'aujourd'hui. De plus les conditions de liquidité sont excellentes dans l'univers émergents, ce qui les rend moins dépendants des investissements étrangers. Et enfin en affichant de solides fondamentaux ils sont moins vulnérables à un contexte extérieur défavorable. C'est sûr qu'un ralentissement aux Etats-Unis affectent tout le monde, mais moins qu'il y a dix dans le cas des pays émergents.

    Question de : Eric V
    Bonjour,
    Je souhaite investir une partie de mes liquidités pour un horizon de 5 ans. Faut-il attendre une consolidation pour entrer sur les émergents ?
    Vaut-il mieux passer par un fonds spécialisé ou généraliste (au niveau géographique)?
    Merci.

    Réponse :L'avantage d'un fonds généraliste est que vous n'aurez pas à faire l'allocation géographique vous même, le gérant qui suit le marché de près et possède une vision globale peut réagir plus rapidement et plus judicieusement. En choisissant des fonds régionaux vous ne pourrez changer d'allocation tous les trois jours, et il y aura un coût.
    Si vous voulez investir à long terme, vous pouvez moyenner et ne pas constituer la position entièrement en une seule fois

    Question de : BOB
    BOURSE CHINOISE EST IL TROP TARD POUR INVESTIR,??

    Réponse :La bourse domestique chinoise me paraît bien surévaluée aujourd'hui. Ce n'est pas un investissement sans danger. Il y a beaucoup d'opportunités dans d'autres pays ou régions.

    Question de : Votre nom Romain
    Bonjour,

    Je suis Conseiller en Gestion de Patrimoine salarie. Dans un processus d architecture ouverte et de sélection je privilégie souvent Carmignac emergents. Pourquoi encore vous faire confiance ?

    Réponse :Parceque l'expérience, dans une classe d'actif telle que les pays émergents est importante. Ayant travaillé depuis 11 ans sur cet univers je commence à bien connaître les contextes politiques, sociaux et économiques. Le processus de gestion basée sur le "top down" et le "bottom up", a prouvé son efficacité. J'espère bien que Carmignac Emergents va encore avoir beaucoup de beaux jours devant lui...!

    Question de : Ben32
    Un de vos confrere dit que l'inde est cher mais rentable, qu'en pensez vous pour une vision à court terme, moyen terme?

    Réponse :C'est toujours un marché cher en relatif mais à côté de la Chine tout paraît bon marché... C'est toujours un marché dynamique profitant d'une belle croissance domestique. A court et moyen terme, c'est plutôt une bonne diversification.

    Question de : michel owczarczak e-mail: michelow@hotmail.fr
    pourriez vous me préciser comment investir, je suis en import export
    et président d'une association de solidarité internationale

    Réponse :Comment investir où? Si c'est sur les marchés émergents, à travers des fonds spécialisés comme le nôtre. Nos équipes commerciales peuvent vous conseiller.

    Question de : Pierre-Henri Ducou
    Bonjour,

    Peut-on acheter directement des valeurs des marchés émergents avec un simple compte-titre, et si oui, quelles actions acheter ?

    Réponse :Il faudrait ouvrir un compte avec une structure ayant une activité de courtage permettant l'achat des actions émergentes je pense. Pour les valeurs, il y en a beaucoup! Regardez ce qu'il y a dans notre portefeuille.

    Question de : jerome du 56
    bonjour, la chine et le bresil investi dans le marché marocain, y a t'il un potentiel sur le marché marocain

    Réponse :Oui, bien sûr, j'ai eu des valeurs marocaines mais ce ne sont pas toujours des actions très bons marchés.

    Question de : François
    Craignez vous une explosion de la bulle financière sur le marché chinois en 2008?

    Réponse :Le gouvernement essaie de réfléchir à une manière de creuver la bulle gentiment, en absorbant cette liquidité abondante (qui a alimenté la bulle) ou en la dirigeant vers d'autres places boursières. Ce sera peut être un dégonflement plutôt qu'une explosion...

    Question de : Drakkar
    faut miser sur les small caps ou les big caps dans les pays émergents ?

    Réponse :Il y a de belles opportunités quelle que soit la catégorie de capitalisation. Nous avons un portefeuille assez diversifiée en capitalisation et je lance un nouveau fonds Emergents sur les small et mid caps en janvier.

    Question de : François
    Investisseur particulier chez Carmignac, vous avez toujours eu d'excellentes performances, en particulier votre fond. J'ai noté une trés bonne résistance au crises sur le long terme. Vous est il déjà arrivé de vous replier sur des actions européennes en temps de turbulences sur les marchés émergents comme semble le faire l'autre fond star de carmignac, carmignac investissement ?

    Réponse :Je suis obligée d'investir dans les actions des pays émergents, donc pas de repli possible sur des actions européennes ou américaines... !

    Question de : François
    En 2007, votre coup de coeur d'investisseur etait allé à la Corée, quel sera votre coup de coeur en 2008 ?

    Réponse :Le Brésil, qui a été le réel coup de coeur en 2007, le sera encore en 2008. La Corée est un bon marché de stock picking qui a bien rempli son rôle cette année et qui pourra continuer à offrir des choix de valeurs intéressants.

    Question de : Clément
    dans l'article de challenges, on a l'impression qu'en Amérique Latine, il n'y a que le Brésil qui est intéressant pour les investisseurs

    Réponse :Il y a des investissements possibles dans d'autres pays, mais le Brésil possède un bon contexte macro économique, une politique monétaire accomodante, des ressources naturelles et une croissance économique en accélération. Donc c'est l'un des marchés les plus intéressants.

    Question de : vamos
    avez vous des sociétés africaines dans votre fonds ?

    Réponse :Nord ou Sud Africaines seulement. Pour les reste de l'Afrique des investissements indirects à travers des sociétés opérant en Afrique. L'investissment direct boursier est difficile à cause des conditions de liquidité assez médiocres et un contexte politico-économique pas très encourageant.

    Question de : Stéphane
    quelles sont vos valeurs préférées en Europe de l'Est ?

    Réponse :Quelques valeurs en Russie, Gazprom, Mobile Telesystem, Sberbank etc....

    Question de : François
    Pouvez vous nous en dire plus sur ce nouveau fond small/mid cap sur les pays émergents ?

    Réponse :C'est un fonds qui va investir dans des small et mid caps jusqu'à 8 milliards de USD en capitalisation, et il va pouvoir explorer de nouveaux marchés que nous ne pouvions prendre en considération jusqu'à maintenant à cause de la liquidité.

    Question de : François
    Pensez vous pouvoir réaliser une performance proche de celle des 5 dernières années (environ 280% il me semble) dans les 5 prochaines années ?

    Réponse :Deux secondes, je sors ma boule de cristal... Hmmm ... j'aimerais bien reproduire la même performance, mais c'est impossible à dire.

    Question de : lupus5
    d'apres vous quels avantages a l'investisseur lambda a choisir un fond géré activement tel que carmignac emergents plutot qu'un tracker en cotation continue et moins chargé en frais ? pouvez nous en dire plus sur votre prochain fond small et mids caps ? enfin comment jugez vs de la valeur d'une entreprise émergente alors que bien svt les flottants de ces entreprises disponibles sont faibles et l'état omniprésent ?
    merci d'avance pour vos réponses

    Réponse :La performance d'un fonds émergent comme le mien est une performance NETTE de frais... donc si surperformance il y a, elle est nette de tout frais et vous revient directement. Dans une année difficile comme en 2002, l'indice a perdu 22,04% et mon fonds a baissé de 11,74%; dans une année exceptionnelle comme en 2005, le fonds progresse de 59,71% et l'indice de 50,24%. On essaie de vous protéger dans la baisse (avec l'utilisation de couvertures) et on essaie de faire le mieux possible dans la hausse.
    Pour le fonds small et mid caps, voyez la réponse déjà donnée.
    Le flottant est de plus en plus important, et il est tout à fait correct dans beaucoup de cas. Si l'état est omniprésent en Chine et en Russie ce n'est absolument pas le cas des pays comme le Brésil ou l'Inde. Il y a une énorme culture entrepreneuriale en Inde. Nous avons énormément de critères qui entrent en compte pour la sélection de valeurs, et nous tenons compte évidemment de ces deux éléments.


    Question de : lupus5

    pouvez vs ns en dire plus sur votre façon de travailler ? vs appuyez vs sur des équipes locales ou n'investissez vs que sur des zones que vs connaissez bien a titre personnel ? effectuez vs régulièrement des visites aux managers des entreprises ds lesquelles vs investissez ? et comment s'articule votre travail au sein de carmignac, en particulier avec f.leroux qui défend des positions macro tres fortes autour des matieres premieres, des émergents et du fameux découplage asie-us ?

    Réponse :Rapidement car le chat est terminé. Je travaille avec un analyste sur Paris et je collabore avec mes collègues gérants dont les fonds ont des synergies avec le mien. Je passe 2 à 3 mois par an sur le terrain. C'est très important de rencontrer les dirigeants et de visiter les infrastructures. Frédéric Leroux nous aide pour l'analyse macro et la gestion des couvertures, et nous avons une réunion de gestion quotidienne pour discuter de toutes ces questions ensemble. Lorsqu'il s'agit de mettre en place des couvertures pour mon fonds, je me concerte avec Fred pour avoir son avis sur les instruments, le timing etc.

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  • qpado
    13 décembre 200719:06

    "...Si vous voulez investir à long terme, vous pouvez moyenner et ne pas constituer la position entièrement en une seule fois"

    --> le marché est un peu surévalué actuellement ?

    Signaler un abus

  • Profil supprimé
    13 décembre 200720:05

    merci lupus5 pour ce lien

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  • l.pirson
    14 décembre 200722:02


    Infrastructure, c'est le mot qui circule sur toutes les lèvres lorsqu'un gestionnaire de fonds vous parle des pays émergents. JPMorgan Asset Management n'a pas fait exception à la règle lors de sa conférence tenue hier sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Et la tendance s'intensifie, selon les gestionnaires.

    Notamment en Russie, qui profite amplement des revenus du pétrole et de ses dérivés. Ce qui, en passant, n'est pas une raison pour jouer les pétrolières dans le pays de Poutine. «Toute augmentation des prix du pétrole file dans les caisses de l'Etat», nous dit Gregory Mattiko, portfolio manager pour les marchés d'actions des pays émergents. «Nous n'aimons pas les actions actives dans le pétrole.» Par contre, ces recettes, qui ont tout d'abord servi à payer la dette du pays, sont progressivement investies dans l'économie du pays. A commencer par l'infrastructure. «Poutine veut investir 200 milliards de dollars dans les prochaines 5 années sur les routes.» Autre événement, les Jeux olympiques d'hiver en 2014, à Sochi dans le sud-ouest de la Russie. «L'investissement va propulser des secteurs comme la construction, le parc immobilier et celui du transport, et contribuer au démarrage économique de toute une région.» Le gestionnaire pointe également quelques valeurs, comme la société contrôlée par l'Etat Unified Energy System (UES) qui «affiche actuellement une décote de 25% par rapport à la valeur agrégée de ses composantes». Il signale aussi Sberbank, une banque bénéficiant d'une position privilégiée dans le marché bancaire aux particuliers, un marché «aujourd'hui moins développé que l'Indonésie». Citons encore Open Investments, une société active dans l'immobilier résidentiel et «sous-évaluée», ou la chaîne de pharmacies 36.6 qui devrait profiter de la croissance de la consommation russe, «grande gagnante des prix élevés du pétrole».

    Mattiko en est conscient, il existe des faiblesses en Russie: les exportations sont principalement axées sur le pétrole et le vieillissement de la population ne fait pas bon ménage avec la xénophobie ambiante.

    Démographie galopante

    Un problème que ne connaissent ni la Chine ni l'Inde, avec respectivement 39% et 42% de leur population en dessous de 25 ans. En Inde, la population en âge de travailler va croître de 71 millions d'unités sur les 5 prochaines années. «Le gouvernement indien répond à ce défi en créant des sociétés de construction», constate Adam Matthews, spécialiste Asie chez JPMorgan Asset Management. Selon le gestionnaire, l'Inde souffre d'un manque d'infrastructure dans les aéroports, les ports et les routes, bien plus qu'en Chine. «Au port de Shanghai, il vous faut six heures pour débarquer vos containers et en réembarquer d'autres. A Bombay, il faut de 4 à 8 jours.»
    Le besoin d'urbanisation des villes est aussi criant. Les deux pays comptent ensemble 185 villes abritant une population de plus de 1 million d'âmes, contre 45 pour l'Europe et les Etats-Unis réunis.

    L'Inde compte doubler ses investissements dans son plan 2008-2012, ce qui devrait profiter à des sociétés comme le groupe énergétique Reliance Energy, selon le gestionnaire.

    La Chine, quant à elle, vient «d'achever sa première phase de modernisation avec les villes côtières, sa deuxième phase concernera des villes énormes à l'intérieur du pays».

    En termes de consommation, les deux pays montrent tous deux d'énormes opportunités. Pour exemple, le taux de pénétration du GSM avoisine les 22%, en croissance de 56% depuis l'année passée, dans un pays où «il faut plus d'un an pour amener un câble d'une ville à l'autre». C'est la raison pour laquelle Bharti Airtel figure en si bonne position dans le fonds JF India de JPMorgan.

    L'Echo-Actualités, 30-11-2007

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  • Profil supprimé
    14 décembre 200722:43

    A commencer par l'infrastructure. «Poutine veut investir 200 milliards de dollars dans les prochaines 5 années sur les routes.» Autre événement, les Jeux olympiques d'hiver en 2014, à Sochi dans le sud-ouest de la Russie. «L'investissement va propulser des secteurs comme la construction, le parc immobilier et celui du transport, et contribuer au démarrage économique de toute une région.»

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  • M5649485
    15 décembre 200702:51

    ces 200milliards investis par poutine pourraient peut etre rejaillir sur les"small caps russes" peut etre une piste pour 2008? sans compter que ces valeurs semblent decorrelees des marches actions comme le demontre leur excellente tenue au cours du mois dernier dans un contexte de debacle generale....qu en pensez vous?.

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  • Profil supprimé
    15 décembre 200709:41

    Tout à fait d'accord iroise et c'est aussi mon choix et pas seulement pour 2008, maintenant que le dessin du paysage politique russe semble plus clair pour les années qui viennent.

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  • Profil supprimé
    15 décembre 200710:12

    "maintenant que la paysage politique russe semble se dessiner d'une façon plus claire", c'est mieux comme çà ?

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  • Profil supprimé
    15 décembre 200710:15

    "le paysage", décidément je vais retourner me coucher moi...

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  • Profil supprimé
    15 décembre 200714:57

    1000% de gains en Russie

    Propos recueillis par Perrine Créquy
    07/12/2007 | Mise à jour : 23:27 | .
    Odeniyaz Dzhaparov gère le fonds DWS Russia, au sein du groupe Deutsche Bank. Il estime qu’il est important d’avoir une présence locale pour investir en Russie, même si le pays a fait des progrès.
    LE FIGARO.FR - Vous êtes basé à Francfort. Comment gérez vos investissements à distance, dans un pays réputé corrompu ?
    Odeniyaz Dzhaparov – Nous possédons un bureau à Moscou qui nous permet d’avoir un lien avec les dirigeants russes. Chez DWS, nous avons une longue expérience de l’investissement en Russie. Au sein de l’équipe, nous parlons russe, nous connaissons le pays. Tous ces facteurs contribuent à faire les bons choix de placement. Il est vrai que la corruption est un réel problème en Russie, tout comme l’indépendance limitée de la justice, la pauvreté et les institutions peu développées. Mais elle affiche aussi un taux d’alphabétisme de 100%. Par son mode de vie et par sa mentalité, elle est plus proche de nos cultures européennes que les autres pays émergents. On ne peut pas attendre de la Russie qu’elle ressemble aux pays de l’Europe de l’Ouest en quelques années. Déjà, elle a parcouru un chemin considérable. Il y a seize ans, ce pays était totalement différent. Je pense que les investisseurs peuvent avoir davantage de bonnes surprises que de mauvaises en misant sur la Russie.

    Vladimir Poutine a remporté les élections législatives, le week-end dernier. Dans quelle mesure la politique impacte-t-elle l’économie russe?
    Ce résultat donne la stabilité, et les marchés apprécient. Mais les liens entre politique et marchés ne sont pas évident. Par exemple, il était difficile de trouver un article positif sur la Russie dans la presse occidentale au cours des sept dernières années. Pourtant, durant cette période, le marché russe a réalisé des gains de l’ordre de 1000%. Cette performance récompense les progrès économiques du pays. La politique menée dans ce domaine a été responsable et prudente. Aujourd’hui les investissements directs se multiplient, et ils proviennent de sociétés d’Europe de l’Ouest comme d’Asie. La Russie est en train de devenir un des principaux marchés de consommation en Europe. Il y a déjà des gains à engranger dans l’énergie, les métaux, le secteur minier, les télécoms, les banques, et le secteur de la consommation, dans lesquels nous investissons.

    A quels profils d’investisseurs conseillez-vous d’investir en Russie ?
    La Russie ne convient pas aux placements de court terme. Elle reste un pays émergent. La volatilité est donc très grande. Il n’est pas toujours aisé de savoir comment interpréter différents événements et annonces. Il me parait donc essentiel d’investir par le biais de gérants professionnels.

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  • Profil supprimé
    15 décembre 200720:31

    J'ai vu il y a peu de temps,Capital sur M6, je croie, qu'ils nous avaient reproduit "un petit PARIS" avec de beaux immeubles haussmaniens à une trentaine de kilomètres de Pékin et une belle tour eiffel...

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  • Profil supprimé
    16 décembre 200712:41

    Claude Tiramani est gérant spécialiste de la Russie au sein de Parvest BRIC, le fonds de BNP Paribas dédiés aux quatre principaux pays émergents. Il détaille ses préférences d’investissement dans ce pays en pleine mutation.
    LE FIGARO.FR – La Russie est connue pour la richesse de ses sous-sols. Comment misez-vous sur les matières premières dans ce pays?
    Claude Tiramani – La Russie produit désormais plus d’or que l’Afrique du sud. Elle extrait aussi du nickel. Surtout, elle est le pays le plus riche en gaz, avec 26% des réserves mondiales. Dans ce secteur, nous aimons beaucoup Gazprom. Il va devoir réaliser des investissements importants pour développer ses réserves en Sibérie, difficiles d’accès. Mais sa rentabilité devrait croître jusqu’en 2011. Le tarif du gaz est en effet subventionné pour le moment en Russie. Il est donc vendu sur son marché domestique près de 60% moins cher qu’en Allemagne. Mais comme la Russie souhaite intégrer l’organisation mondiale du commerce, elle doit mettre un terme à cette politique tarifaire préférentielle. Elle devrait donc augmenter ses prix de 20 à 25 % par an au cours des quatre prochaines années. Elle vient d’ailleurs d’enclencher ce processus, en relevant ses prix juste après les élections législatives, qui se sont tenues le week-end dernier. Nous ne nous attendions pas à cette décision si vite, en plein hiver. Mais le pouvoir est suffisamment fort pour le faire dès aujourd’hui, sans attendre le printemps.

    La Russie est aussi un grand producteur de pétrole. Quelle est votre stratégie pour cette matière première ?
    Le pétrole facile, c’est terminé. Les groupes pétroliers ont investi beaucoup d’argent ces dernières années pour acquérir des techniques occidentales permettant d’augmenter la productivité des gisements. Mais ces champs pétrolifères se tarissent. Ils vont donc devoir investir encore davantage pour découvrir et exploiter de nouveaux gisements. C’est très coûteux. Aussi, le pétrole est davantage taxé que le gaz, il n’y aura donc pas un effet de convergence des prix comme celui qui est attendu sur le gaz. La plupart des sociétés de ce secteur sont en outre valorisées très cher. La seule que nous sélectionnons sans hésiter est Rosneft. Cette société qui a acquis Iouganskneftegaz, le reliquat de l’empire Ioukos, présente de bonnes perspectives.

    Quels sont les autres secteurs qui vous séduisent en Russie ?
    Les industriels russes de l’acier sont très compétitifs. Ils produisent en effet à la fois les composants de l’acier, charbon et minerai de fer, et l’acier lui-même. Et leurs carnets de commandes sont remplis. La Russie développe actuellement ses infrastructures, routes et chemins de fer. L’immobilier est aussi en plein essor, des logements sociaux aux résidences de luxe. De nombreuses sociétés arrivent pour lever de l’argent dans ce secteur. Le réseau électrique doit être rénové pour éviter les coupures de courant, fréquentes à Moscou. L’Allemand E.ON et l’Italien Enel sont passés à l’offensive pour mettre un pied dans ce secteur, qui sera privatisé l’an prochain.Par ailleurs, la consommation se développe, pas seulement à Saint-Pétersbourg ou Moscou, mais aussi dans les campagnes. Les opérateurs télécom sont très intéressants. Nous aimons beaucoup Wimpelcom, qui pourrait fusionner avec Golden Telecom, le leader des télécommunications en Russie. Wimpelcom va installer la fibre optique à Moscou, et si l’alliance est confirmée, elle permettra des synergies importantes.La grande distribution s’installe dans le pays. La vente au détail reste l’apanage des commerces d’Etat, mais quelques supermarchés commencent à sortir de terre. La concurrence fait rage actuellement pour trouver les bons emplacements, qui seront déterminants par la suite.

    Faire des affaires en Russie n’est pas toujours de tout repos… De nombreux chefs d’entreprises subissent des pressions de la mafia. Comment intégrez-vous ce paramètre dans vos choix d’investissement?
    La mafia est présente partout où il y a du pétrole. Il peut être dangereux de vouloir faire respecter les contrats. C’est aussi le cas sur le site de Khashagan, au Kazakhstan. Pour éviter ces problèmes, il est plus simple d’investir dans des sociétés liées au Kremlin. Mais la comptabilité des sociétés russes est tout de même plus transparente désormais. La plupart publient des comptes aux normes internationales IFRS.Il faut noter aussi que le management des sociétés russes change. Depuis deux ou trois ans, leurs instances dirigeantes intègrent des Occidentaux. Ceux-ci diffusent des techniques de managements nouvelles, et poussent à l’amélioration de la rentabilité.

    Le succès du parti de Vladimir Poutine aux élections législatives, le week-end dernier, est-il un signal fort pour les marchés?
    Ces élections ont été un non-événement. L’issue en était attendue. L’enjeu sera peut-être différent lors de l’élection présidentielle, en mars. Il faut tout de même noter que Vladimir Poutine a amorcé des changements économiques dans le pays. Il se montre très directif au niveau industriel. C’est lui aussi qui a décidé d’utiliser la manne pétrolière pour améliorer les infrastructures du pays. La fuite des capitaux observée sous Eltsine a pris fin. La Russie enregistre même des entrées nettes de capitaux désormais. Et les Russes se sentent fiers. Il leur a redonné confiance dans l’avenir. Cela compte. Mais par ailleurs, la population décroît, et l’espérance de vie est faible en Russie.

    Est-ce le bon moment pour investir en Russie ?
    La Russie résiste mieux que les autres pays émergents à l’évolution du marché américain, auquel elle est moins exposée. Mais personne ne peut prédire aujourd’hui quelle sera l’ampleur des répercussions de la crise du subprime. Cependant, les perspectives de croissance en Russie sont bonnes à moyen terme. Son PIB a augmenté de 7.3% au troisième trimestre. Ce n’est pas négligeable. Avec la libéralisation de l’électricité l’an prochain, et des télécoms, ensuite, le marché russe devrait gagner en profondeur, et devenir moins dépendant des matières premières. Il faut tout de même garder à l’esprit qu’il subsiste un problème de liquidités dans ce pays.

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  • mipolod
    22 décembre 200712:46

    Un avis d'un autre spécialiste reconnu des émergents chez Franklin Templeton : Mark MOBUIS.

    Je suis d'avis, selon la tendance générale, de penser que 80 % des prévisions des analystes pour l'année à venir seront fausses. Parmi les 20 %, aucun des gérants n'a pu et/ou n'a su donner des perspectives exactes deux années de suite....
    Mais puisque plusieurs avis valent mieux que rien du tout.

    Perspectives 2008 des marchés émergents, par Mark Mobius

    Mark Mobius, Directeur et Gestionnaire de portefeuilles

    2007 s’est révélée très favorable aux marchés des actions émergentes. La plupart des marchés actions ont été soutenus par un environnement macroéconomique favorable, l’augmentation de la masse monétaire, la hausse des prix des matières premières, le dynamisme des monnaies émergentes, l’amélioration des résultats des entreprises et des entrées de capitaux importantes.
    En dépit de performances globalement très solides en 2007, la seconde partie de l’année a été marquée par une intensification de la volatilité. Les investisseurs se sont montrés relativement nerveux, compte tenu des inquiétudes croissantes concernant l’impact de la crise américaine sur l’ensemble de l’économie mondiale. Ces incertitudes devraient persister dans un horizon de court terme, ou du moins jusqu’à ce que les conséquences de la crise des subprime soient pleinement évaluées.
    Jusqu’ici, les problèmes des crédits subprime ont eu un impact limité sur les marchés émergents. Toutefois, ils ont pesé de manière considérable sur les institutions financières directement exposées aux crédits hypothécaires à risque, ce qui créé d’importants besoins de capitaux pour des banques comme Citicorp. Les marchés émergents sont en droit de craindre l’impact du ralentissement des dépenses des ménages américains sur leurs exportations. Même si ces dernières sont de moins en moins tributaires des États-Unis depuis quelques années, les marchés émergents ne sont pas totalement immunisés contre un essoufflement majeur de l’économie américaine. Par conséquent, la volatilité devrait persister quelque temps encore.
    Dans ce contexte, les marchés émergents sont toujours relativement attractifs, car ils offrent des opportunités de croissance importante à un degré de risque historiquement faible. Ces avantages sont liés à la privatisation et à la déréglementation des principaux secteurs, à la mise en oeuvre de politiques budgétaires et monétaires appropriées, à des environnements politiques stables, à l’amélioration du gouvernement d’entreprise et de la compétitivité via la suppression des subventions et la réduction des barrières à l’entrée, ainsi qu’à la hausse de la productivité liée à la jeunesse et à la bonne formation de la main d’oeuvre et à une base de consommateurs de plus en plus importants.
    Malgré une croissance rapide, de nombreux marchés émergents sont encore sous-évalués par rapport à leurs homologues des marchés développés. En outre, compte tenu de la progression des marchés, la liquidité s’est également améliorée de manière significative. En termes de marchés individuels, nous continuons à trouver des actions sous-évaluées dans la plupart des pays.
    L’Asie est la plus grande région émergente et abrite plusieurs des économies les plus florissantes au monde. De fait, plus de 50 % de la population mondiale réside en Asie, ce qui confère à la région une base de consommateurs solide. L’un des principaux facteurs encourageant l’investissement en Asie est la croissance soutenue de la région. L’économie d’Asie émergente devrait progresser à un rythme de 8,8 % en 2008, quatre fois plus que les 2,2 % prévus dans les marchés développés. En outre, les revenus par tête sont en augmentation et les réformes se poursuivent, ce qui a un impact positif sur l’environnement des entreprises et de l’investissement. Il en découle une croissance des résultats des entreprises nettement plus soutenue que dans les pays développés. La région abrite les deux économies les plus rapides du monde, l’Inde et la Chine.
    En Europe de l’Est, nous assistons depuis quelques années à des progressions sur le plan du gouvernement d’entreprise, de la croissance des résultats, de la consolidation et des fusions-acquisitions découlant de la convergence avec l’Union européenne, ainsi qu’à une réduction du risque souverain et à I’amélioration de l’environnement macroéconomique. Ces tendances sont appelées à se poursuivre. Tous ces facteurs ont contribué à l’appréciation des marchés et à la réévaluation des actions est-européennes au cours des cinq dernières années. Malgré quelques corrections à court terme, les perspectives de la région demeurent très favorables. Les marchés d’Europe de l’Est devraient continuer à bénéficier de la convergence avec l’UE, d’un meilleur accès aux capitaux, de la faiblesse des coûts de la main d’oeuvre, d’une fiscalité favorable aux entreprises, de leur compétitivité en matière de coûts, d’une croissance du PIB soutenue et des volumes élevés d’investissements directs étrangers.

    Les perspectives de croissance demeurent également très encourageantes pour l’Amérique latine. Les prix élevés des matières premières couplés à la vigueur de la demande intérieure de biens et services sont les principaux moteurs de l’essor des différentes économies. Malgré quelques corrections récentes, les marchés d’Amérique latine enregistrent des performances solides. La croissance économique de la région, plus forte qu’au début de la décennie, a certainement été portée par la transition en douceur du pouvoir politique amenée par les élections dans la majorité des pays. Un autre facteur de soutien important est la faiblesse des taux d’intérêt et de l’endettement des pays et des entreprises. Il y a quelques années, la région affichait des taux d’endettement/PIB nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui, ce qui s’est naturellement traduit par le resserrement important des spreads souverains des différents pays latino-américains. Parallèlement, de nombreux pays ont enregistré une croissance assortie d’un niveau raisonnable d’inflation.
    Les quatre pays BRIC affichent des taux de croissance soutenus, voire supérieurs à 10 % dans le cas de la Chine et peut-être de l’Inde. La baisse des taux d’intérêt au Brésil et en Russie devrait continuer à fournir une impulsion à ces marchés. L’inflation, bien que préoccupante en Inde et en Chine, reste globalement sous contrôle. Les quatre pays continuent à accumuler des réserves de change considérables. Celles de la Chine sont supérieures à US$ 1 400 milliards, celles de l’Inde représentent environ US$ 400 milliards, tandis que les réserves brésiliennes et russes dépassent US$ 200 milliards. Ensemble, les pays BRIC comptent pour environ 30 % du PIB mondial et plus de 40 % de la population. Ces économies devraient continuer à se développer rapidement cette année et à accroître leur PIB par tête. La consommation intérieure est également en train de devenir un facteur de plus en plus important. C’est pourquoi les perspectives des marchés BRIC à long terme nous semblent favorables.
    En plus des marchés émergents traditionnels d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est, nous sommes également relativement impressionnés par les performances économiques du Moyen-Orient. Le potentiel de la croissance économique et de développement de la région nous semble considérable, en particulier si la tendance actuelle de réformes économiques et politiques se poursuit. C’est pourquoi le Moyen-Orient nous intéresse beaucoup et devrait faire l’objet de nombreuses recherches à l’avenir. De fait, nous avons récemment ouvert un nouveau bureau à Dubaï, afin de nous permettre d’être au plus près des opportunités de croissance dans la région.
    L’Afrique suscite également notre intérêt. Le continent regorge de ressources naturelles telles que l’or, le cuivre, le platine, le minerai de fer, la bauxite, le charbon, le pétrole et le gaz, ainsi que de matières premières comme le cacao, le café et le sucre. C’est pourquoi l’Afrique bénéficie dans une large mesure de la hausse des prix tirée par la croissance rapide des autres économies émergentes devant importer leurs matières premières. Ces ressources, conjuguées à de vastes programmes d’allègement de la dette ont permis aux gouvernements de s’engager dans un train de réformes structurelles et réglementaires visant à placer le continent sur la voie d’une croissance à long terme soutenue. Des marchés comme le Botswana, l’Île Maurice, le Nigeria ou la BRVM (Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, réunissant les pays d’Afrique de l’Ouest du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo) ont enregistré des progressions de 40 % à 90 % depuis le début de l’année 2007.
    Enfin, il existe des marchés « périphériques », qui sont actuellement plus petits et moins développés que les pays émergents mais pourraient bientôt venir les rejoindre sur la scène internationale. Toutefois, il serait peu prudent de se laisser gagner par l’enthousiasme et d’abandonner une stratégie axée sur les meilleures opportunités. Prenons l’exemple du Vietnam : si le marché possède selon nous un potentiel positif, ses valorisations sont actuellement élevées, et nous continuons à y rechercher des opportunités. En outre, certains autres marchés périphériques tels la Slovénie, la Roumanie, le Kazakhstan et l’Ukraine commencent à devenir intéressants. Ces pays pourraient devenir les principaux marchés émergents de demain.
    Notre approche nous permet d’investir non seulement dans des grandes sociétés, mais également dans des valeurs de plus petite capitalisation. Chaque classe d’actifs possède des avantages différents. Les petites sociétés affichent un excellent potentiel de croissance, tandis que les grandes continuent à bénéficier du contexte macroéconomique favorable dans lequel elles évoluent, ainsi que d’autres facteurs comme par exemple les économies d’échelle.

    Même si nous sommes optimistes au sujet de la tendance de long terme des marchés, il est impossible de prévoir leur évolution immédiate. Par ailleurs, il est impossible de prédire la durée d’un cycle haussier. Nul ne peut connaître à l’avance l’orientation des marchés et un cycle haussier ou baissier est susceptible de débuter ou de prendre fin à tout moment. Toutefois, il est bon de savoir que les cycles baissiers sont généralement plus courts que les cycles haussiers et que leur évolution en pourcentage est alors moindre. C’est pourquoi il est important d’investir dans un horizon de long terme.
    Les risques actuels sont notamment ceux d’un ralentissement majeur de l’économie américaine, d’incidents politiques défavorables, d’une accélération de l’inflation, d’une surchauffe en Chine et en Inde, ainsi que d’une plus grande volatilité des taux d’intérêt et des prix des matières premières. Comme nous l’avons déjà expliqué, les marchés émergents ne peuvent être totalement isolés des problèmes des crédits subprime, dans la mesure où une part importante de leurs exportations est toujours destinée aux États-Unis, qui reste la première puissance économique mondiale. Globalement, un ralentissement de l’économie américaine pourrait se traduire par une réduction de la demande intérieure et de la demande en exportations. C’est pourquoi des répercussions de la crise sur les marchés émergents ne peuvent être totalement évitées. Cependant, avec l’accroissement de la mondialisation, l’influence des économies développées sur les marchés émergents a généralement diminué. De fait, ce sont désormais les pays émergents qui commencent à avoir un impact sur les marchés développés. Prenons l’exemple de la Chine : la croissance et la demande en matières premières du pays ont un impact sur les économies à l’international.
    A terme, nous sommes toujours optimistes à l’égard des marchés émergents, tout comme nous l’étions lorsque nous avons lancé notre premier fonds dédié, il y a vingt ans, en 1987. Les fondamentaux sous-jacents des marchés restent solides et les perspectives soutenues.

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  • Profil supprimé
    22 décembre 200718:31

    http://www.scoach.ch/FR/Showpage.aspx?pageID=162&is_ISIN=GB00B23YJF01#

    GOLDMAN SACHS

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  • Profil supprimé
    22 décembre 200720:42

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  • fkrt
    22 décembre 200721:30

    Duet-Victoire Africa Index Fund
    Entendu sur Bloomberg. Afrique hors afrique du sud. Indice composé actuellement de 71 sociétés de capitalisations entre 250 millions et 4,7 milliards de $. Environ 40 % de hausse en 2007. Pas ou peu de corrélation avec les crises de l'été et de la fin d'année. Pas d'infos en revanche sur le site de la société (Duet AM).

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  • Profil supprimé
    22 décembre 200722:20

    C'est un hedge funds
    http://www.hedgefundintelligence.com/Product.aspx?ProductID=6776&logon=true

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  • Profil supprimé
    23 décembre 200717:29

    SPGP : "La Russie et la Grèce sont nos deux grands paris pour 2008"

    Les pays d’Europe de l’Est font peut-être moins rêver les investisseurs que la Chine ou le Brésil, mais cette zone présente de nombreux attraits. La croissance y est forte, les économies sont solides et certains de ces pays profitent des subventions de l’Union européenne. Le tout, à des niveaux de valorisation encore attrayants. Tour d’horizon avec Marie-Jeanne Missoffe et Dominique Delaporte gérantes de Cap Grande Europe chez SPGP.




    Capital.fr : Pourquoi investir aujourd’hui sur les pays d’Europe de l’Est ?
    Marie-Jeanne Missoffe : A l’heure où l’économie mondiale ralentit, les investisseurs vont chercher les poches de croissance. Or, avec des rythmes de progression du PIB d’au moins 6 %, voire près de 8 % pour la Russie, les pays d’Europe de l’Est sont à privilégier. Certains d’entre eux bénéficient de la richesse minière et gazière de leurs sous-sols, d’autres vont profiter des importantes subventions de la commission européenne et tous sont soutenus par une hausse de la consommation. Enfin ces économies sont très peu exposées aux Etats-Unis, ce qui est un avantage aujourd’hui.

    Capital.fr : Mais les pays émergents ne sont pas bradés en Bourse…
    Dominique Delaporte : Globalement les pays émergents se paient en effet sur les mêmes niveaux de valorisation que les pays occidentaux. Mais cela s’explique en grande partie par l’envolée des valeurs chinoises et brésiliennes, car en Europe de l’Est les sociétés sont encore sous-valorisées. Cette zone ne se paie en effet, en moyenne, que 13,7 fois les résultats attendus cette année et 12 fois ceux de 2008, tandis que les bénéfices devraient respectivement progresser de 20 % et de 14 %.

    Capital.fr : Quels sont les principaux thèmes que vous privilégiez ?
    Dominique Delaporte : Nous sommes particulièrement confiantes sur la Russie, qui profite pleinement des prix élevés des matières premières. Nous avons donc porté la pondération de ce pays au maximum autorisé dans notre fonds, car la croissance devrait rester soutenue en 2008. Nous misons aussi sur les pays récemment entrés dans l’Europe, comme la Pologne, qui offre un vivier de valeurs moyennes de qualité. Dans ces pays, nous jouons les thèmes de la consommation, les salaires augmentant très rapidement, de la distribution, qui prend le pas sur une distribution traditionnelle, et de l’équipement croissant des ménages en produits bancaires.

    Capital.fr : Votre fonds s’intéresse aussi à l’Europe du Sud. Pourquoi une telle position sur la Grèce ?
    Marie-Jeanne Missoffe : La Grèce, qui représente 12 % de notre portefeuille, est en effet un de nos grands paris. Ce pays bénéficie à la fois des substantielles subventions de l’Union Européenne et profite, en plus, de son positionnement privilégié dans les Balkans. Dès lors, la croissance économique devrait dépasser 4 % l’an prochain et la visibilité est dégagée. Là aussi nous jouons le secteur bancaire. La faiblesse des taux d’intérêt incite les entreprises et les particuliers à recourir au crédit, ce qui est une aubaine pour les banques grecques qui affichent une forte croissance de leur activité, et des marges élevées.

    Propos recueillis par Olivier Prévost


    © Capital.fr


    13/12/2007 09:50

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  • Profil supprimé
    23 décembre 200717:36

    Axa-IM : "En 2008, attention aux grandes sociétés des pays émergents"

    Capital.fr a sélectionné 27 fonds pour 2007. Second point de l’année sur Talents Brick avec Charles Firmin-Didot, gérant chez Axa-IM de ce fonds spécialisé dans les entrepreneurs des pays émergents qui affichait au 17 décembre une progression de plus de 24% depuis son entrée dans la sélection, le 1er décembre 2006 (Voir ce fonds dans notre sélection)



    Capital.fr : Vous terminez l’année en fanfare. Les pays émergents étaient le thème à privilégier cette année ?
    Charles Firmin-Didot : Certes, la progression du portefeuille est forte, nous avons bien profité du rebond des marchés à partir de septembre, mais moins que certains fonds consacrés aux pays émergents. Nous avons, en effet, été plus prudents que la plupart des gérants. Nous n’avons pas investi sur le pétrole et les matières premières, des produits éloignés de notre thème qui consiste à suivre les entrepreneurs. Par ailleurs, lors de notre précédente interview, en mars dernier, je vous avais déjà fait part de ma prudence sur les grandes capitalisations.

    Capital.fr : Restez-vous aussi en alerte sur le marché phare des pays émergents, la Chine?
    Charles Firmin-Didot : Oui, j’ai ramené la part consacrée à ce pays de 50 à 30%. Nous avons vendu les grandes capitalisations dont les ratios dépassent souvent ceux des entreprises des pays développés. Par ailleurs, j’ai abaissé la part du cash du portefeuille de 20 à 8% afin de me renforcer sur des pays comme l’Inde, qui représente désormais 25% du fonds, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud ou Taïwan. Ce dernier pays n’est pas encore très recherché par les investisseurs internationaux. Le marché boursier n’y est pas cher car il n’a pas encore connu l’envolée observée sur les autres pays émergents. Nous avons pris des participations dans Taïwan Mobile et dans Yuanta, le premier broker de l’île.

    Capital.fr : Avez-vous cherché à vous renforcer sur des secteurs déterminés ?
    Charles Firmin-Didot : Oui, en particulier dans la santé et dans les holdings qui ont vu leur décote augmenter par rapport à la valeur de leurs actifs. Autant en profiter. Par exemple, j’ai renforcé UB, la holding fondée par Vijay Mallya, le roi du marketing avec la marque Kingfisher (KFR). Il a créé Kingfisher (KFR) Airlines et vient d’acheter une participation importante dans la compagnie aérienne indienne Decan, se hissant au deuxième rang du secteur. Il a également acheté un des plus gros producteurs de whisky écossais et se lance dans l’immobilier.

    Capital.fr : Dans quelles autres sociétés vous êtes vous renforcé ?
    Charles Firmin-Didot : Dans Suntech Power, le numéro quatre de la fabrication des cellules photovoltaïques. Son PDG est plutôt malin car il a sécurisé ses approvisionnements en matières premières depuis trois ans, contrairement à différents concurrents. Il est parti pour devenir l’un des grands acteurs mondiaux de la filière. J’ai aussi renforcé mes positions dans l’Indien Suzlon qui produit des turbines éoliennes. La société, qui est toujours dirigée par ses trois frères fondateurs, vient d’acheter l’Allemand Repower, qui était également convoité par Areva.

    Capital.fr : Comment voyez-vous 2008 ? Pensez-vous que les pays émergents vont souffrir ou bien qu’ils vont continuer sur leur lancée ?
    Charles Firmin-Didot : Je ferai très attention aux grandes sociétés qui font partie des indices des pays émergents. Des corrections sont possibles car leur prix sont devenus très élevés. Nous avons justement centré Talents Brick sur des valeurs plus petites, plus défensives et peu cycliques.

    Propos recueillis par Olivier Vilain


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