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XSTRATA PLC : news LEMONDE

M7584227
05 juil. 200918:16

Le mineur "Anglo" menacé de rachat par Xstrata
LE MONDE | 04.07.09 | 14h37 • Mis à jour le 04.07.09 | 14h37
Londres Correspondant


'est la lutte des Anciens et des Modernes dans un décor de montagnes et de veines souterraines, déchiquetées à coups d'explosifs et raclées par d'immenses mâchoires d'acier. Menacé d'être absorbé par le suisse Xstrata, le géant minier anglo-sud-africain Anglo American joue son destin en ce moment. Le projet de fusion "entre égaux" proposé par le Suisse, que la vénérable institution du continent noir a rejeté le 22 juin, serait la fin d'une aventure fabuleuse.


Destinée à créer un portefeuille d'opérations diversifiées, tant dans les matières premières que géographiquement, cette fusion représente toutefois une juxtaposition de deux cultures d'entreprise aux antipodes l'une de l'autre.

Xstrata et l'"Anglo", comme on la dénomme couramment, c'est en effet le jour et la nuit. La première est née dans les brumes helvétiques au cours des années 1920, au départ une PME centrée sur les investissements énergétiques sud-américains, devenue par la suite un poids lourd du charbon et des métaux de base.

La seconde a vu le jour en 1917 dans le joyau minier de l'Empire britannique, l'Afrique australe, du génie d'un homme d'affaires allemand naturalisé puis anobli, Sir Ernest Oppenheimer, également fondateur du trust diamantaire De Beers.

Doté d'une structure de direction simple, Xstrata est un groupe très éclaté où les filiales par produits vivent leur existence propre. Le contrôle du siège social est strictement financier. A l'inverse, les méthodes de travail très hiérarchisées d'Anglo, héritées de l'ère dynastique Oppenheimer, sont hypercentralisées. Le siège central de Londres, ni luxueux ni ostentatoire, contrôle tout.

Autre point de divergence, les liens avec le monde politique. Xstrata est une compagnie internationale dont les contacts avec le gouvernement de Berne sont limités. Sa "proie", en revanche, a toujours travaillé en étroite collaboration avec les pouvoirs publics sud-africains. Hostile à l'apartheid mais férocement nationaliste, le clan Oppenheimer était proche de l'équipe afrikaner blanche dans un pays déchiré, avant de se rallier au parti noir au pouvoir, l'African National Congress.

C'est donc à Pretoria, autant que dans la City, que le maintien de l'indépendance du groupe va se jouer. A l'instar de ses prédécesseurs, le président sud-africain, Jacob Zuma, soutenu par le puissant lobby du syndicat des mineurs, veille aux intérêts des 78 000 employés d'Anglo qui redoutent des licenciements.

Dernière différence et non des moindres, les personnalités au sommet. Paradoxalement, Xstrata est dirigé par un Sud-Africain et Anglo par une Américaine. Formé à la Rhodes University - considérée comme l'Oxford sud-africaine -, Mick Davis, 51 ans, est aux commandes depuis 2001. L'ancien directeur financier du numéro un mondial BHP Billiton a propulsé le groupe suisse au sommet en acquérant les avoirs charbonniers du négociant Glencore, devenu actionnaire de référence de Xstrata (34 %), puis le nickel via le rachat de Falconbridge. Seule la récession a empêché ce boulimique, adepte des synergies et des réductions de coûts, de mettre la main, en 2008, sur son compatriote Lonmin (platine).

Au-delà de ses gaucheries d'ours fidèle, de son accent rugueux et de ses blagues de sous-préfecture, "Big Mick", sous ses apparences fort simples, est un opérateur redoutable. Cet homme à la voix chaude et profonde est l'un des personnages que le monde sud-africain des affaires a su engendrer, tel Johann Rupert ou Nicky Oppenheimer, le petit-fils d'Ernest.

Géologue de formation, dotée d'un Master of Business Administration d'Harvard, Cynthia Carroll, 52 ans, a été nommée, il y a deux ans, à la direction d'Anglo pour démanteler le conglomérat en le recentrant sur son métier de base, l'extraction minière. Droit au but, en avant sabre au clair, la féminine Cynthia est parvenue à imposer sa volonté aux "roughnecks", les "nuques de cuir" machos de la production. Elle peut se montrer cassante et froide, comme il sied aux femmes de pouvoir.

"La fusion proposée est logique, doit créer de la valeur pour l'actionnaire et s'inscrit dans l'inévitable consolidation du secteur minier" : comme l'indique une étude de Merrill Lynch, Anglo est vulnérable. Sa patronne est dans le collimateur des investisseurs institutionnels pour avoir surpayé ses récentes acquisitions. Mais là n'est pas l'essentiel. Les mines sont un vrai sac de noeuds où se mêlent des intérêts énormes, un patriotisme toujours prompt à s'enflammer et des rivalités technologiques exacerbées.

En coulisses, le sort de l'offre de Xstrata dépendra en bonne partie de l'attitude de son actionnaire principal, le mystérieux Glencore. La société de trading, dit-on, pousserait Mick Davis à lancer une OPA hostile sur Anglo, jugée plus profitable qu'une fusion.



Marc Roche
Article paru dans l'édition du 05.07.09

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