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TF1 : ******Ce qui vous attend en 2008****

M656196
11 janv. 200812:04




Dossier un peu long mais interessant. Si cela peut vous aider .... j'en suis ravi

Mel (-_^)




Ce qui vous attend en 2008

La Vie Financière N°3266 / Vendredi 11 Janvier 2008 à / Catégorie : Dossier


Les marchés financiers ont mal commencé l'année. Le spectre d'une récession économique aux Etats-Unis hante les places boursières. Doit-on réellement s'inquiéter ? Panorama des indicateurs économiques à surveiller et idées d'investissement...


Est-ce à nouveau la grande dépression ? » Après Jacques Attali, qui affirmait en décembre que l'économie mondiale était au bord de la récession, c'est au tour de Patrick Artus de s'interroger sur les similitudes entre la crise de 1929 et la crise financière actuelle. Et le directeur de la recherche économique de Natixis balaie la comparaison d'un revers de manche. Ses arguments : le monde de 2008 ne souffre pas d'une baisse des prix, d'une politique monétaire restrictive et d'un manque de liquidités. L'économie mondiale n'est donc pas au bord du gouffre. Reste que tous les experts en sont maintenant convaincus : la croissance économique va nettement ralentir au premier semestre 2008 aux Etats-Unis.

Quatre grands thèmes devraient marquer 2008 : la crise financière va-t-elle perdurer ? Les Etats-Unis vont-ils basculer dans la récession ? Les pays émergents joueront-ils encore le rôle d'amortisseur ? Les prévisions de croissance des résultats sont-elles trop élevées ? Nous avons passé en revue ces questions et avons recensé les indicateurs à surveiller pour confirmer les anticipations de ce début d'année.

Doit-on, au terme de ces analyses, s'attendre à une mauvaise année boursière ? Les plus pessimistes craignent des déceptions en provenance des banques, une poursuite de la perte de confiance des investisseurs, donc une érosion des indices de 2 à 3 %. Les optimistes, eux, tablent sur un soutien des banques centrales et sur une dissipation de la crise financière au second semestre. De quoi entrevoir un CAC 40 à 6 600 points en décembre 2008 !

Nous entrons en tout cas dans une année mouvementée où il faudra avoir les nerfs solides. Enfin, six gérants, qui se sont livrés à des travaux pratiques, nous révèlent leur sentiment concernant le marché et leurs trois valeurs favorites pour l'année

Crise financière :le pire est à venir

L'année 2008 portera encore les stigmates de l'effondrement des crédits hypothécaires. Et l'on redoute un credit crunch.

Les subprimes ont fait l'actualité de l'année 2007. Il est à parier que les crédits hypothécaires américains tiendront encore le devant de la scène en 2008, puisqu'on ignore toujours la facture totale qu'ils représenteront pour les investisseurs. Les analystes estiment d'ailleurs qu'il faudra attendre la publication des résultats des banques américaines pour 2007 et peut-être même la publication des comptes du premier semestre 2008 pour y voir un peu plus clair. De nombreux crédits hypothécaires deviendront, en effet, à taux variable aux Etats-Unis entre les mois de mars et d'avril et certains ménages risquent de se trouver dans l'incapacité de rembourser leurs échéances. Le marché sera donc très attentif au taux de défaut, qui pourrait atteindre un pic au premier semestre 2008 après avoir déjà fortement progressé depuis l'été 2007. Ainsi, pour le seul troisième trimestre 2007, le taux de défaut sur les crédits hypothécaires souscrits en 2006 s'élevait à 16 %, alors qu'au premier trimestre il ne dépassait pas 4 %.




La crainte de l'effet dominos

« Il faudra aussi tenir compte du taux de recouvrement sur les biens immobiliers saisis pour chiffrer l'impact direct des pertes liées aux subprimes », soulignent les économistes d'Aurel. Les banques risquent, en effet, de ne pouvoir vendre les biens saisis dans de bonnes conditions si le marché de l'immobilier se dégrade fortement. Pour l'instant, la baisse des prix est contenue dans les Etats les plus touchés par la crise (Floride et Californie), où l'on enregistre un repli de 10 % en moyenne sur un an. Mais l'envolée du nombre de maisons invendues sur l'ensemble des Etats-Unis fait craindre une contamination du pays entier. Début janvier, on en comptabilisait ainsi plus de 4 millions - soit le niveau de 1982 -, contre un peu moins de 2,5 millions début 2005. Pour les économistes de Natixis, la baisse des prix sur l'ensemble des Etats-Unis pourrait du coup s'élever à 5,8 % en 2008.

La facture finale de la crise financière est donc loin d'être circonscrite. A la fin de l'année dernière, le FMI évoquait des pertes directes pouvant atteindre 200 milliards de dollars, sur des encours de 1 300 milliards de dollars, les analystes de la Deutsche Bank avançant le chiffre de 400 milliards. Aujourd'hui, certains experts estiment qu'elles pourraient grimper jusqu'à 500 milliards ! Seule certitude : la crise entraînera un sensible ralentissement de l'offre de crédit bancaire. Mais les prévisions des économistes divergent quant à l'ampleur de ce resserrement du crédit. Une minorité envisage un scénario noir qui se traduirait comme au début des années 1990 par un assèchement total, le fameux credit crunch, qui entraînerait une récession violente aux Etats-Unis. La grande majorité des économistes se montrent moins pessimistes. Ils comptent, en effet, sur l'intervention des banques centrales pour éviter cette situation extrême « et, pourquoi pas, sur des mesures budgétaires outre-Atlantique », commente Sebastian Paris-Horvitz, directeur de la stratégie d'investissement d'Axa IM. Ne l'oublions pas, 2008 est une année électorale aux Etats-Unis. « Nous pouvons donc nous attendre à des politiques macroéconomiques musclées », renchérit Yves Bonzon, responsable de la stratégie chez Pictet.

Mais ce que craignent surtout les investisseurs aujourd'hui, c'est l'effet dominos de la crise financière. Ou comment l'affaiblissement du marché immobilier, le resserrement du crédit et la flambée du prix du pétrole entraîneraient une chute de la consommation des ménages américains sur fond de tensions inflationnistes. Doit-on pousser le dernier domino, sur lequel est inscrit le mot récession ? C'est aujourd'hui la grande question qui fait débat sur les marchés N. R.

A surveiller

Les résultats des banques américaines (Bank of America, Bear Stearns, Citigroup,JPMorgan, Goldman Sachs, Merrill Lynch et Morgan Stanley). Ne pas oublier aussi les établissements européens exposés (HSBC, UBS, Crédit suisse)

Le taux de défaut sur les crédits immobiliers américains et l'évolution des prix de vente dans le résidentiel

Les conditions de crédit accordées aux particuliers et aux entreprises aux Etats-Unis

Les Etats-Unis au bord de la récession

Le marché craint que la crise immobilière pèse sur la consommation outre-Atlantique et donc sur la croissance.

Les ménages américains ne devraient pas être à la fête cette année. Tout concourt, en effet, à une baisse de leur pouvoir d'achat. Outre l'envolée du prix du carburant et des matières premières en général, c'est la baisse de l'immobilier qui inquiète les économistes. Cela risque d'affecter l'effet richesse des ménages, qui se montreront donc moins prompts à consommer. Un élément qu'il convient néanmoins de relativiser, explique Patrick Mange, directeur de la stratégie d'investissement de BNP Paribas, qui rappelle que seul un effondrement de la Bourse de New York a déjà provoqué dans le passé une véritable chute du sentiment de richesse des ménages. Quoi qu'il en soit, tous les experts estiment que la consommation baissera en 2008. Et comme elle contribue à elle seule à 71 % du produit intérieur brut, la croissance américaine va ainsi perdre son principal moteur. Fin décembre, le consensus des économistes anticipait de ce fait une croissance de seulement 2,1 % aux Etats-Unis, avec une décélération entre le quatrième trimestre 2007 et la mi-2008. « Mais l'économie américaine devrait retrouver graduellement son potentiel fin 2008, en raison de la mise en place des mesures de "reflation" - assouplissement monétaire, dépréciation du dollar et mesures budgétaires -, et aussi de la dissipation de la crise financière et du reflux attendu du prix du pétrole », commente Thierry Deheuvels, directeur général d'Allianz Global Investors. Fin décembre toujours, un tiers des experts seulement dressaient un tableau plus sombre de récession aux Etats-Unis.

La Fed à la rescousse

Début janvier, le ciel s'est nettement assombri après la publication des chiffres de l'emploi pour 2007. L'année s'est en effet achevée avec un taux de chômage de 5 %, le niveau le plus élevé depuis novembre 2005. La Bourse n'a pas apprécié car, avec le fléchissement de l'emploi, la consommation perd l'un de ses principaux soutiens. Les économistes de Natixis ont étudié les conséquences d'un scénario noir, celui où le taux de chômage remonterait à 5,4 % fin 2008 et où le salaire horaire baisserait. « La récession pourrait malgré tout être évitée, expliquent-ils, car, contrairement à ce qui s'était passé en 2001-2002, les entreprises ne se trouvent pas dans une situation dégradée qui les obligerait à réduire leurs investissements et à licencier. » Et puis surtout, la Fed pourrait venir au secours de la croissance. Si le consensus anticipe à ce jour un taux à 4 % fin 2008 (contre 4,25 % actuellement), Axa IM attend un geste plus fort. « Il nous semble que la Fed devra tôt au tard accepter le fait que les risques pesant sur la croissance sont assez significatifs pour qu'elle adopte une politique très agressive, déclare Jean-Pierre Hellebuyck, vice-président d'Axa IM. Nous anticipons une croissance proche du niveau de récession pour les trois trimestres à venir. Cela nous conduit donc à tabler sur des taux réels proches de zéro vers l'été 2008, ce qui induirait des taux directeurs à 2,5 %. »

Pas de récession pronostiquée, en revanche, de ce côté-ci de l'Atlantique. La croissance dans la zone euro est attendue à environ 2 %. La crainte des experts tient davantage à la hausse de l'inflation, qui a atteint un niveau record de 3,1 % en décembre. Ce risque justifierait en temps normal une remontée des taux directeurs, mais la BCE a jugé ces derniers mois qu'un resserrement du coût du crédit pourrait pénaliser la croissance économique. D'où un consensus concernant les taux de la BCE allant de 3,25 à 4,5 % N. R.


A surveiller

Les chiffres de l'emploi, mais aussi les statistiques concernant l'évolution du revenu disponible des ménages

Les commentaires de la Fed qui laisseraient entrevoir une réelle crainte de récession aux Etats-Unis

La parité euro/dollar qui pourrait contraindre la BCE à abaisser son taux directeur

Le découplage des pays émergents se confirme

La croissance mondiale devrait rester soutenue grâce à des économies émergentes de plus en plus indépendantes des pays industrialisés.

Véritables locomotives de la croissance mondiale, les pays émergents affichent une insolente santé économique. Après 11,5 % en 2007, le produit intérieur brut (PIB) chinois devrait encore progresser de 10 % en 2008 (voir infographie), en partie dopé par les Jeux olympiques en août. L'Inde, la Russie et le Brésil continueront également sur le chemin de l'expansion. Autant dire que le ralentissement américain ne semble pas émouvoir ces nouvelles puissances économiques qui représentent désormais près de la moitié du PIB mondial et ont contribué aux deux tiers de la croissance en 2007. « Les pays émergents soutiennent la croissance des grands pays de l'OCDE grâce à leur dynamisme économique et à la progression de leurs demandes intérieures ainsi qu'à l'appréciation de leurs devises par rapport au dollar, ce qui favorise les exportations des pays de l'OCDE vers les pays émergents », expliquent les économistes de Natixis.

De quoi faire taire les cassandres qui craignent un effondrement de ces économies consécutif au ralentissement de leur donneur d'ordres, les Etats-Unis. « L'activité devrait rester globalement soutenue au niveau mondial grâce au découplage entre les différentes zones géographiques », explique-t-on chez Cardif Asset Management. Il faut dire qu'au cours des cinq dernières années l'ensemble des pays émergents a réduit son exposition aux Etats-Unis en matière d'échanges commerciaux. La montée en puissance d'une classe moyenne dans certains pays émergents autorise la mise en place d'un croissance auto-entretenue de nature à constituer un vrai relais au marché américain . « L'Asie demeure la zone de croissance la plus dynamique, rapporte Thomas Delabre, stratège au Crédit Agricole Asset Management. Les relais domestiques ont pris une part grandissante dans la composition de la croissance, tandis qu'on assiste à une reprise progressive du cycle d'investissement interne. » De plus, le commerce intrarégional et la dynamique interne des autres économies émergentes se sont substitués aux Etats-Unis. « Le débat sur la capacité de croissance autonome des pays émergents est un peu artificiel : avec leurs balances des paiements excédentaires, ces économies ont les moyens d'autofinancer leur expansion », observe Eric Tazé-Bernard, directeur de la multigestion à Invesco.

Pour certains experts, ce découplage atteint toutefois ses limites. « Les pays émergents devraient amortir sans trop de dégâts le ralentissement économique américain, mais il ne devrait pas en être de même en cas de forte décélération de la croissance européenne », alertent les stratèges de la banque UBS. D'autant que les pays européens pèsent de plus en plus dans les exportations des pays émergents. En outre, les prévisions de croissance des bénéfices des entreprises, de 17 % pour 2008, sont trop optimistes. Les analystes d'UBS estiment qu'une progression comprise entre 12 et 14 % serait plus réaliste. Enfin, la question d'une bulle des marchés d'actions émergents est clairement posée. « La recherche par les investisseurs d'une croissance devenue rare pourrait bénéficier aux pays émergents en début d'année mais, avec des valorisations de plus en plus tendues et la multiplication des risques, le parcours des marchés émergents sera heurté en 2008 », estime Eric Tazé-Bernard. Et une correction sur les marchés d'actions, notamment les Bourses chinoises, pourrait durement affecter des économies qui n'ont pas encore fait la preuve de leur robustesse

X. D.

A surveiller

L'évolution des principales places asiatiques, notamment les indices chinois Shangaï Composite et Shenzhen Composite, qui ont bondi de 97 et 162 % en 2007, et l'indice BSE Sensex de Bombay

Les fluctuations des devises émergentes, et principalement celles du yuan

La répartition entre les exportations et la consommation intérieure dans le PIB des pays émergents

Croissance des bénéfices :un optimisme peu crédible

Le consensus des prévisions de résultats est peu réaliste dans le contexte économique actuel. Il devrait être revu à la baisse.

Début 2007, les analystes tablaient sur une croissance de 8,5 % des bénéfices en Europe. Ils ne prévoient plus aujourd'hui qu'une progression de 4 %. Et de nouvelles révisions à la baisse ne sont pas exclues d'ici à l'ouverture de la saison de publication des comptes annuels, fin janvier. Les analystes n'avaient guère anticipé les conséquences de la crise de l'immobilier américain et des subprimes sur le secteur bancaire. Par excès d'optimisme ? « Les analystes ont beaucoup de mal à capter les points d'inflexion du marché, explique-t-on chez FactSet. Les prévisions pour le secteur financier s'alourdissent de jour en jour, et des mauvaises surprises de taille ne sont pas à exclure lors des résultats du quatrième trimestre. Les prévisions pour 2008 - plus de 10 % de croissance - semblent, elles, trop belles pour être vraies. »

Retours de bâton

Cette estimation, trop élevée, paraît peu crédible dans le contexte économique et financier actuel. « Les entreprises vont faire face à plusieurs défis dans les prochains mois : le ralentissement américain, la hausse des coûts de production et le durcissement des conditions de crédit », énumèrent les économistes d'Aurel. Autant dire que la tendance est clairement orientée vers la révision à la baisse des profits. « Le cycle des bénéfices s'est retourné et il nous semble que les anticipations des analystes demeurent trop optimistes pour 2008 », indique Eric Tazé-Bernard, d'Invesco, ajoutant qu'il est possible que 2008 se solde par une stagnation, voire un repli des résultats.

Lors de la publication des résultats annuels et, surtout, de l'annonce des premiers éléments de perspective, les analystes, qui ont jusqu'à présent établi leurs prévisions sur des scénarios normatifs, devraient rapidement les revoir pour 2008. Les mauvaises surprises semblent difficiles à exclure. Même la forte croissance des pays émergents ne devrait pas permettre aux entreprises européennes de maintenir une croissance aussi élevée qu'auparavant, d'autant que la vigueur de l'euro est un facteur pénalisant. Elles n'ont pas non plus de marge de manoeuvre sur le plan de la rentabilité. D'une part, elles ont atteint des niveaux historiquement élevés, avec une marge nette de 12 % en moyenne pour les entreprises de l'OCDE, et, d'autre part, la hausse des coûts de production (matières premières, énergie, salaires...) pourrait même produire un redoutable effet de ciseaux dans un contexte moins favorable aux augmentations de prix.

L'ampleur de la révision est à surveiller de près, puisque la hausse des marchés ces dernières années s'est en partie jouée sur la croissance bénéficiaire des entreprises. C'est pourquoi les niveaux de valorisation des marchés d'actions peuvent sembler modérés. A 12 fois le bénéfice net estimé pour 2008, l'indice CAC 40 ou le DJ Stoxx 600 intègrent déjà une partie de ces mauvaises nouvellesX. D.

A surveiller

La publication des résultats 2007 à partir de la mi-janvier pour les sociétés américaines, puis fin janvier pour les entreprises européennes. Et surtout leurs perspectives 2008 et les effets sur le consensus des analystes

L'évolution du dollar qui pèse sur les profits des sociétés européennes exportatrices

La hausse des prix des matières premières et de l'énergie ainsi que les coûts salariaux qui peuvent affecter les marges des entreprises

Les signaux scrutés par le marché

Trés défavorable

pétrole

Brent 80 $

défavorable

croissance des bénéfices

BNPA 2007 CAC 40

7 %

BNPA 2008 CAC 40

10 %

TAUX DE CHANGE

Parité euro/dollar

1,41

Croissance économique

PIB Etats-Unis 2008

2 %

PIB zone euro 2008

1,9 %

neutre

valorisation des actions

PER 2007 CAC 40 12,7

PER 2008 CAC 40 11,5

inflation

Etats-Unis 2008

2,6 %

Zone euro 2008

2,3 %

favorable

taux longs

OAT 10 ans France 4,4 %

10 ans américain 4,5 %

taux directeurs

Fed à fin 2008

4 %

BCE à fin 2008

4 %

Plus la toile composée par les indicateurs est réduite, plus la prudence est de mise en Bourse. Seul le niveau des taux longs et des taux directeurs nous semble favorable.

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Olivier MACHOU
Gérant à FINANCE EUROPE

Dans les marchés actuels, il faut privilégier la visibilité et la liquidité

Le premier semestre 2008 devrait être dans la continuité de la fin de l'année dernière, pour la simple et bonne raison que les problèmes sont les mêmes : craintes liées aux subprimes et au ralentissement de la croissance aux Etats-Unis, prix des matières premières toujours élevés... Sans compter un phénomène que j'appelle la « tectonique des plaques » qui est la confrontation entre des pays occidentaux, à faible croissance et salaires élevés, et des pays émergents, fortement exportateurs et disposant bien souvent d'un accès facile aux matières premières. Mais tout n'est pas noir pour autant. Il existe au sein du CAC 40 des leaders avec un bon niveau d'internationalisation qui leur permettra de continuer à bénéficier de la croissance mondiale. Sans oublier que, dans les marchés actuels, il faut privilégier la visibilité et la liquidité.

Air liquide est un bon véhicule pour jouer la croissance mondiale. Son business model est très défensif, avec des contrats sur de longues durées dont le paiement est sécurisé. Sa position de leader mondial des gaz industriels lui permet de répercuter plus facilement les hausses de prix et la mise en place d'un nouveau plan de productivité aura un effet positif sur les marges.

France Télécom, qui n'est concerné ni par la faiblesse du dollar ni par la récession, est aussi un investissement sans grand risque. En dépit de la bonne tenue récente du titre, sa valorisation reste inférieure de 15 % environ à celle de ses concurrents. Cette décote s'explique par l'annonce de prévisions 2008 jugées décevantes, alors que les concurrents ont révisé les leurs à la hausse. En revanche, les perspectives 2009 sont de qualité.

Géophysique, quant à lui, devrait continuer à profiter d'une conjoncture porteuse dans la prospection pétrolière, d'autant plus que le prix du baril grimpe. Présent dans les équipements et les services, il sera doublement sollicité. Enfin, la société bénéficie de la poursuite de la concentration dans le secteur, qui induit une revalorisation mécanique des entreprises encore indépendantes

Propos recueillis par P. DF.

SES valeurs PRéFéRéES Air liquide, France Télécom, Géophysique

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François GARNIER
Gérant à HMG Finance


Nous n'excluons pas une longue érosion des indices

Pour l'année 2008, nous ne prévoyons pas un krach boursier brutal mais nous n'excluons pas une longue érosion des indices. Cette tendance serait encouragée dans le cas d'une résurgence durable de l'inflation, due en partie à la pression exercée par les pays émergents sur les prix des matières premières. Dans ce contexte, seule une gestion stock picking avisée permettra de dégager une performance honorable de son portefeuille.

Argan conçoit, construit et donne en location des bases logistiques en développant principalement des projets clés en main destinés à des locataires avec lesquels elle établit des relations de partenariat. Le titre capitalise 5,5 fois les revenus locatifs estimés pour 2007, affiche une décote de 20 % par rapport à l'actif net réévalué de liquidation et nous paraît peu risqué à ces niveaux, avec un rendement attendu de près de 4 %.

Caisse du Crédit agricole de Brie-Picardie, au niveau actuel de valorisation, présente, selon nous, un risque faible. Cette caisse régionale paraît bien exposée pour profiter de la forte hausse du prix des céréales en 2007, étant dans une région qui possède de grandes exploitations céréalières. Le titre offre un rendement estimé de près de 5,5 % et reste faiblement valorisé.

Bull dispose d'une trésorerie qui représente près de 70 % de sa capitalisation boursière. La direction du groupe d'informatique a annoncé pour l'exercice 2007 une légère progression du chiffre d'affaires et devrait atteindre un résultat d'exploitation dans le haut des objectifs fixés en début d'année, confirmant le rétablissement progressif d'une situation fortement dégradée en 2006. De plus, un rapprochement pourrait revaloriser le titre

Propos recueillis par C. D.

SES valeurs PRéFéRéES Argan, Caisse du Crédit agricole de Brie-Picardie, Bull
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Olivier BADUEL
Gérant au Crédt Agricole Asset management


Privilégier la visibilité sur la croissance des bénéfices

La volatilité sera le maître mot en 2008, avec une première partie de l'année qui sera marquée par l'évolution des prévisions de résultats. A ce stade, les analystes anticipent une accélération de la croissance, ce qui nous paraît peu réaliste compte tenu de la conjoncture actuelle. Il faut donc s'attendre à des révisions à la baisse des prévisions, et le plus tôt sera le mieux. Ensuite, il faudra privilégier la visibilité, qui constituera, plus que la croissance, le moteur des performances en 2008.

Thales offre une bonne visibilité, grâce à une croissance interne régulière de 5 % et un important carnet de commandes compris entre dix-huit et vingt-quatre mois d'activité. Le groupe, qui a fait le ménage dans son portefeuille d'activités et cédé ses actifs périphériques, est aujourd'hui recentré sur l'électronique de défense. Ses bénéfices devraient augmenter de 10 % en 2008 et 2009. Et, à 12 fois le résultat net estimé, le titre est à un niveau attrayant.

Dassault Systèmes, qui correspond à un choix plus agressif, offre également de bonnes perspectives de résultats. L'éditeur de logiciels devrait profiter cette année de la reprise en main d'une partie de son réseau de distribution. Conjuguée à un cycle produits plus favorable et au renforcement des équipes de son partenaire IBM, cette réorganisation devrait lui permettre d'afficher une croissance de 10 % en 2008. Au cours actuel, le titre est raisonnablement valorisé, à moins de 10 fois le résultat d'exploitation attendu pour 2008, et ce d'autant que les deux tiers du chiffre d'affaires sont récurrents et que son niveau de marge opérationnelle élevé peut progresser.

Suez et GDF. Le nouvel ensemble, qui devrait être constitué en 2008, va bénéficier d'une position stratégique dans le secteur énergétique. Présent dans le gaz et l'électricité, il sera un acteur incontournable sur le Vieux Continent, dans un contexte favorable de croissance de la demande. Il devrait en effet profiter de sa position centrale en Europe pour accroître sa présence sur d'autres marchés, comme il l'a fait récemment en prenant pied dans le groupe espagnol Gas Natural. Compte tenu des valorisations actuelles, c'est un investissement à long terme

Propos recueillis par X. D.

SES VALEURS PRéFéRéES Dassault Systèmes, Suez-GDF, Thales
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Isaac CHEBAR
Cogérant de Centifolia Europe

La volatilité sera forte

Le marché ne sait pas pour l'instant combien les banques devront encore provisionner dans leurs comptes du quatrième trimestre. Le fait qu'elles lèvent des capitaux propres auprès de fonds souverains en leur offrant des conditions très intéressantes n'est pas rassurant. Les banques accorderont moins de crédits, ce qui aura un impact sur l'économie. Le ralentissement, fort aux Etats-Unis, commence à toucher l'Europe. Les bénéfices des entreprises, à un niveau record en 2007, progresseront moins vite que prévu, sans doute de 5 %. Dans un scénario optimiste, les indices boursiers suivront ce rythme. La tendance devrait se situer entre - 5 et + 5 % (plus 2 à 3 % de dividendes). Dans ce marché étale, la volatilité sera forte, avec de grandes divergences entre titres du même secteur.

TF1 devrait davantage bénéficier que M6 d'éventuelles modifications réglementaires, notamment la baisse des obligations d'investissement dans les programmes et le passage de l'heure glissante à l'heure d'horloge pour le décompte des huit minutes de publicité au maximum. Certes, l'audience de la Une continuera de reculer, mais le groupe édite d'autres chaînes.

Kesa est également prometteur. Si But est vendu, 70 % du bénéfice proviendront de la filiale française Darty. Au Royaume-Uni, Comet, qui réorganise ses magasins pour augmenter le chiffre d'affaires au mètre carré, devrait mieux résister que son concurrent Dixons au ralentissement de la consommation. Kesa n'est pas endetté et la valeur des murs de magasins, même avec une décote de 20 %, couvre 30 % de la capitalisation. Le titre n'est pas cher, avec un PER 2008 estimé de 9,5 et un rendement de 6 %.

Deutsche Post doit réorganiser en profondeur ou vendre les activités déficitaires de colis express aux Etats-Unis. Nous jouons donc sa restructuration. Une cession des 51 % détenus dans le capital de la Banque postale allemande est possible d'ici à 2009. Entre rachats d'actions et dividendes, le retour aux actionnaires atteindra 6 % par an

Propos recueillis par J.-L. C.

SES valeurs PRéFéRéES TF1, Kesa, Deutsche Post
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Vincent SALLE
Gérant à Cardif Asset Management

Le second semestre devrait être plus favorable

Nous sommes raisonnablement optimistes pour 2008, avec un objectif de progression des indices de l'ordre de 5 à 6 %. Notre prudence est due à la crise des subprimes et à la fragilité du système financier et bancaire américain. Le marché a absolument besoin d'évaluer ce risque pour trouver une direction. En ce début d'année, nous sommes sous-investis, mais nous sommes plus optimistes pour le second semestre, qui devrait être plus favorable. Mon choix de valeurs, deux défensives et un joker, découle de ce sentiment de marché.

Maroc Télécom présente deux atouts. L'opérateur est le numéro un au Maroc alors que le taux d'équipement en téléphones mobiles du pays, de 67 à 70 %, devrait s'aligner à terme sur celui de pays matures (au moins 90 %). Par ailleurs, la société dispose d'une réserve de croissance à l'étranger - particulièrement en Mauritanie, au Burkina Faso et au Gabon - qui devrait contribuer pour 30 % à son chiffre d'affaires (entre 5 et 10 % actuellement). Le titre offre un rendement de près de 7 %.

Bayer opère une transformation qui va en faire un groupe de plus en plus tourné vers la pharmacie (rachat récent de Schering) et de moins en moins vers la chimie. Les spécialités plastiques pourraient être cédées. Les positions fortes dans les insecticides permettent d'exploiter le thème de l'augmentation des surfaces cultivables. Le titre vaut 14 fois les profits estimés 2008.

Peugeot sera notre joker. Le titre se situe à un plus-bas historique sur le plan de la valorisation, 0,2 fois pour le ratio valeur d'entreprise sur chiffre d'affaires. La réussite du plan stratégique de Christian Streiff, qui a notre confiance, repose à 75 % sur des économies de coûts, plus maîtrisables que les 25 % restants dépendant d'un effet volume. Le marché semble ignorer sa réussite.

Propos recueillis par J.-J. A.

SES Valeurs PRéFéRéeS Maroc Télécom, Bayer, Peugeot

_____________________________________________________________________________________

Cyril CHARLOT
Gérant chez Sycomore

Corollaire au climat d'incertitude : la valorisation actuelle des marchés est particulièrement attrayante

La visibilité est très réduite. La crise des subprimes pourrait conduire à des révisions à la baisse de la croissance aux Etats-Unis et en Europe, et donc à un ajustement des estimations de bénéfices pour les entreprises. Au lieu d'une hausse soutenue attendue, il ne paraît même plus sûr que les résultats augmenteront en 2008. Corollaire à ce climat d'incertitude : la valorisation actuelle des marchés est particulièrement attrayante.

Boursorama a chuté de plus de 40 % depuis l'été dernier. La contre-performance de la valeur du courtier en ligne va de pair avec la chute du secteur bancaire alors que Boursorama n'affiche pas du tout le même profil. L'entreprise n'est pas du tout exposée aux crédits hypothécaires à risques et à la titrisation. A long terme, son activité devrait être portée par le développement de l'épargne à long terme et par l'essor d'Internet. Enfin, la valorisation de l'action est raisonnable (multiple de 12 fois les bénéfices estimés pour 2008). Nous visons 12 euros.

SEB pourrait bien tirer son épingle du jeu en 2008, avec son exposition croissante dans les pays émergents et après l'intégration du chinois Supor. Le mode de gestion du fabricant de petit électroménager, comme la délocalisation progressive dans les zones à bas coûts, nous semble pertinent. Le portefeuille de marques est bien positionné avec une large gammes d'articles, aussi bien à bas prix que plus sophistiqués. Avec un PER 2008 estimé de 11 fois, la valeur n'est pas très chère. Notre objectif est de 165 euros.

Nexans permet de jouer le thème de l'exposition croissante dans les pays émergents. Bien diversifié géographiquement, le leader mondial de la fabrication de câbles a récemment repris le sud-américain Madeco. La sanction du marché, qui craint l'exposition américaine du groupe, paraît excessive. Si Nexans réalise 20 % de son chiffre d'affaires en Amérique du Nord, seuls 5 % proviennent du résidentiel outre-Atlantique. Une bonne opportunité sur un titre qui a chuté de 45 % depuis six mois. D'autant que les résultats 2007 s'annoncent de bonne facture.Propos recueillis par C .C.

SES valeurs préférées Boursorama, SEB, Nexans

Conseil : Beaucoup d'incertitudes subsistent sur l'économie américaine. Et on peut craindre que les marchés restent très volatils en ce début d'année, au gré des publications de statistiques et des révisions du consensus. Il faudra attendre le retour de la croissance, prévu mi-2008, pour que les marchés soient rassurés. Les plus prudents rechercheront la qualité, en privilégiant les grandes valeurs défensives (télécoms, agroalimentaire ...) et les obligations d'Etat, avec une préférence pour les échéances courtes européennes. Les plus audacieux profiteront de la faible valorisation de certains secteurs et joueront un rebond à partir du second semestre. Attention en revanche au secteur des banques !

Xavier Diaz et Nathalie Rambaud

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3 réponses

  • M656196
    12 janvier 200817:53

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  • amjc2002
    12 janvier 200818:14

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  • M1208066
    13 janvier 200818:18

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