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AEROWATT : Aerowatt & Ile Maurice

01 avr. 200823:28

à retenir, notamment l'interview de Cyril Oudin :
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INTERVIEW

Cyril OUDIN, Promoteur et partenaire d’Aérowatt Mauritius


«Nous serons aussi compétitifs que les autres énergies»


● Quelles sont les tendances mondiales en termes d’énergie éolienne ?

En 2007, les capacités de l’énergie éolienne au niveau mondial ont augmenté de 20 Gigawatts (GW), soit une hausse de 27 % par rapport à 2006. C’est essentiellement aux États-Unis et en Chine que de nouvelles installations ont été construites. Le vent a enfin été reconnu comme une source d’énergie crédible. Depuis une dizaine d'années, la production d'électricité éolienne mondiale double environ tous les trois ans.


● Quel est le potentiel éolien de Maurice ?

Suivant la première projection de l’atlas éolien de Maurice en cours, nous estimons un potentiel important de 100 à 150 Mégawatts (MW). A la différence de La Réunion, réputée pour son dynamisme dans les énergies alternatives et qui possède des reliefs très hauts et surtout escarpés, Maurice dispose d’un relief maximum idéal et régulier.

Dans son scénario de mix-énergétique 2028, Joël de Rosnay estime que l'énergie éolienne peut produire environ 6 % de nos besoins énergétiques.


● Où chiffrez-vous la contribution éolienne ?

La question est surtout, quelle limite acceptable le réseau électrique mauricien peut supporter en termes d’électricité éolienne ? En Europe, on estime qu’on peut atteindre 30 % de la demande. Dans notre cas précis, dès qu’on obtient l’accord des autorités, nous disposons des capacités techniques, industrielles et financières pour arriver sans problème à 80 MW. Pour atteindre cet objectif, nous travaillons sur “l'éolien garanti” autorisant la fourniture d’électricité à la demande lors des pics du réseau.


Que propose Aérowatt ?

On propose la construction d’un parc éolien à Maurice dans le cadre de la démarche de production d’électricité par le secteur privé (IPP) comme l’autorise aujourd’hui la loi. Le contrat portera sur une capacité maximale de production de 40 MW à 100 MW. La première phase du projet se composera de 40 éoliennes de 1 MW chacune, installées sur un ou plusieurs sites. Dans un souci de totale transparence publique et comme pratiqué en Europe, nous proposerons des sites d’implantation en totale concertation avec les autorités et les riverains. Ce parc vise une production annuelle estimée à 80 000 MW, c’est-à-dire environ 5 % de l’électricité consommée dans l’île.
Ce projet aura un impact très bénéfique pour l’île Maurice. Plus particulièrement : un investissement estimé entre 3 et 4 milliards d’entrées, des prestations pour les entreprises locales d’un montant d’environ Rs 900 millions à Rs 1,6 milliard, la formation de techniciens locaux aux technologies de pointe, un transfert technologique vers le pays, une économie d’achat en fuel lourd d’environ 20 000 tonnes par an, une diminution des risques de pollution ainsi qu’une moins forte prise aux risques d’augmentations de prix, une économie de devises pour l’achat de combustibles fossiles, la participation de l’île Maurice à la réduction de l’effet de serre et enfin une diversification stratégique du parc électrique mauricien pour éviter une dépendance trop forte vis-à-vis d’une seule source d’énergie.


● Où en est Aérowatt avec son atlas éolien ?

Nous sommes en phase d’études et en cours de réalisation de l’atlas éolien qui servira de base pour situer les meilleurs sites de l’île. Cette étape est importante car, de l’implantation du parc, dépendra le prix de vente du kW/h. Par rapport aux avancées réalisées, je puis déjà vous communiquer à ce stade et en exclusivité pour “l’express” que nous serons aussi compétitifs que les autres sources d’énergie. De même, sur cet atlas seront indiquées les contraintes liées à l’éolien basées sur les normes européennes et à être affinées en fonction des lois mauriciennes du fait de l’absence de cadre éolien.


● Quelle a été la réaction des autorités à votre proposition ?

Très positive. Nous avons trouvé des personnes compétentes, très aux faits des technologies et sensibles aux problèmes d’écologie mais surtout conscientes des difficultés futures liées au renchérissement des énergies fossiles, tout ceci exacerbé par les problématiques liées à l’insularité.


Quelle sera leur contribution à l’utilisation de l’énergie éolienne en termes de cadre légal, réseau de distribution, etc. ?

Du fait de la création de cette nouvelle filière industrielle à Maurice, nous sommes conscients qu’il y aura des contraintes mais elles sont déjà connues, surmontables et les solutions sont identifiées. Nous sommes prêts à assister les autorités en cas de besoin et à leur faire bénéficier de notre expérience internationale. Une fois encore, nous souhaitons plus que jamais avancer en toute transparence et désirons un consensus national. Nous souhaitons aussi associer étroitement les autorités dans une logique de partenariat, tant pour la phase de développement que pour l’investissement et l’exploitation sur le long terme.


● Combien de temps vous faudra-t-il pour démarrer votre projet une fois l’atlas éolien terminé ?

Nous pouvons être opérationnel entre 12 et 18 mois à compter de la décision des autorités. Mais il conviendra de ne pas trop tarder car nous faisons face à une énorme montée de l’éolien au niveau mondial, la file d'attente pour l’acquisition d’éoliennes est très longue. Nous sommes aussi très intéressé à participer à la création d’un éco-parc comme proposé par Joël de Rosnay pour vulgariser les techniques d’énergies renouvelables.
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OSMOSE
Le «mix» magique passe par l’efficacité énergétique


Le pays est à la croisée des chemins en ce qu’il s’agit de sa politique énergétique. Joël de Rosnay propose des réponses. C’est aux Mauriciens de les adopter.

Les éoliennes, comme celles-ci en Nouvelle Calédonie, font partie intégrante du mix énergétique.

Tous les jours nous sommes bombardés par des slogans vantant des produits qui promettent de changer nos vies. Très peu sont à la hauteur de leurs promesses. Mais voilà qu’arrive Joël de Rosnay, conseiller spécial du Premier ministre sur le développement durable, avec son slogan «Maurice : île durable» et, surtout, le concept de «mix énergétique» qui pourrait libérer le pays de sa dépendance aux énergies fossiles nocives. Oasis ou mirage ?

Maurice est accro à ces énergies. Pas moins de 80 % de sa production énergétique en provient au coût de Rs 60 billions par an. Outre les implications financières (le prix de l’électricité augmente à partir d’aujourd’hui) et environnementales de cette démarche, le pays se retrouve à la merci d’une situation mondiale de plus en plus imprévisible. Du coup, l’indépendance énergétique devient une considération stratégique vitale, surtout pour les pays en développement.

Fait aggravant, le pays devient de plus en plus énergétivore. Maurice consomme 2 100 gigawatts/heure (GWh) d’électricité. En tenant compte d’un taux de croissance annuelle de 5 %, ce chiffre devrait atteindre 6 000 GWh en 2028. Et c’est là que le bât blesse.

L’ambitieux bouquet énergétique, conçu par Joël de Rosnay en collaboration avec le Dr Khalil Elahee de l’université de Maurice, ne devient viable que si le pays arrive à freiner sa consommation énergétique. Selon Joël de Rosnay, le mix ou «bouquet» énergétique est «une combinaison de sources d’énergies renouvelables, liées aux économies d’énergie». Il s’agit donc d’agrandir le parc énergétique mauricien tout en privilégiant des technologies renouvelables éprouvées et une plus grande «sobriété énergétique» pour ramener la demande d’énergie à 4 000 GWh en 2028. Faute de quoi, l’ambition première du «mix énergétique 2028», qui est de puiser 65 % de notre électricité de sources renouvelables - solaire thermique, photovoltaïque, hydroélectrique, biomasse, biogaz, éolien, vagues la géothermie – sera difficilement réalisable. «Il faut que chaque Mauricien change ses habitudes. C’est l’efficacité énergétique qui valorisera les énergies renouvelables.»

Et l’industrie de la canne qu’on s’est empressé d’enterrer a encore de beaux jours devant elle. La biomasse, par exemple, pourrait fournir jusqu’à 35 % de nos besoins énergétiques en 2028. Il faudra tout de même standardiser le rendement des centrales car certaines sont bien plus productives que d’autres. De plus, le bioéthanol dont Maurice exporte 20 millions de litres annuellement pourrait être utilisé localement. Ce qui représenterait un gain considérablement pour l’État qui importe pas moins de 80 millions de litres d’essence chaque année.

De son côté, le gouvernement a également élaboré une politique énergétique qui vise à réduire la production électrique à partir d’énergies fossiles à 57 % en 2025. Mais le Dr Khalil Elahee estime que ce scénario «fait trop la part au charbon et à l’huile lourde. On fait fausse route si on va dans la direction du charbon».

Et c’est justement la voie choisie par le gouvernement. Le projet de centrale thermique de la firme malaisienne, CT-Power, en partenariat avec le Central Electricity Board, semble aller dans le sens diamétralement opposé à celui du bouquet énergétique. Cette centrale, qui fonctionnera au charbon, ne sera pas dotée de capteurs de dioxydes de carbone.

En 1968, Maurice puisait 60 % de son énergie de sources renouvelables. Quarante ans plus tard, ce chiffre est tombé à 20 %. Si on espère renouer avec l’indépendance énergétique du passé, il nous faudra non seulement adopter les «renouvelables» mais aussi freiner nos tendances énergétivores.


L’exemple indien

● Malgré son ascension économique fulgurante et les besoins énergétiques que cela entend, la Grande péninsule a bien compris les bénéfices que peuvent apporter les énergies renouvelables. La preuve : le gouvernement indien a mis en place un ministère des Énergies non conventionnelles dès 1992. Son successeur, le ministère des Énergies renouvelables, créé en 2006, a la responsabilité de promouvoir les considérables ressources éoliennes, solaires et bioélectriques du pays. Le ministère est également doté d’un bras financier, la «Indian renewable energy development agency» (Ireda), chargée d’attribuer des aides à ceux désireux de mettre en place des projets. Ces aides qui peuvent venir en forme de prêts bonifiés, sont accessibles aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises et ONG.

Les agences d’électricité contribuent également à viabiliser les énergies renouvelables en rachetant à des prix incitatifs une portion importante de l’électricité fournie par les énergies renouvelables.

Le «Central Electricity Board» (CEB) a déjà laissé entendre qu’une telle démarche serait trop onéreuse pour lui. Le gouvernement dit vouloir promouvoir les énergies renouvelables mais pour cela il lui faut se donner les moyens de ses ambitions. Il lui incombe donc d’allouer au CEB des fonds destinés au rachat de l’électricité produite par les technologies propres.

Maurice pourrait également profiter de ses relations privilégiées avec l’Inde pour bénéficier au maximum de son savoir-faire inégalé en matière d’énergies renouvelables.





Ce que vous pouvez faire

● Utilisez des ampoules à diodes.

● Eteignez vos lumières et appareils électriques quand vous ne les utilisez pas.

● Débranchez vos chargeurs de téléphone.

● Décongelez votre frigidaire et congélateur régulièrement.

● Remplissez votre bouilloire seulement avec l’eau dont vous avez besoin.




Savoir plus

www.eere.energy.gov/

consumer/renewable_energy

www.energies-renouvelables.com

www.mnes.nic.in

http://sustenergy.org/tpl/page.

cfm?pageName=intelligent_ energy_use



INTERVIEW

Cyril OUDIN, Promoteur et partenaire d’Aérowatt Mauritius


«Nous serons aussi compétitifs que les autres énergies»


● Quelles sont les tendances mondiales en termes d’énergie éolienne ?

En 2007, les capacités de l’énergie éolienne au niveau mondial ont augmenté de 20 Gigawatts (GW), soit une hausse de 27 % par rapport à 2006. C’est essentiellement aux États-Unis et en Chine que de nouvelles installations ont été construites. Le vent a enfin été reconnu comme une source d’énergie crédible. Depuis une dizaine d'années, la production d'électricité éolienne mondiale double environ tous les trois ans.


● Quel est le potentiel éolien de Maurice ?

Suivant la première projection de l’atlas éolien de Maurice en cours, nous estimons un potentiel important de 100 à 150 Mégawatts (MW). A la différence de La Réunion, réputée pour son dynamisme dans les énergies alternatives et qui possède des reliefs très hauts et surtout escarpés, Maurice dispose d’un relief maximum idéal et régulier.

Dans son scénario de mix-énergétique 2028, Joël de Rosnay estime que l'énergie éolienne peut produire environ 6 % de nos besoins énergétiques.


● Où chiffrez-vous la contribution éolienne ?

La question est surtout, quelle limite acceptable le réseau électrique mauricien peut supporter en termes d’électricité éolienne ? En Europe, on estime qu’on peut atteindre 30 % de la demande. Dans notre cas précis, dès qu’on obtient l’accord des autorités, nous disposons des capacités techniques, industrielles et financières pour arriver sans problème à 80 MW. Pour atteindre cet objectif, nous travaillons sur “l'éolien garanti” autorisant la fourniture d’électricité à la demande lors des pics du réseau.


Que propose Aérowatt ?

On propose la construction d’un parc éolien à Maurice dans le cadre de la démarche de production d’électricité par le secteur privé (IPP) comme l’autorise aujourd’hui la loi. Le contrat portera sur une capacité maximale de production de 40 MW à 100 MW. La première phase du projet se composera de 40 éoliennes de 1 MW chacune, installées sur un ou plusieurs sites. Dans un souci de totale transparence publique et comme pratiqué en Europe, nous proposerons des sites d’implantation en totale concertation avec les autorités et les riverains. Ce parc vise une production annuelle estimée à 80 000 MW, c’est-à-dire environ 5 % de l’électricité consommée dans l’île.
Ce projet aura un impact très bénéfique pour l’île Maurice. Plus particulièrement : un investissement estimé entre 3 et 4 milliards d’entrées, des prestations pour les entreprises locales d’un montant d’environ Rs 900 millions à Rs 1,6 milliard, la formation de techniciens locaux aux technologies de pointe, un transfert technologique vers le pays, une économie d’achat en fuel lourd d’environ 20 000 tonnes par an, une diminution des risques de pollution ainsi qu’une moins forte prise aux risques d’augmentations de prix, une économie de devises pour l’achat de combustibles fossiles, la participation de l’île Maurice à la réduction de l’effet de serre et enfin une diversification stratégique du parc électrique mauricien pour éviter une dépendance trop forte vis-à-vis d’une seule source d’énergie.


● Où en est Aérowatt avec son atlas éolien ?

Nous sommes en phase d’études et en cours de réalisation de l’atlas éolien qui servira de base pour situer les meilleurs sites de l’île. Cette étape est importante car, de l’implantation du parc, dépendra le prix de vente du kW/h. Par rapport aux avancées réalisées, je puis déjà vous communiquer à ce stade et en exclusivité pour “l’express” que nous serons aussi compétitifs que les autres sources d’énergie. De même, sur cet atlas seront indiquées les contraintes liées à l’éolien basées sur les normes européennes et à être affinées en fonction des lois mauriciennes du fait de l’absence de cadre éolien.


● Quelle a été la réaction des autorités à votre proposition ?

Très positive. Nous avons trouvé des personnes compétentes, très aux faits des technologies et sensibles aux problèmes d’écologie mais surtout conscientes des difficultés futures liées au renchérissement des énergies fossiles, tout ceci exacerbé par les problématiques liées à l’insularité.


Quelle sera leur contribution à l’utilisation de l’énergie éolienne en termes de cadre légal, réseau de distribution, etc. ?

Du fait de la création de cette nouvelle filière industrielle à Maurice, nous sommes conscients qu’il y aura des contraintes mais elles sont déjà connues, surmontables et les solutions sont identifiées. Nous sommes prêts à assister les autorités en cas de besoin et à leur faire bénéficier de notre expérience internationale. Une fois encore, nous souhaitons plus que jamais avancer en toute transparence et désirons un consensus national. Nous souhaitons aussi associer étroitement les autorités dans une logique de partenariat, tant pour la phase de développement que pour l’investissement et l’exploitation sur le long terme.


● Combien de temps vous faudra-t-il pour démarrer votre projet une fois l’atlas éolien terminé ?

Nous pouvons être opérationnel entre 12 et 18 mois à compter de la décision des autorités. Mais il conviendra de ne pas trop tarder car nous faisons face à une énorme montée de l’éolien au niveau mondial, la file d attente pour l’acquisition d’éoliennes est très longue. Nous sommes aussi très intéressé à participer à la création d’un éco-parc comme proposé par Joël de Rosnay pour vulgariser les techniques d’énergies renouvelables.

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