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Retour au sujet TRAMWAYS DE ROUEN

TRAMWAYS DE ROUEN : Une analyse dans la vie financière !

hisbours
03 août 200709:05

ANR estimé par le journaliste : 2410€.

Faites fortune avec Vincent Bolloré

Dossier réalisé par Christophe Descamps
n° 3243
paru le 03/08/2007



Transport, manutention, logistique internationale, distribution de fioul, papier, films en plastique, étiquettes RFID, plantations, télévision, batterie électrique, journaux gratuits, publicité... et, demain, télécommunications : Vincent Bolloré est partout. Retour sur l'histoire d'un entrepreneur hors du commun, la valeur et les perspectives de son groupe.


Le prédateur se serait-il assoupi ? Ou les paillettes médiatiques accapareraient-elles toute l'énergie de Vincent Bolloré ? Alors que, au cours des premières années de la décennie, les salles de marché ne bruissaient que des rumeurs des incursions possibles de l'homme d'affaires dans le capital de telle ou telle entreprise, Vincent Bolloré s'est fait quelque peu oublier en Bourse ces derniers temps. Il faut dire que ses investissements dans les médias (télévision, journaux gratuits...) et le redressement du groupe Havas, dont il a pris la présidence, occupent une bonne partie de son temps, lorsqu'il ne se passionne pas pour le développement de sa batterie électrique ou qu'il ne franchit pas les Alpes pour surveiller le milliard d'euros qu'il a investi sur place. Autant d'aventures qui pourraient substantiellement modifier la physionomie du groupe d'ici quelques années.

Son conglomérat s'est en effet bâti à coups d'acquisitions et de cessions. Et l'homme ne fait pas de sentiment... à quelques exceptions près. Dans le groupe Bolloré, deux actifs ne paraissent pas négociables : ses usines bretonnes, c'est-à-dire ses racines familiales, et son amitié avec Antoine Bernheim, ex-associé gérant de la célèbre banque d'affaires Lazard et actuel président de Generali, troisième assureur européen. Tout le reste du groupe est susceptible d'être vendu un jour, afin de financer de nouvelles aventures. Rétrospective.

C'est à la fin des années 1970 que tout commence (lire l'ouvrage de Nathalie Raulin et Renaud Lecadre : Vincent Bolloré, enquête sur un capitaliste au-dessus de tout soupçon). Les papeteries familiales sont au bord du dépôt de bilan. Les pertes s'accumulent... Vincent Bolloré et son frère aîné, Michel-Yves, tentent alors de sauver l'entreprise. Pour racheter l'affaire à leur famille et la recapitaliser, les deux frères montent un tour de table dans lequel Edmond de Rothschild est en bonne place. Mais la fin de la décennie est difficile, et les bénéfices se font attendre. Les deux frères décident alors de prendre la direction des opérations. Edmond de Rothschild, devenu entre-temps actionnaire majoritaire des papeteries Bolloré, cède sa place aux deux frères pour 1 franc symbolique, conservant toutefois 10 % du capital à la demande de Vincent Bolloré. En mai 1981, ce dernier est désormais aux commandes... Mais la situation ne s'améliore guère - les deux frères commencent à envisager le pire. Pour sauver ce qui peut encore l'être de la fortune familiale, ils vendent la moitié de leur participation à un investisseur privé, Sébastien Picciotto, pour 10 millions de francs, en lui faisant miroiter de belles perspectives. Sur ce point, l'avenir va leur donner raison et leur faire regretter amèrement leur désengagement partiel. La forte hausse du billet vert en 1984 et 1985 va en effet sauver l'entreprise, dont la moitié des ventes est facturée en dollars ! Fin 1985, Bolloré Technologies entre en Bourse. L'ascension de Vincent Bolloré va enfin commencer...

Diversification et acquisitions

Pendant la crise, l'entreprise avait progressivement muté du papier vers le plastique ultrafin - les films en plastique -, se diversifiant sur des niches de marché porteuses. Mais une nouvelle dépréciation du dollar risquait de placer à nouveau l'entreprise en difficulté. Vincent Bolloré souhaita donc se diversifier davantage : coup sur coup, au début de 1986, il rachète la Sofical, cotée en Bourse et contrôlant les tabacs africains Bastos, puis les papiers à cigarette Job, OCB et Zig Zag. En mai de la même année, il lance son dévolu sur la Scac (Société commerciale d'affrètement et de combustibles), commissionnaire de transport entre la France et l'Afrique, société dans laquelle il trouvera également une activité de distribution de fioul. La Scac est clairement l'acquisition à l'origine des activités transport, logistique et distribution d'énergie de l'actuel groupe Bolloré. Mais les rêves d'empire du jeune patron (35 ans à l'époque) ont un prix. Si les acquisitions réalisées se révèlent vite rentables, elles n'en ont pas moins dilué le contrôle du groupe. Pour le consolider, Vincent Bolloré doit impérativement réunir des capitaux. C'est ainsi qu'avec son mentor Antoine Bernheim, à l'époque star de la banque d'affaires Lazard, il monte sa cascade de holdings dans laquelle la BNP, le Crédit lyonnais, le Crédit national, Edmond de Rothschild, le groupe Rivaud, Axa, la famille Agnelli, la famille sud-africaine Ruppert ou encore Sébastien Picciotto prennent place sans hésiter. Vont suivre quelques petites acquisitions, le départ de Michel-Yves du groupe, avant l'abordage de trop : Delmas-Vieljeux.

Nous sommes en 1991 : Vincent Bolloré se sent prêt pour l'assaut. Après avoir retourné plusieurs membres de la famille de l'armateur, l'homme d'affaires prend le contrôle de la navale Delmas. Mais la bataille avec Tristan Vieljeux est féroce, sa reddition va coûter cher à Vincent Bolloré. Non seulement le cours du titre a flambé et le morceau est emporté au prix fort, mais, en outre, Vincent Bolloré est contraint par le Conseil des marchés financiers (ancêtre de l'AMF) de lancer une OPA sur 100 % du capital, alors qu'il ne comptait initialement n'en racheter que les deux tiers. Les hommes de Tristan Vieljeux, qui n'hésitent pas à fouiller les poubelles du siège du groupe Bolloré, ont en effet mis la main sur un document prouvant une action de concert entre Bolloré et Axa. La sentence des sages du CMF ne se fait alors pas attendre. Le groupe Bolloré en ressort financièrement exsangue. Et encore, Axa n'apportera pas ses titres Delmas à l'OPA lancée par Bolloré. S'ensuivent la crise du début des années 1990, une amende des autorités européennes de la concurrence à l'encontre de la navale Delmas, qui, outre son montant, aboutit surtout à ouvrir les ports africains au danois Maersk, etc. Bolloré boit le bouillon. Deux à trois années d'enfer au cours desquelles le groupe évite de peu la catastrophe. Le patron ira jusqu'à abandonner durant quelques mois la direction, sous la pression des banques et sur le conseil d'Antoine Bernheim. Des années noires qui ont marqué Vincent Bolloré : désormais, plus jamais il ne s'endettera au point d'être à la merci de la conjoncture et des banquiers !

Patience et audace

Dès 1995, le groupe tourne le dos à ses difficultés. Les vieux démons de la Bourse démangent de nouveau Vincent Bolloré. Mais pour compter, il faut peser, et peser lourd de préférence. Vincent Bolloré a besoin de munitions. Présent dans le capital du mythique groupe Rivaud depuis la fin des années 1980, l'homme d'affaires attend son heure. Les déboires d'Air Liberté, contrôlé par le groupe Rivaud et financé par la banque éponyme, conjugués aux démêlés judiciaires de la banque, conduisent Vincent Bolloré à accentuer sa pression sur le comte de Ribes, un très vieil ami de son père. Pour s'y soustraire, le comte Edouard de Ribes tente alors une manoeuvre capitalistique visant à écarter l'intrus. Mais, pour cela, il a besoin du soutien d'un actionnaire historique du groupe Rivaud, le Belge Hubert Fabri, l'homme des plantations. Méprisé quelques années plus tôt par son partenaire français et alors réconforté par un certain Vincent Bolloré, Hubert Fabri ne donnera pas suite... d'autant que l'affaire Air Liberté pourrait coûter infiniment plus cher au groupe Rivaud que les pertes dans l'immobilier bruxellois du début des années 1990, à l'origine des tensions entre Fabri et le comte de Ribes. En septembre 1996, l'affaire est réglée. Vincent Bolloré, avec le soutien d'Hubert Fabri, prend le contrôle du groupe Rivaud et de ses holdings cotés : Compagnie du Cambodge, Compagnie des caoutchoucs de Padang, Mines de Kali Sainte-Thérèse, Financière Moncey, Industrielle et financière de l'Artois, Plantations des terres rouges, etc. Des générations de financiers en avaient rêvé, Vincent Bolloré l'a fait. Mais, cette fois, à l'assaut brutal qui lui avait coûté si cher quelques années plus tôt, il a préféré laisser faire le temps. Une fois l'incendie Air Liberté circonscrit et la banque Rivaud mise en pièces, le financier s'est attaqué aux actifs, vendant tant l'immobilier que certaines participations industrielles comme Intertechnique, et constituant peu à peu sa pelote.

En 1998, l'homme d'affaires dispose alors des ressources suffisantes pour aller secouer quelques beaux cocotiers : Bouygues sera sa première cible, dont il tirera fin novembre 1,5 milliard de francs de plus-value. Dès le lendemain, il s'attaque à Pathé, dont il ressortira fin janvier 1999 avec cette fois 800 millions de francs de plus-value ! En juin suivant, Vincent Bolloré récidive avec Rue Impériale de Lyon, holding de tête du groupe Lazard. Cette fois, il s'attaque au temple de la finance française. A la surprise générale, il en retirera là aussi une plus-value colossale : 285 millions d'euros (1,87 milliard de francs). Mais le plus beau reste à venir : Vallourec. Vincent Bolloré jette en 2003 son dévolu sur le fabricant de tubes sans soudure, dont il ramasse jusqu'à 25,2 % du capital pour 137 millions d'euros. En trois ans, il va multiplier son investissement par 10 ! De quoi lui permettre de financer sa position de premier actionnaire des groupes de publicité et de médias Havas (30,5 %) et Aegis (29 %).

Entre-temps, l'industriel a cédé ses activités tabac (cigarettes Bastos en Afrique) et papiers à cigarette (Job, OCB et Zig Zag) ainsi que, en 2006, la navale Delmas. Profitant d'une conjoncture très favorable, Vincent Bolloré a en effet décidé de sortir de ce métier à la fois capitalistique et cyclique pour 408 millions d'euros. D'autant que la navale Delmas restait un petit armateur comparé aux géants du secteur. Nous ne serions pas étonnés que le groupe Bolloré cède ses activités papiers minces, en pertes récurrentes, s'il parvenait à trouver un acquéreur...

Industriel et financier, Vincent Bolloré l'est assurément. Mais l'homme est aussi un entrepreneur. Il s'est en effet lancé ces dernières années dans plusieurs projets d'envergure, qui vont d'ailleurs fortement affecter la rentabilité opérationnelle du groupe au cours des prochaines années (lire l'interview de Vincent Bolloré, page 12) : la batterie électrique, les médias (chaîne de télévision Direct8 et journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus) et les télécommunications (réseau Wimax). Déjà présent dans plusieurs secteurs d'activité, Vincent Bolloré a l'audace d'engager son groupe dans de nouveaux métiers.

Mais cette diversité de métiers, de projets et de participations, conjuguée au talent de Vincent Bolloré pour les valoriser, suffit-elle à motiver aujourd'hui un investissement dans le groupe ? Une chose est certaine : au-delà des fluctuations de marché à court terme, le risque nous paraît faible. Pour autant, l'action Bolloré SA ne nous semble pas receler un fort potentiel de revalorisation à l'horizon de une à deux années. En effet, comme nous venons de l'expliquer, les résultats opérationnels du groupe seront affectés par les pertes des nouveaux métiers. En fait, à court terme, seule l'entrée d'un actionnaire partenaire dans l'un des projets (notamment la batterie électrique) à un prix qui ferait ressortir une valeur patrimoniale importante de l'actif considéré serait de nature à relancer l'intérêt pour la valeur. Une évolution du dossier Havas-Aegis, alors que ces deux participations représentent 17 % du patrimoine, aurait également un effet favorable. Rappelons en effet que Vincent Bolloré souhaite accéder au conseil d'administration d'Aegis, afin non seulement de mieux comprendre les affaires de cette société, mais encore de la convaincre de « coopérer » avec Havas. Or les dirigeants de l'agence britannique s'opposent à la nomination d'administrateurs représentant le groupe Bolloré, évoquant des risques de conflits d'intérêts. En fait, actionnaires et dirigeants d'Aegis voudraient contraindre Bolloré à lncer une offre publique. Un tel scénario - sous réserve du prix - ne serait pas défavorable au groupe Bolloré et à Havas, bien au contraire. Mais nous ne l'anticipons pas avant 2008 ou 2009, c'est-à-dire pas avant que le redressement d'Havas ne soit bien engagé.

Un investissement de long terme

De fait, acheter l'action Bolloré SA, c'est investir - avec un risque modéré - pour le long terme. Dans une perpective de plusieurs années en effet, les différents projets en développement (batterie électrique, chaînes de télévision, journaux gratuits, télécommunications) pourraient changer la physionomie du groupe. Mais, pour l'investisseur, il y a peut-être davantage à gagner en se positionnant sur l'un des dix autres holdings du groupe encore cotés, en particulier sur Financière de l'Odet (lire page 13). Et, parmi les ex-holdings du groupe Rivaud, plusieurs méritent également intérêt : Industrielle et financière de l'Artois (page 13) ou encore, sur repli, la Financière Moncey (voir ci-contre) et les Plantations des terres rouges (voir ci-contre), des sociétés décotées qui donnent accès aux différents actifs du groupe Bolloré et qui, cerise sur le gâteau, feront très probablement l'objet d'une offre publique d'achat et de retrait par le groupe au cours des prochaines années...


Une diversité de métiers et des projets ambitieux


Déjà présent dans de nombreux secteurs, le groupe se lance maintenant dans les médias, les télécoms et développe une batterie électrique !


Transport et logistique

Chiffre d'affaires 2006 3 639 Mf

Résultat opérationnel 2006 199 Mf

C'est la principale activité du groupe, qui se décline en fait en deux métiers complémentaires : la logistique internationale et le transport en Afrique. La logistique internationale comprend des services de commission de transport (une agence de voyages pour les marchandises, en quelque sorte), de stockage et de distribution, de contrôle et de sécurité... Le groupe dispose ainsi d'un réseau de 445 agences dans 88 pays répartis sur tous les continents et se frotte aux géants que sont Deutsche Post, Kühne & Nagel ou encore Panalpina. Si le métier affiche une croissance régulière, tirée par le développement constant des échanges mondiaux, le groupe renforce son réseau par des acquisitions régulières. L'Amérique du Nord, l'Europe de l'Est et l'Europe du Sud sont des zones dans lesquelles il souhaiterait accroître sa présence.

Mais le groupe Bolloré, c'est aussi le premier réseau de manutention, de transport et de logistique en Afrique, où il est implanté dans 43 pays. Très présent historiquement en Afrique francophone, il a, depuis dix ans, étendu son aire de développement à l'Afrique de l'Est et à l'Afrique du Sud. Concessions portuaires et ferroviaires, grues, camions, entrepôts... le groupe dispose de toute la panoplie des moyens destinés à traiter les marchandises entrant ou sortant du continent. Une aubaine alors qu'il connaît une croissance forte, tirée notamment par ses échanges avec l'Asie. La présence du groupe sur la quasi-totalité du continent africain réduit désormais très fortement les risques géopolitiques liés à l'instabilité de certains pays. Si l'intérêt croissant que portent de grands acteurs internationaux de la logistique et de la manutention à l'Afrique accroît la concurrence, il revalorise en revanche considérablement la division du groupe Bolloré.


Industrie et les métiers de demain

Chiffre d'affaires 2006 195 Mf

Résultat opérationnel 2006 - 46 Mf

Le pôle industriel du groupe Bolloré comprend ses métiers historiques - les papiers minces, destinés notamment aux éditions juridiques et religieuses, et les films en plastique (polypropylène), destinés aux condensateurs et à l'emballage, nés de l'expertise du groupe pour l'ultrafin -, mais aussi ses métiers de demain. L'expertise du groupe dans les films en plastique pour condensateurs, qui permettent de stocker l'énergie, l'a conduit à développer une batterie électrique destinée aux véhicules. La batterie Bolloré fournit ainsi à une voiture électrique une autonomie de 250 kilomètres et lui permet d'atteindre la vitesse de 125 kilomètres-heure. Afin de démontrer la réalité de ses performances, le groupe a développé un prototype de voiture électrique : la Bluecar. Depuis le rachat des actifs d'un concurrent canadien pour quelques millions d'euros en début d'année, le groupe dispose d'une capacité de production annuelle de 4 000 batteries. Il prévoit également de construire en Bretagne une usine capable d'en produire 10 000 par an à l'horizon de 2011-2012. Cet investissement, de 150 millions d'euros, ne devrait toutefois être effectivement lancé que lorsque le groupe sera parvenu à trouver un accord avec un constructeur automobile lui garantissant un débouché. Enfin, le groupe a mis au point un nouveau type de composants de stockage d'énergie dérivé de ces recherches : les supercapacités. Une usine pilote, d'une capacité de production de 50 000 unités, située en Bretagne, est opérationnelle depuis juin. Si les papiers minces sont déficitaires de façon chronique depuis cinq ans (15 millions de pertes opérationnelles courantes en 2006), les films en plastique sont à l'équilibre. Mais les comptes sont grevés par les développements dans la batterie et les supercapacités. Peut-être la réserve de bénéfices de la prochaine décennie...


Terminaux spécialisés et RFID

Chiffre d'affaires 2006 167 Mf

Résultat opérationnel 2006 - 4 Mf

Le leader mondial des bornes et terminaux d'impression (billetterie électronique et contrôle d'embarquement) pour les réseaux de transports aérien, ferroviaire et maritime, IER, pâtit depuis quelques années du passage progressif du billet papier au billet électronique. La société a de fait engagé des dépenses de recherche-développement qui, visant à adapter son offre produit (passage de la mécanique à l'informatique), pèsent sur ses comptes. IER est également spécialiste, à travers sa filiale Automatic Systems, des équipements de contrôle d'accès et de protection des sites sensibles, un marché porteur.

Autre axe potentiel de croissance : la RFID, c'est-à-dire l'identification par radiofréquence. Ce marché, fondé sur la traçabilité, dispose de nombreux débouchés dans les secteurs de la logistique, de la distribution et du transport aérien (suivi des bagages). Plus de 100 millions d'étiquettes RFID ont été livrées en 2006 dans ces deux derniers secteurs. La direction du groupe Bolloré vise un retour à l'équilibre opérationnel cette année.

Distribution d'énergie

Chiffre d'affaires 2006 1 922 Mf

Résultat opérationnel 2006 20 Mf

Héritée des acquisitions de la Scac et de Rhin-Rhône, l'activité de distribution d'énergie (Bolloré Energie) se compose notamment d'un réseau de distribution de fioul domestique en France (99 agences, 400 000 clients). Mais le groupe propose également des services techniques (entretien des chaudières, offre de climatiseurs....) et possède même en Allemagne un réseau de 57 stations-service. Par ailleurs, il exploite l'oléoduc Melun-Metz-Donge et plusieurs dépôts de stockage pétrolier. Il est également présent en Suisse, où il stocke et distribue des produits pétroliers. Depuis trois à quatre ans, ces activités dégagent une vingtaine de millions d'euros de résultat d'exploitation. De nouvelles acquisitions visant à accroître les positions en France (9 % de part de marché) ne sont pas exclues.


Plantations et agriculture

Le groupe ne possède plus qu'une seule plantation : Safa Cameroun, qui, exploitant 4 500 hectares de palmiers à huile et 3 600 hectares d'hévéas, a dégagé 4,4 millions d'euros de résultat d'exploitation pour 12 millions de chiffre d'affaires en 2006. Mais cette plantation est gérée par les spécialistes du groupe Socfinal dans lequel Bolloré détient des intérêts significatifs. Socfinal (holding de contrôle) comme ses deux filiales Socfinasia (détenue à 52 %) et Intercultures (détenue à 55 %) exploitent des plantations de palmiers et d'hévéas en Indonésie (Socfinasia) et en Afrique (Intercultures) de respectivement 50 000 et 100 000 hectares. Ces trois sociétés sont cotées au Luxembourg, les 38,7 % du groupe dans Socfinal et ses 21,7 % dans Socfinasia valant aujourd'hui 190 millions d'euros. Enfin, le groupe possède trois fermes aux Etats-Unis (3 000 hectares de cultures de coton et d'arachide) et deux domaines viticoles en Provence.


Communication

Chiffre d'affaires 2006 23 Mf

Résultat opérationnel 2006 - 49 Mf

C'est la nouvelle passion de Vincent Bolloré, qui avait décidé, il y a cinq ans, d'y consacrer 10 % de ses actifs. Depuis, il semble avoir revu ses prétentions à la hausse. C'est plutôt 20 à 25 % des actifs du groupe qui sont engagés dans la communication, mais aussi plus du tiers des résultats opérationnels de ses métiers rentables. Si les participations dans Havas (520 millions d'euros) et Aegis (615 millions) constituent l'essentiel des capitaux engagés, le groupe a également lancé trois grands chantiers : une chaîne de télévision numérique terrestre (Direct 8), un quotidien gratuit du soir (Direct Soir) et un autre du matin (Matin Plus, détenu à 70 %), en partenariat avec Le Monde et le réseau Ville Plus. Trois start-up qui engloutiront en 2007 au moins 60 millions d'euros (perte opérationnelle), mais qui constituent des leviers potentiels de création de richesse. Le groupe détient aussi 10 % du capital de Gaumont, 40 % de l'institut de sondage CSA, dont il prendra le contrôle d'ici à 2009, 40 % d'Euro Media Télévision (services techniques de production audiovisuelle)et la propriété du cinéma parisien d'art et d'essai Mac-Mahon.


Télécommunications

Le groupe a obtenu en 2006 douze licences de télécommunications fondées sur la technologie Wimax (transmission hertzienne de données à haut débit), moyennant 78 millions d'euros. Comme l'explique Vincent Bolloré (lire son interview page 12), le groupe devrait investir de 400 à 500 millions dans le développement d'un réseau au cours des prochaines années. L'objectif est de fournir au grand public un service d'accès sans fil à Internet, accessible quel que soit l'endroit où l'on se trouve sur le territoire couvert


Entretien


Pas de nouveaux projets tant que nos développements actuels n'auront pas atteint l'équilibre


Le groupe Bolloré n'a jamais été aussi riche. Pourtant, depuis dix-huit mois, on a l'impression que vous ne recherchez plus d'opportunités d'investissement, comme vous l'avez fait avec succès par le passé (Bouygues, Pathé, Rue Impériale, Vallourec). Pour quelles raisons ?

V. B. Nos efforts ont porté depuis deux ans sur la valorisation de nos intérêts dans Vallourec, Havas et Aegis. Nous ne sommes pas mécontents des résultats obtenus jusqu'à présent. Le temps consacré au redressement d'Havas, en particulier, a été très important, l'affaire ayant énormément souffert au cours des années précédant mon arrivée. L'année dernière, après cinq années consécutives de baisse des facturations (- 15 % par an), nous avons enfin renoué avec la croissance (+ 0,6 %), et l'année en cours verra celle-ci s'amplifier, avec une croissance interne de 4,4 % au premier semestre. En outre, nos développements dansnos métiers de demain - la télévision, les journaux gratuits, la batterie électrique et les télécommunications - sont également très prenants et vont peser sur notre résultat d'exploitation.


Quelle est votre stratégie d'actionnaire pour Havas et Aegis ? A quoi souhaitez- vous aboutir ?

Avant ma prise de fonctions à la présidence d'Havas en 2005 et ma montée dans le capital d'Aegis, Robert Lerwill [Ndlr : le patron d'Aegis] est venu me rencontrer et m'a expliqué combien il y avait de sens à rapprocher, d'une manière ou d'une autre, les deux groupes, au demeurant très complémentaires. Je pense que ce que Robert Lerwill avait en tête à l'époque reste toujours aussi pertinent. Malheureusement, depuis l'entrée du groupe Bolloré dans le capital d'Aegis, ses dirigeants refusent tout dialogue en ce sens et tentent de nous empêcher d'obtenir une représentation au conseil d'administration.


L'objectif des dirigeants d'Aegis n'est-il pas de vous contraindre à lancer une offre publique d'achat sur la totalité du capital ?

Je constate surtout qu'ils essaient de se protéger en se « bunkerisant », ce qui est dommage pour l'ensemble des actionnaires. Mais nous recevons des marques d'intérêt des cadres d'Aegis qui aimeraient collaborer avec les équipes d'Havas. La démarche du groupe Bolloré s'inscrit dans le long terme. Nous sommes patients et solliciterons autant de fois qu'il le faut les actionnaires d'Aegis, afin d'obtenir une représentation au conseil, légitime au regard de notre participation dans le capital (29 %). Mais, pour l'instant, les dirigeants d'Aegis refusent même la nomination d'administrateurs complètement indépendants de notre groupe.


Votre participation de 10 % dans Gaumont s'est fortement valorisée ces dernières années. Quel est votre intérêt à demeurer dans le capital ?

Nous sommes convaincus que la multiplication des chaînes de télévision va accroître fortement la valeur des catalogues de films. Or celui de Gaumont est exceptionnel et n'est sans doute pas valorisé au mieux aujourd'hui. En outre, à en juger par la valorisation d'EuropaCorp, le prix de Gaumont en Bourse ne nous semble pas encore refléter sa valeur.


Vous avez récemment exprimé votre intérêt pour le quotidien La Tribune, que le groupe LVMH pourrait vendre. En quoi cette entreprise compléterait-elle votre dispositif dans les médias ?

Nous sommes devenus le premier groupe de presse gratuite français (1,2 million d'exemplaires diffusés chaque jour). Et nous pensons que la presse gratuite constitue un produit d'appel pour la presse payante. Je ne puis toutefois m'exprimer davantage sur un dossier que je n'ai pu examiner, La Tribune n'étant pas officiellement en vente.


La radio est-elle votre prochain axe de développement dans les médias ? Entrer dans le capital de NRJ Group, alors que sa valeur en Bourse s'est dépréciée, aurait-il un sens ?

Clairement non. Nous avons déjà beaucoup de projets à gérer.


Vous avez acquis des licences de télécommunications Wimax pour 78 millions d'euros. Quelles sont vos ambitions dans ce secteur ?

Nous allons déployer un réseau de télécommunications fondé sur la technologie Wimax, ce qui représentera un investissement de l'ordre de 400 à 500 millions d'euros. Nous pensons que cette technologie et les services qui en découlent, qui permettent de se connecter à Internet partout, seront très appréciés du public. Ces services seront très complémentaires de nos activités médias. Nous voulons être un acteur intégré dans la communication en allant du conseil en publicité à la télévision et à la presse et en réunissant contenus et tuyaux, afin d'apporter un meilleur service aux clients.


Quels sont vos projets pour l'avenir ? A quoi vos actionnaires peuvent-ils s'attendre ?

Nous sommes autant des industriels que des financiers. Nous gérons au mieux les intérêts de nos actionnaires. En saine gestion, nous évitons de dépenser plus que ce que nous gagnons. Nos métiers rentables nous apportent environ 300 millions de bénéfice opérationnel chaque année. Or nos développements dans la batterie électrique, dans les médias et dans le Wimax engendreront chacun environ 100 millions de pertes opérationnelles. Nous ne lancerons donc pas de nouveaux projets tant que nos développements actuels n'auront pas atteint l'équilibre

Propos recueillis par C. D.


Les holdings du groupe

Parmi les nombreuses sociétés cotées, plusieurs méritent que l'on s'y intéresse.

Financière de l'Odet

ANR (e) 541 h

Dividende 2006 0,24 h

Capitalisation 2 100 Mh

Flottant 23,6 %

Code ODET

Financière de l'Odet est le holding de tête coté du groupe. C'est la seule société qui donne vraiment accès à l'ensemble des activités et participations du groupe, y compris à la participation de 5 % dans Mediobanca, qui, représentant 14 % de l'actif réévalué d'Odet, est totalement financée par de la dette.


Notre conseil

Acheter pour le long terme. Holding le plus décoté (41 %) du groupe, c'est aussi celui qui est le plus haut dans l'organigramme, donc celui auquel Vincent Bolloré est le plus sensible d'un point de vue patrimonial


Bolloré SA

ANR (e) 234 h

Dividende 2006 0,72 h

Capitalisation 3 815 Mh

Flottant 26,6 %

Code BOL

Cette société permet de se positionner sur l'ensemble des actifs du groupe, à l'exception de Mediobanca, logée dans Financière de l'Odet. Ses principaux actifs sont l'activité de transport et de logistique (41 % du patrimoine), les participations dans Aegis et Havas (17 %) et, surtout, la boucle d'autocontrôle qui conduit Bolloré SA à détenir une participation significative dans Financière de l'Odet (21 %). La totalité des autres actifs est donc d'un poids unitaire modeste, mais certaines activités naissantes pourraient prendre un poids important à l'avenir. Notre évaluation de l'actif net à 5,7 milliards d'euros est fondée sur une estimation prudente des activités en Afrique et de logistique internationale, que nous avons évaluées à 2,8 milliards d'euros, soit 14 fois le résultat opérationnel 2006, un niveau inférieur à celui des concurrents du secteur (17 fois en moyenne) ou au prix auquel ont été réalisées plusieurs opérations de fusion-acquisition dans le secteur (de 14 à 21 fois). En outre, nous avons estimé la boucle d'autocontrôle à la valeur boursière d'Odet (325 euros par action), et non pas à la valeur de son actif net réévalué (541 euros). Enfin, notre évaluation, tant des autres activités que des nouveaux métiers, procède du même souci de modération.


Notre conseil

Bien que le risque soit faible, le groupe ne nous semble pas disposer de vecteurs de revalorisation à court terme. L'investissement ne doit donc se concevoir qu'à un horizon de plusieurs années


Industrielle et financière de l'Artois

ANR (e) 4 260 h

Dividende 2006 165 h

Capitalisation 690 Mh

Flottant 5,08 %

Code ARTO

Ses principaux actifs sont représentés par une boucle d'autocontrôle sur le groupe, via des titres Financière V, Odet et Bolloré (37 % des actifs), par une participation dans Plantations des terres rouges (35 %) et par des participations indirectes dans Havas, Aegis et Vallourec (23 %).


Notre conseil

Acheter pour le long terme. La décote (38 %) est importante. Et le groupe peut à tout moment faire une offre de rachat aux minoritaires


Compagnie du Cambodge

ANR (e) 5 012 h

Dividende 2006 100 h

Capitalisation 2 008 Mh

Flottant 1,22 %

Code CBDG

Nous évaluons le patrimoine de ce holding à près de 2,8 milliards d'euros ; 44 % sont investis dans Havas, Aegis et Vallourec, et 28 % en boucle d'autocontrôle via Financière V, Odet et Bolloré. Le solde est essentiellement logé dans Artois, Moncey et Plantations des terres rouges.


Notre conseil

Rester à l'écart. Le flottant est très faible et la décote, moins importante (28 %) que sur d'autres holdings


Financière Moncey

ANR (e) 3 834 h

Dividende 2006 52,50 h

Capitalisation 484 Mh

Flottant 4,2 %

Code MONC

Le patrimoine, supérieur à 700 millions d'euros, est constitué à plus des deux tiers d'une participation de 42 % dans Industrielle et financière de l'Artois. Le solde (24 %) est essentiellement investi dans Financière V et Omnium Bolloré, c'est-à-dire dans l'autocontrôle du groupe.


Notre conseil

Le titre peut retenir l'attention au-dessous de 2 500 euros


Plantations des terres rouges

ANR (e) 1 543 h

Dividende 2006 30,60 h

Capitalisation 1 311 Mh

Flottant 3,6 %

Code PTER

L'essentiel du patrimoine (88 %) est constitué d'une participation de 54,91 % dans la Compagnie du Cambodge.


Notre conseil

Le titre présente aujourd'hui peu d'intérêt au-dessus de 1 000 euros


Forestière équatoriale

ANR (e) ND

Dividende 2006 18,06 h

Capitalisation 54 Mh

Flottant 6,19 %

Code FORE

La société contrôle la concession de chemin de fer (Sitarail) qui relie la Côte d'Ivoire au Burkina Faso. Les résultats de cette concession s'améliorent depuis deux ans. En outre, la société détient une participation de 8,9 % dans la Société bordelaise africaine, elle-même détentrice de 37 % d'Artois, et 63,8 % des Tramways du Var et du Gard.


Notre conseil

Rester à l'écart. L'évaluation de la concession ferroviaire est difficile, du fait d'un aléa géopolitique important


Nord-Sumatra Investissements

ANR (e) 544 h

Dividende 2006 150 h

Capitalisation 177 Mh

Flottant 27,55 %

Code BE0003359610

Le pacte verbal que Vincent Bolloré passa avec les minoritaires voilà quelques années était clair : NSI sera un véhicule au travers duquel il réalisera des investissements financiers. Les actionnaires de NSI ont entre-temps fait le grand huit. Nous avions d'ailleurs recommandé la valeur à 165 euros en août 2001, puis à 690 euros en octobre 2005. Depuis cette dernière recommandation, plus de 200 euros de dividendes ont été distribués. Aujourd'hui, à 510 euros, la valeur est décotée de 6 % par rapport à son actif net réévalué, composé aux deux tiers de trésorerie. Et cela fait un an et demi que cette trésorerie reste inemployée. Le solde du patrimoine est composé de titres Aegis (19 % des actifs) et Bolloré SA.


Notre conseil

Rester à l'écart. Tant que Bolloré ne décidera pas de réengager la chasse aux bonnes affaires en recourant à NSI, le titre présentera peu d'intérêt. Les actionnaires peuvent vendre pour se repositionner sur d'autres holdings


Safa

PER 2005/2006 23/13,6

Dividende 2006 0,35 h

Capitalisation 23 Mh

Flottant 16,52 %

Code MLSAF

La société dispose de 4,2 millions de trésorerie nette et d'une participation de 48,52 % dans Safa Cameroun. Cette dernière exploite 4 500 hectares de palmiers à huile et 3 600 d'hévéas. Ces plantations devraient accroître leurs résultats en 2007 du fait de la hausse des cours de l'huile de palme et du bon niveau de celui du caoutchouc.


Notre conseil

Rester à l'écart. Les holdings du groupe Socfinal (Socfinal, Socfinasia, Intercultures), dans lesquels Bolloré SA détient des intérêts, sont plus appropriés pour investir dans les plantations


Tramways de Rouen

ANR (e) 2 410 h

Dividende 2006 30 h

Capitalisation 17 Mh

Flottant 7,22 %

Code MLTRA

Les deux tiers du patrimoine sont formés d'une boucle d'autocontrôle du groupe, au travers d'une participation de 1,7 % dans Financière V, le tiers restant étant de la trésorerie.


Notre conseil

Rester à l'écart. La décote est insuffisante (21 %)


Tramways du Var et du Gard

ANR (e) 3 058 h

Dividende 2006 24 h

Capitalisation 160 Mh

Flottant 4,7 %

Code mlcvg

La quasi-totalité de l'actif est constituée d'une participation de 26,62 % dans Financière Moncey.


Notre conseil

Rester à l'écart. La faiblesse de la décote (17 %) n'incite pas à acheter le titre

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