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GANTOIS : Article paru ce jour

M3971523
24 déc. 200905:20

Choir en Roumanie et revenir

Délocalisés à l’Est fin 2004, les ateliers de tissage Gantois ont fait le choix d’une relocalisation dans les Vosges après un cuisant échec industriel.

Par Julia Pascual envoyée spéciale à Saint-Dié-des-Vosges Photos Pascal Bastien

A Saint-Dié-des-Vosges, l’industrie a valeur de monument historique. A la fin des années 40, après que la ville a été détruite, Le Corbusier y a dessiné une usine, la bonneterie Duval, aujourd’hui classée. Sa façade se distingue encore dans le paysage urbain avec ses imposants brise-soleil. Une autre usine, qui elle a échappé aux bombardements allemands, pourrait tout aussi bien être rattachée au patrimoine national.

Ce sont les établissements Gantois, fondés en 1894. Gantois tisse des fils de métal pour en faire des toiles utilisées aussi bien dans le bâtiment que dans les transports, l’agroalimentaire ou la décoration. On les retrouve dans la nacelle des réacteurs de l’A 380 comme dans les plafonds décoratifs de l’enseigne Sephora à Dubaï.

Le bâtiment historique des ateliers Gantois, à Saint-Dié, a conservé le pur style art déco des années 30, jusque dans le mobilier. Un splendide vitrail de 1937 de plusieurs mètres de haut illustre les métiers du groupe et arbore son emblème - un rhinocéros - et l’ancien slogan -«Ma corne s’y brise» -. Renommés à Saint-Dié, les établissements Gantois sont longtemps restés peu connus en dehors des Vosges. Mais depuis quelques semaines, ils voient défiler journaux, radios et chaînes de télévision, venus constater, en vrai, à quoi ressemble une relocalisation en marche.

Bourse. Dans les hangars de Gantois, 25 métiers à tisser fraîchement rapatriés d’un exil roumain de quatre ans sont en train d’être remis sur pied. La décision de délocaliser une partie de la production de Gantois avait été prise en 2004, alors que l’entreprise sortait d’un redressement judiciaire. «Nous avons laissé tomber les marchés chroniquement déficitaires. L’automobile commençait à monter en volumes», se souvient Michel Pétel, vingt-cinq ans de boîte et aujourd’hui directeur de la communication, également en charge du marketing et de la publicité. Le groupe fournit des filtres à gaz pour airbags. «Nous subissions la pression des équipementiers qui nous disaient : si vous ne nous suivez pas, vous ne vous développerez pas.» Gantois ne réfléchit pas deux fois. «L’Europe de l’Est, c’était l’eldorado pour tous les industriels», insiste Pétel. Et puis Gantois est cotée en Bourse et «une entreprise cotée qui délocalise… Vous gagnez dix points dans la semaine».

Fin 2004, le site de Timisoara, à l’ouest de la Roumanie, est ouvert. Pourquoi la Roumanie ? «Meilleur rapport entre le taux horaire et la qualité de la prestation.» La Pologne et la République tchèque sont déjà «trop chères». A Timisoara, on loue des box dans un grand ensemble industriel. «Ça a été construit pour nous», résume Pétel. Une petite activité de tissage et du façonnage simple sont déplacés de Saint-Dié. Le façonnage, c’est 70% de coûts de main-d’œuvre. A l’époque, le «salaire était de 150 euros mensuels en Roumanie. Et un ingénieur, ça valait 250 euros», se souvient Pétel. Un second site sera rapidement mis en route, à Otelu Rosu, à 200 kilomètres du premier. Pendant ce temps, Gantois France essuie les plans sociaux. Entre 2004 et 2005, le groupe se déleste de plus de 500 salariés, passant à un effectif de 921 personnes. Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Gantois perd moins d’argent, mais il en perd toujours.

Fin 2007, le marché automobile montre des premiers signes de ralentissement. Or c’est 70% de l’activité roumaine. La crise aura raison de l’eldorado. «Pendant six mois, d’octobre 2008 à juillet 2009, on a perdu 100 % de nos commandes», dit Pétel. Asphyxié en Roumanie, pas florissant en France, le groupe engage la fin d’une aventure qui lui aura coûté 6 millions d’euros. «On a laissé tomber nos productions déficitaires et on a rapatrié le reste sur Saint-Dié» dès octobre. Soit 30% de l’activité. Sans regrets. Les taux de productivité et de qualité n’ont de toute façon jamais été satisfaisants. Surtout, la relocalisation va redonner un peu d’activité à la France. Le site de Saint-Dié, ainsi que ceux de Compiègne (Oise) et de Fismes (Marne), plus petits, chôment depuis l’été dernier un jour par semaine ; début octobre, l’équipe de nuit de Saint-Dié a été supprimée.

«Aujourd’hui, tout le monde est vachement content, ici, constate Pétel. On espère un retour à l’équilibre financier l’an prochain.» Dans l’atelier tissage, François Blaise, 47 ans, dont vingt-neuf années de boîte, est en train de «monter une toile de blindage» sur un métier à tisser rapatrié de Roumanie. «Il a fallu une bonne semaine pour le remettre en place. Il était en mauvais état parce qu’il était sur du gros fil et ça esquinte». François Blaise se souvient du départ des machines en 2004 : «On s’est dit qu’ils finiraient par tout envoyer là-bas.» Aujourd’hui, une dizaine de métiers à tisser tournent, sur les trente que compte l’atelier. «On espère que le travail va revenir», soupire le salarié. Un peu plus loin, dans l’ancien atelier de tissage vidé puis aujourd’hui réinvesti, des salariés nettoient et remontent des métiers. Des affichettes indiquent encore en roumain : «Ne graissez pas en marche !»

«Victimes». Jean-François Sagaire a 55 ans. Il est entré chez Gantois à 16 ans. Depuis, il a vu l’effectif diminuer de moitié. Il gagne 1 500 euros nets par mois. Il a observé la délocalisation, sceptique, pensant que «tisser du métal, c’est une affaire de savoir-faire». Il ne se réjouit pas pour autant de la relocalisation. Il évoque l’équipe de salariés roumains rencontrés en 2004 lorsque ceux-ci étaient venus démonter les métiers. Ils ont été jusqu’à près de 300 embauchés à l’Est - aujourd’hui tous licenciés. «J’estime que ces gens-là n’ont pas à souffrir de la délocalisation, insiste Jean-François. Ce sont des gens comme vous et moi. On connaît les conditions de travail et de salaires qu’ils ont. Ils sont, comme nous, victimes d’un système qui fait passer l’argent avant l’humain.» Michel Pétel se doit de le reconnaître, ce n’est pas parce que la Roumanie se solda par un échec qu’«on ne délocalisera pas demain». La Roumanie était «une très belle idée», continue-t-il de croire,
sincère.

http://www.liberation.fr/economie/0101610316-choir-en-roumanie-et-re venir

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  • M3971523
    24 décembre 200905:22

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