Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
  1. Aide
    1. Espace Client

Forum

EXEL INDUSTRIES A
80.000 (c) EUR
0.00% 

FR0004527638 EXE

Euronext Paris données temps réel
Chargement...
  • ouverture

    79.800

  • clôture veille

    80.000

  • + haut

    80.600

  • + bas

    79.800

  • volume

    215

  • capital échangé

    0.00%

  • valorisation

    543 MEUR

  • dernier échange

    16.09.21 / 17:16:41

  • limite à la baisse

    76.000

  • limite à la hausse

    84.000

  • rendement estimé 2021

    1.22%

  • PER estimé 2021

    14.00

  • dernier dividende

    -

  • date dernier dividende

    12.03.20

  • Éligibilité

  • + Alerte

  • + Portefeuille

  • + Liste

Retour au sujet EXEL INDUSTRIES A

EXEL INDUSTRIES A : PDG d'Exel Industries

03 janv. 200918:40

Patrick Ballu
PDG d'Exel Industries
«En 6 mois, notre gearing est passé de 45% (fin février) à 23%»

(Easybourse.com) Pouvez-nous présenter brièvement votre entreprise ?
Exel Industries est le spécialiste mondiale de la pulvérisation, avec deux principales vocations : la protection des matériaux et celle des végétaux.

La protection des matériaux consiste à donner de la couleur aux objets (peintures, vernis…), tandis que la protection des végétaux consiste à apporter des médicaments aux plantes pour mieux nourrir les hommes et embellir les jardins.

Un commentaire sur les résultats que vous venez de publier…
Notre chiffre d’affaires 2007-2008, clos fin août, est en progrès de 54% par rapport à l’exercice précédent, battant par ailleurs un nouveau record à 456,2 millions d’euros.

Quant au résultat opérationnel courant, il a atteint 38,1 millions d’euros, en progression de 27% par rapport à 2006-2007, et le résultat net a lui aussi progressé de 27%, à 25,6 millions d’euros.

Il s’agit donc d’un très bel exercice qui fait également état du désendettement rapide du groupe depuis l’acquisition de Hardi. En 6 mois, notre gearing est ainsi passé de 45% (à fin février) à seulement 23% aujourd’hui.

Quels ont été les moteurs de croissance ?
Cette année, le premier moteur de croissance a été la très forte dynamique de nos activités agricoles, avec un chiffre d’affaires en hausse de 19% à périmètre constant. Le second est l’intégration du groupe Hardi que nous avons acheté au 1er décembre 2007, et qui est consolidé sur les neuf derniers mois de l’exercice.

Cette entreprise, qui était le numéro deux mondial derrière nous, est venue fortement renforcer notre présence internationale et notre offre à l’ensemble des agriculteurs du monde.

Ces derniers ont aujourd’hui besoin de produire plus pour nourrir davantage de personnes, faire des biocarburants, des matériaux biodégradables et même de nouvelles molécules végétales pour faire des médicaments. Tout cela exige plus de rendement à l’hectare, tout en respectant mieux l’environnement, or le pulvérisateur est l’outil qui permet de le faire.

Quel bilan tirez-vous de l’acquisition de Hardi ? Quel en a été l’apport dans vos résultats…
Le chiffre d’affaires de la protection de végétaux a doublé sur l’exercice. La partie due à Hardi atteint presque 50% de plus. Sur 9 mois, la société a dégagé environ 120 millions d’euros de chiffre d’affaires, sur un total de 322,5 millions d’euros dans l’activité végétaux. On voit donc qu’il s’agit d’une part significative. Ceci étant, les autres marques ont progressé également, de 19% !

Au total, Hardi nous a apporté du chiffre d’affaires qui continue à croître. La rentabilité a, elle, fortement accéléré puisque nous avons retourné la situation en seulement neuf mois : l’entreprise Hardi générait une marge opérationnelle de l’ordre de 3% après son acquisition, contre plus de 8% aujourd’hui.

De plus, des améliorations restent à faire, ces chiffres devraient en conséquence encore progresser. C’est un très bon driver de croissance et de création de valeur future.

Quel bilan tirez-vous de l’acquisition de Moreau ?
Moreau est une société qui fabrique, entre autres, des arracheuses de betteraves. C’était le dernier concurrent français existant, et nous l’avons racheté à l’occasion de son dépôt de bilan, afin de la faire renaître dans notre groupe en concurrence avec nos autres marques, comme nous le faisons d’ailleurs déjà dans les pulvérisateurs.

Le marché des betteraves a fortement baissé depuis deux ans, et cette année sera encore identique dans la mesure où l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) a fait négocier des réductions d’exportations de sucre, ce qui a impliqué une diminution des surfaces exploitables de betteraves en Europe.

De fait, la France a attendu que les autres pays, moins productifs, cessent leur activité, mais elle a dû elle aussi réduire sa production courant 2008, ce qui a causé des fermetures de sucreries et l’arrêt des cultures de betteraves autour de ces sucreries.

Ainsi, de bonnes machines sont arrivées sur le marché de l’occasion, ce qui a fortement concurrencé les ventes de machines neuves. Cette situation durera encore probablement l’année prochaine, Moreau n’est donc pas encore redressé.

Dans le détail, on constate que votre pôle matériaux a vu son CA se dégrader cette année de 4%. Comment l’expliquez-vous et quelle tendance se dessine pour le prochain exercice ?
Sur l’année dernière, le chiffre d’affaires de la protection des matériaux est demeuré relativement stable à taux de change constant mais il a effectivement baissé de plus de 19% au premier trimestre. Cela est principalement dû à l’industrie automobile qui représente 30% de notre activité dans la protection des matériaux, qui elle-même représente aujourd’hui 25% du total, contre 75% pour l’agricole.

De fait, l’industrie automobile souffre de nombreux arrêts techniques, et dans ce cas, les constructeurs ne consomment pas de pièces de rechange et diffèrent les investissements. Nous sommes donc impactés par la baisse de production et les difficultés financières de nos clients dans cette industrie.

Ceci étant, nous avons plus de demandes d’offres que précédemment, parce que les industriels veulent profiter de cette situation pour améliorer leur productivité, voire relocaliser certaines installations de peintures dans des pays où la main d’œuvre est moins chère.

Or c’est pour nous l’occasion de vendre du matériel de dernière génération. D’autant que la chasse au gaspillage et la prise en compte des contraintes environnementales coûtent de plus en plus chères, puisque les peintures hydro-solubles (à base d’eau et qui n’ont pas de solvants polluant l’atmosphère) sont plus onéreuses que les peintures avec solvants. Il faut donc en gâcher le moins possible.

Or, nous commercialisons justement des pulvérisateurs de peintures ayant un meilleur taux de transfert qu’auparavant. Autrement dit, 90% de la peinture va sur la pièce, ce qui implique moins de pollution à l’extérieur et moins de peinture perdue. Enfin, nous faisons du matériel servant dans beaucoup d’autres domaines que l’automobile, et nous accentuons notre diversification pour conquérir de nouvelles niches.

Quel a été l’impact global sur vos résultats de la hausse de l’euro face au dollar et celle des prix des matières premières (aciers et plastiques notamment) ? Avez-vous une politique de couverture ?
L’impact du dollar faible face à l’euro, nous a fait perdre 4,4 millions de chiffre d’affaires en équivalent euro, ce qui n’est pas négligeable. Nous avons aussi essuyé une perte de change de 2,3 millions d’euros. Ceci étant, aujourd’hui, ça se retourne.

Quant aux matières premières, leurs prix ont effectivement augmenté au milieu de l’année dernière, ce qui nous a impacté sur notre deuxième semestre. Toutefois, nous avons depuis été en mesure de répercuter ces hausses sur nos prix de vente. Si bien que l’effet positif ne sera visible qu’à partir de maintenant, alors que l’effet négatif a pesé sur les chiffres que nous venons de publier, mais qui sont déjà sympathiques…

Peut-on avoir une idée de l’état actuel de votre carnet de commandes pour 2009 ?
Au niveau de la protection des végétaux, nous avons une bonne visibilité quant à l’évolution de la situation, puisque notre carnet de commandes est rempli jusqu’en mai 2009, ce qui est exceptionnel dans notre métier !

En industrie, le carnet est certes moins rempli, mais il reste bon quand même… Il est d’ailleurs meilleur que l’an dernier.

Envisagez-vous de réaliser de nouvelles acquisitions (sur quels métiers) et le cas échéant, de quelle enveloppe disposez-vous pour cela (taille, prix) ?
Quelque soit les périodes, nous sommes toujours en recherche d’opportunités d’acquisitions.

Nous avons plusieurs cibles dans plusieurs métiers, aussi bien dans les matériaux que dans les végétaux, mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.

Nous disposons de lignes de crédits bancaires confirmées, avec des taux négociés avant la crise financière, nous pourrons donc réaliser des acquisitions grandes, petites ou moyennes…

Publié le 22 Décembre 2008

1 réponse

  • 03 janvier 200918:41


Retour au sujet EXEL INDUSTRIES A

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.