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NOXXON PHARMA : Article Les Échos

DP123456
11 avr. 201910:16

Cancer : l'immunothérapie redistribue les cartes entre les laboratoires
De nouveaux traitements permettent de restaurer la capacité du système immunitaire à lutter contre le cancer. Leur succès a fait surgir de nouveaux acteurs, comme l'américain Merck MSD, dans un champ jusque-là dominé par le laboratoire suisse Roche.

Par Catherine DUCRUET
Publié à 08h35
Avec des traitements déjà lancés dans 16 types de cancers, des milliers d'essais cliniques en cours dans le monde et un prix Nobel en 2018, l'immunothérapie, qui consiste à restaurer la capacité du système immunitaire à lutter contre le cancer, promet un marché estimé entre 120 et 150 milliards de dollars en 2024. Ce faisant, il devrait faire exploser les perspectives du marché global du cancer, à 190 à 270 milliards de dollars à l'horizon 2024. Mais l'immunothérapie a aussi rebattu les cartes de la concurrence .
C'est en 2011 que les autorités de santé américaines donnent leur feu vert au premier médicament de ce type, le Yervoy, développé par BMS contre le mélanome (grains de beauté cancéreux) avec métastases. Trois ans plus tard, Merck-MSD et à nouveau BMS lancent, à quelques mois d'écart, deux autres produits quasi jumeaux, le Keytruda pour le premier et l'Opdivo pour le second, toujours contre le mélanome. Mais derrière ce petit marché (estimé alors à 6 milliards de dollars) idéal pour tester la nouvelle approche s'en profilait déjà un autre, gigantesque celui-là et avec des besoins majeurs, le cancer du poumon (20 milliards de dollars). Très vite il est apparu que la domination du marché de ce dernier assurerait - au moins pour un temps - celui de l'immunothérapie.
Pour prouver l'efficacité de son produit comme traitement de première ligne chez les patients avec métastases, Merck-MSD a choisi de ne le tester, dans un premier temps, que sur les tumeurs pulmonaires où la cible du traitement était très présente. Quitte à élargir ensuite sa démarche à d'autres sous-types. BMS, qui, lui, avait pris une longueur d'avance en obtenant l'autorisation d'utilisation de l'Opdivo en traitement de dernier recours, a voulu gagner du temps en le testant d'emblée sur tous les types de tumeurs... et a échoué à l'été 2016, alors que le Keytruda, lui, gagnait son pari en octobre de la même année. Lançant alors, en parallèle, des études dans d'autres sous-types de tumeurs du poumon, Merck-MSD a ainsi, de proche en proche, pris le dessus sur le pionnier. Au dernier trimestre 2018, les ventes de Keytruda ont dépassé les 2 milliards de dollars contre 1,8 milliard pour l'Opdivo.
Tumeurs « chaudes »

Le suisse Roche, acteur dominant de la précédente révolution, celle des traitements ciblés, conscient qu'il ne pouvait manquer la révolution de l'immunothérapie, a opéré un repositionnement et, en mettant les bouchées doubles, a réussi à recoller au peloton . En mai 2016, il obtenait une première autorisation contre un cancer de la vessie, pour le Tecentriq, un produit qui repose sur le même mécanisme d'action que le Keytruda et l'Opdivo, suivi un an plus tard par l'Imfinzi d'AstraZeneca, également dans le cancer de la vessie. Chacun des deux a ensuite tenté de s'adjuger quelques fragments du marché du cancer du poumon, s'inscrivant ainsi en troisième et quatrième position.
« Parce que cette classe de produits - dénommée anti-PD1-PDL1 - permet de lever 80 % des freins à l'action du système immunitaire contre les tumeurs dites 'chaudes', c'est-à-dire présentant de nombreuses mutations, elle est en train de devenir une commodité », estime Jean-Jacques Le Fur, analyste chez Bryan, Garnier. Selon des données de 2018, une cinquantaine d'anti-PD1-PDL1 seraient actuellement en développement. « L'idée n'est pas tellement de concurrencer les pionniers, mais ils sont devenus la base indispensable des combinaisons de produits », poursuit l'analyste.
En effet, si cette classe de médicaments donne, chez 20 % des patients, des résultats spectaculaires, 80 % d'entre eux n'en tirent pas de bénéfice significatif. En outre, elle ne marche pas contre les tumeurs dites « froides », par exemple celles du sein, du côlon (sauf exception) ou du pancréas qui sont fréquentes. D'où l'idée que, pour plus d'efficacité, on pourrait combiner les anti-PD1-PDL1 avec d'autres anticancéreux. Selon les hypothèses scientifiques qu'ils ont retenues et les molécules auxquelles ils pouvaient accéder dans leur pipe-line ou leur portefeuille, les laboratoires ont fait des choix différents. BMS et AstraZeneca ont opté pour des combinaisons d'immunothérapie , Opdivo-Yervoy pour le premier, Imfinzi-tremelimumab pour le second. « Mais la toxicité s'est avérée trop importante ou l'efficacité additionnelle insuffisante », explique Jean-Jacques Le Fur. « Quant aux tentatives pour substituer aux anti-PD1-PDL1 des molécules ciblant d'autres freins du système immunitaire, elles n'ont pas abouti et connaissent un déclin de popularité », estime un scientifique.
De leur côté, Merck-MSD et Roche ont misé sur l'adjonction de chimiothérapie. Avec de bons résultats. Depuis octobre 2018, le nouveau traitement de référence en première ligne contre le cancer du poumon est ainsi le Keytruda associé à la chimiothérapie , plus efficace que le Keytruda seul. Idem la combinaison du Tecentriq avec la chimiothérapie, autorisée en mars dernier. D'où un nouveau renforcement de la position de Merck-MSD et de nouvelles perspectives pour Roche. D'autant que le groupe suisse a aussi tenté avec succès, toujours contre le cancer du poumon, une combinaison avec un de ses produits phares, l'Avastin (qui s'oppose à la croissance des vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur), qui a obtenu le feu vert des autorités américaines en décembre dernier.
Acquisition à 74 milliards de dollars
Si on n'appartient pas au quatuor de tête de l'immunothérapie ou si on est en perte de vitesse, comment prétendre, malgré tout, à une part du marché lucratif et en plein essor du cancer ? On peut d'abord tenter de capturer les catégories de patients auxquelles les ténors n'ont pas eu le temps de s'intéresser. AstraZeneca dernier du peloton de tête excelle à cet exercice. En février 2018, il a obtenu l'autorisation de commercialiser l'Imfinzi pour traiter les cancers du poumon sans métastases mais non opérables, pour lesquels on était très démuni. La même démarche guide son rachat, la semaine dernière, d'un produit de Daiichi Sankyo qui vise certains cancers du sein contre lesquels les deux blockbusters de Roche ne sont pas efficaces.
D'autres laboratoires prennent déjà des paris sur les approches de thérapie cellulaire ou génique « pourtant encore au stade du prototype », s'étonne un chercheur. En particulier les fameux CAR T-Cells, qui sont des globules blancs - génériques ou spécifiques au patient - reprogrammés pour s'attaquer aux cellules cancéreuses. Ils pourraient être utilisés seuls ou en combinaison. Novartis, acteur de cancérologie qui n'a pas de médicaments d'immunothérapie, a été le pionnier de cette approche dans laquelle il a investi des milliards pour commercialiser le Kymriah, en août 2017, le premier traitement de ce type. Quant à BMS, il a acquis Celgene pour 74 milliards de dollars , en janvier 2019, pour éviter d'être lui-même une proie et assurer une suite à Opdivo, tandis que l'américain Gilead, un outsider en matière de cancer, a racheté Kite en août 2017 pour 12 milliards de dollars. AstraZeneca se dit aussi intéressé.
D'autres technologies, comme les anticorps bi-spécifiques ou les virus oncolytiques, ou des vaccins thérapeutiques spécifiques, développées par des biotech, devraient aussi venir renforcer l'arsenal des nouveaux traitements d'immunothérapie des cancers. Cette révolution n'en est encore qu'à ses débuts, rendant mouvantes les positions concurrentielles des laboratoires plus ou moins capables d'en saisir, avant les autres, les opportunités.


Les chiffres clefs
En 2018, on a enregistré au plan mondial 18,1 millions de nouveaux cas de cancer (dont 2,1 pour le poumon) et 9,6 millions de décès dus au cancer (dont 18 % pour le poumon).
Les trois principaux laboratoires présents dans le cancer
- Roche : 56,4 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2018
- Merck-MSD : 42,3 milliards de dollars
- BMS : 22,6 milliards de dollars
Les ventes des cinq premiers médicaments de cancérologie en 2018 :
- Revlimid (Celgene) : 9,68 milliards de dollars
- Keytruda (Merck-MSD) : 7,2 milliards de dollars
- Herceptin (Roche) : 6,98 milliards de dollars
- Avastin (Roche) : 6,85 milliards de dollars
- Opdivo (BMS) : 6,73 milliards de dollars
Le prix des CAR T-Cells aux Etats-Unis
- Kymriah (Novartis) : 475.000 dollars pour un traitement unique
- Yescarta (Gilead) : 373.000 dollars pour un traitement unique

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