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HERACLES : RVF 1855 en RJ : l'angoisse des clients

darmon.d
09 oct. 201310:36

Coup de tonnerre dans le monde de la vente de vins en ligne. Le tribunal de commerce de Paris a placé en redressement judiciaire, lundi 7 octobre, le groupe Héraclès, nouveau nom du groupe 1855. Une décision qui intervient après les multiples difficultés que rencontre le site de vente de vin en ligne depuis des années. En juillet dernier, une partie de ses stocks (21000 bouteilles), avait été saisie à Bordeaux, puis vendue aux enchères.

En septembre, le groupe Héraclès a tenté de se placer sous la protection du tribunal de commerce de Paris afin d’entamer une procédure de sauvegarde. Las, ses comptes étaient si désastreux qu’il a été considéré comme étant, aux yeux du tribunal, en cessation de paiement. L’épilogue était dès lors inévitable : le tribunal de commerce de Paris a prononcé hier sa mise en redressement judiciaire et nommé un administrateur judiciaire, Me Stéphane Gorrias, afin de gérer les créances impayées.

Discours arrogant

Ce matin, Héraclès n’a pas hésité ouvrir les pare-feux en publiant un communiqué de presse annonçant qu’il se plaçait "sous la protection du Tribunal de commerce de Paris". Héraclès n’hésite pas à en expliquer la raison : "Afin de mettre en place un plan de traitement global et équitable des derniers clients attendant des Bordeaux Primeurs". Le groupe considère que malgré les tensions rencontrées, il a livré pour 38 millions d’euros de vins en primeur au cours de ses dernières années et que la très grande majorité des clients a été livrée.

Héraclès, par une pirouette sémantique, n’hésite pas à déclarer que ses problèmes comptables sont la faute de quelques clients qui profitent de procès pour réclamer des pénalités abusives. "Les plus patients de nos clients étaient devenus les plus pénalisés. Ceux qui avaient obtenu des astreintes et pénalités importantes absorbaient les ressources financières de l’entreprise, et faisaient retarder d’autant les livraisons des clients les plus patients". Et de poursuivre plus loin sur le même ton à la limite de l’arrogance ou de la cécité : « De plus, le niveau théorique de ces pénalités aurait pu à terme mettre en péril la pérennité de l’entreprise (un client a cherché à obtenir 150.000 euros de pénalités pour une commande initiale de 5.000 euros) ». En réalité, très peu d’astreintes ont été honorées par le groupe Héraclès. Voilà ce qui a déclenché les saisies sur stock en juillet dernier (lire La RVF n°575, octobre 2013).

Clients floués : deux mois pour se faire connaître

Selon la loi, la mise en redressement judiciaire de l’entreprise ne l’empêche pas de continuer son activité. L’administrateur judiciaire va devoir évaluer l’état des créances impayées et mettre en place un plan de redressement afin de rembourser les créanciers, notamment Pôle Emploi et l’Urssaf (Lire : "Et maintenant, les ardoises de l'URSSAF"). Les clients particuliers de 1855.com non livrés ont quant à eux deux mois pour se faire connaître auprès de l’administrateur judiciaire. Passé ce délai, leur demande de remboursement de commande ne sera plus recevable.

Malheureusement, et contrairement à ce que déclare le groupe Héraclès, des centaines de clients ne sont toujours pas livrés et ne le seront peut-être jamais. "Le groupe a peu de stock et peu de biens à vendre pour rembourser ses dettes. Et les marques ne valent plus grand chose", précise un fin connaisseur du dossier 1855 qui n’exclue pas des suite judiciaires à ce scandale.

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1 réponse

  • darmon.d
    09 octobre 201310:40

    Affaire 1855 : et maintenant, les ardoises de l’URSSAF !Depuis des années, le site 1855 fait partie des mauvais payeurs de l’URSSAF de Paris, qui inscrit chaque mois des dizaines de milliers d’euros d’impayés. Mais pourquoi ne paient-ils pas leurs charges ?
    Thinkstock Le site 1855 (www.1855.com) ne se contente pas d’oublier de livrer certains vins payés par ses clients. À l’URSSAF de Paris, le site de vente en ligne est étiqueté sur la liste des mauvais payeurs, ceux qui renâclent à payer à l’État les parts de charges sociales qui lui reviennent. « Presque chaque mois, l’URSSAF transmet de nouvelles créances impayées de 1855 au Tribunal de Commerce de Paris », nous a confié l’un des conseillers de cette institution. La RVF a appelé le greffe du tribunal de commerce de Paris pour essayer d’en savoir plus. Et nous avons découvert un document éloquent sur l’état d’endettement du site !

    APRÈS L'URSSAF, LA CAISSE DES CADRES

    Ainsi, on voit apparaître, entre le 21 juillet 2010 et le 12 décembre 2012, que l’URSSAF a réclamé à 14 reprises des créances de près de 30 000 euros au site de vente en ligne. Au total cela représente la somme faramineuse de 380 143 euros. « Chaque inscription reste affichée sur ce registre tant que l’entreprise n’a pas payé l’intégralité de la somme due, ainsi que les pénalités qui s’ensuivent. Le site peut donc avoir payé une partie de chaque créance, mais ce document prouve qu’il n’a pas réglé la totalité de ce qu’il doit », explique-t-on à l’URSSAF. L’organisme public n’est pas seul dans cette situation. Dans le même document, il apparaît que 1855 se fait également tirer l’oreille par deux caisses de retraite (la Caisse de retraite des Cadres et l’UGRR-ISICA) pour des montants de plusieurs dizaines de milliers d’euros. 1855 ne se contente donc pas de maltraiter ses clients, il oublie aussi de payer ses factures sociales à l’État.

    Nous avons appelé le site 1855 pour lui demander de réagir à ces informations. Fabien Hyon, directeur général, nous a transmis la réponse suivante : "L'intégralité des sommes dues à l'URSSAF ont été réglées, notamment au titre des exercices 2010 et 2011. Mais la négociation en cours sur les intérêts de retards n'étant pas terminée, ces inscriptions liées au passé ne peuvent donc techniquement pas être radiées. Les privilèges plus récents correspondent à des échéanciers négociés en décembre 2012, ne rendant plus ces créances exigibles. Par ailleurs, les nantissements du fonds de commerce font aujourd'hui l'objet de désistements amiables des clients ayant pris ces inscriptions dans le passé mais aujourd'hui sans objet."

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