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SAFETIC : sur le carreau

expoar
13 févr. 201318:12

"On ne s'attendait pas à cela. La décision du tribunal nous est tombée sur la tête et depuis, elle est sous l'eau. Je suis en train de rédiger les lettres de licenciement pour 270 salariés."

Patrick Fornas, le président de la société aixoise Safetic spécialisée dans le développement de produits innovants destinés au contrôle d'accès et la protection des biens et des personnes, n'en revient pas. Ce d'autant qu'une offre de reprise avait été transmise à l'administrateur judiciaire par le fonds Butler Capital Partners (BCP), pour la reprise de 140 des 360 salariés européens, dont 92 sur 230 en France. Soit l'effectif du siège social aixois.

Dirigé par Walter Butler, ce fonds d'investissement qui était intervenu lors de la privatisation de la SNCM, est spécialisé dans le redressement d'entreprises qui affrontent des difficultés financières, mais sont susceptibles de disposer d'un potentiel de développement et d'innovation. Ce qui était le cas de Safetic, l'ex-Easydentic. Une entreprise fondée en 2004, qui se caractérisait par le recours aux technologies innovantes connectées. Ce qui a par exemple permis d'aboutir à la mise au point de "Doc". Un défibrillateur couplé à un système de télésurveillance permanent, qui plus est géolocalisable. Une première mondiale, dont le succès dans plusieurs pays n'a pas empêché l'écroulement de l'entreprise.

Comment en est-on arrivé à la liquidation ? Cotée en bourse, Safetic, dans un premier temps, n'a pas réussi à boucler une augmentation de capital. La croissance ayant été rapide et les besoins de financement importants, en période de crise l'entreprise n'a pas non plus réussi à s'entendre avec ses partenaires financiers. Qui plus est, elle a affronté des retards dans la mise sur le marché de plusieurs de ses produits. D'où la situation d'aujourd'hui.

Deux précisions : la liquidation ne touche pas quelques filiales étrangères qui sont en sursis ; la liquidation n'empêche pas la reprise d'actifs partiels. Pour les salariés en revanche, c'est un désastre.

Du côté des salariés : "Jusqu'au bout, on a cru au dossier de reprise"

Ça n'est, certes, qu'un symbole. Mais il résume à lui seul toute la faillite de SafeTic. Au siège de l'entreprise, sur l'Arbois, les contrôleurs biométriques, la spécialité maison, sont tous muets et le visiteur circule dans les couloirs comme dans un moulin quasi-vide. Dans les bureaux, quelques salariés s'attardent et préparent leurs cartons.

Dans l'atelier de montage du groupe, on s'affaire autour des derniers Doc, le défibrillateur géolocalisable, l'un des produits phares du groupe. "On finalise les dernières commandes pour nos clients et après, c'est fini", soupire Julien Veron. Hier, comme tous les midis, quelques salariés restent ensemble et mangent sur place. "Parce que c'est aussi ça, SafeTic, une entreprise où la moyenne d'âge est de 30 ans et où on est plus un groupe d'amis que de simples collègues", raconte Sébastien Zouvi, l'un des "anciens" de la boîte, qui a connu toutes les étapes de développement et de fusions, d'Easydentic à SafeTic, en passant par Innovatys.

Autant de regrets qui nourrissent le sentiment "d'un vrai gâchis, poursuit Julien Veron. Même si l'offre (de reprise, Ndlr) de Butler n'était pas satisfaisante, pourquoi le tribunal de commerce a choisi la solution où tout s'arrête plutôt que celle où on sauvait quelques emplois" ? D'autant que, rappelle-t-il, "ça ne concerne pas que les emplois directs : 99,9 % de nos fournisseurs étaient français et on s'est toujours employé à ce qu'ils le restent". Pour toutes ces raisons, et malgré les nuages qui, de longue date, s'amoncelaient au-dessus de SafeTic, "jusqu'au bout, on a cru au dossier de reprise", assure Pierre-Alain Anna, qui a rejoint l'entreprise aixoise il y a deux ans et qui, en janvier encore, a "refusé des sollicitations, parce que je voulais encore y croire et que j'étais attaché à l'ambiance qu'on avait ici".

Les salariés du groupe ne sont pas pour autant des oies blanches qui ont découvert lundi la situation difficile de leur entreprise. Tous parlent aujourd'hui d'une croissance trop rapide de la société, qui a amené à des soucis récurrents de trésorerie. Également évoquée, la mise sur le marché de quelques produits pas encore totalement aboutis, qui ont nui à la relation avec les clients. "Y a eu une période, vers 2007 (le groupe a été fondé en 2004, Ndlr), où tout allait bien, on avait du cash, pas de soucis pour commander des fournitures, analyse Sébastien Zouvi. Après, on a tout de suite senti les problèmes de trésorerie, que la direction comblait avec des levées de fonds. Mais à un moment, ça a coincé." La crise de 2008 et une très mauvaise année 2009 auront donc eu raison de la rentabilité de SafeTic. En 2010, le chiffre d'affaires était reparti à la hausse. Pas assez pour sauver le groupe. "Pour nous, chez Eden, c'est vraiment du gâchis, on a fait notre meilleur carnet de commandes en janvier. Et en février, on ferme", constate simplement Frédéric Walser.

Certains salariés affirment avoir songé à reprendre la filiale Eden sous forme de Scop (société coopérative et participative). "Mais tout le monde n'était pas partant, donc ça n'a pas marché", précise Julien Veron.

J.-L.C. / G.L

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