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CELLECTIS
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Retour au sujet CELLECTIS

CELLECTIS : ENTRETIEN A CHOULIKA PDG 9/4

pwelcome
09 avr. 200810:43





Mercredi 9 avril 2008
Cellectis ALCLS - [isin FR0010425595]



André Choulika et Marc Le Bozec
PDG et directeur financier de Cellectis
«Le marché anti-viral est considérable et représente aussi des espoirs considérables»


(Easybourse.com) Votre chiffre d’affaires progresse de 22%. Quels ont été les ingrédients de cette croissance ?
Le chiffre d’affaires augmente naturellement de part les progrès de nos licenciés qui nous reversent des redevances, ce dont nous sommes largement satisfaits. En revanche, on pourrait exiger davantage de la progression de ce chiffre d’affaires, mais il y a eu une rétention de valeur qui a été faite dans la société.

Nous avons en effet énormément résisté pour ne pas laisser partir des contrats à bas prix sachant que nous souhaitons avoir un maximum de retour sur investissements sur l’utilisation de notre technologie, ainsi qu’une participation à la création de valeurs sur le produit fini et sur chacune des applications pour lesquelles notre technologie va être employée.

Ce n’est pas facile à obtenir, ce qui fait que d’une certaine manière, pour l’instant, il y a cette rétention du chiffre d’affaires qui est faite, mais dans le futur la progression du chiffre d’affaires sera beaucoup plus importante, notamment avec les accords que nous devrions signer dès cette année ou dans les trois prochaines années.

C’est une question de rapport de forces, sachant que nous sommes du bon côté et que notre technologie est une nécessité de plus en plus importante, le tout étant de ne pas lâcher cette valeur trop tôt.

En résumé, disons que nous ne sommes pas particulièrement satisfaits de ces 22% de hausse, mais nous ferons beaucoup mieux. Or pour cela, il faut capturer de la valeur future ce qui nécessite un certain temps…

Concernant justement un des aspects de cette valeur future, vous vous êtes toujours refusés à ne pas faire du service, pourquoi ?
Une méganucléase peut par exemple permettre de modifier un trait dans une plante. Si nous vendons cette méganucléase en tant que service, nous la facturons un certain prix, 5 ou 10 millions d’euros par exemple. Ensuite, dans la mesure où il s’agit d’un service, les acquéreurs de notre produit ne nous doivent plus rien.

Or, s’ils génèrent des semences d’une valeur assez conséquente qui peut représenter plusieurs dizaines, voire centaines, de millions d’euros de chiffre d’affaires, et si nous n’avons pas de participation par rapport à ce chiffre d’affaires et cette semence qui va permettre de faire la pérennité de la société, nous aurons 5 ou 10 millions d’euros pour le produit fourni, mais pas de retombées du chiffre d’affaires généré par notre client qui à utiliser notre technologie, ce qui est assez dommage.

D’autant qu’il n’y a pas d’alternative : sans notre technologie, ils ne peuvent rien faire.

Les charges d’exploitation ont progressé d’une vingtaine de pour cent impactant le résultat net (-3 millions d’euros contre -2,4 en 2006). Peut-on revenir sur les raisons de cette hausse ?
Les charges augmentent essentiellement en raison des nouvelles embauches. Dans le détail, cette hausse des charges de personnel reste modérée étant donné que nous avons engagé de nouvelles personnes tout au long de l’année, essentiellement sur la période de mai-juin-juillet. En découle logiquement, l’accroissement des consommables.

Par ailleurs, un autre facteur explique ces charges supplémentaires, c’est le fait que nous faisons davantage d’opérations en aval de ce que l’on faisait jusqu’à maintenant, c’est-à-dire l’ingeniering de protéines.

Désormais, nous faisons aussi de l’ingeniering de cellules avec nos protéines, ce qui coûte nécessairement plus cher puisque nous devons acheter des cellules, de quoi les faire vivre, etc.

Enfin, 2007 a été une année charnière où nous avons acheté du nouveau matériel et pris plus d’espace de laboratoires ce qui devrait continuer cette année…

Ces charges supplémentaires sont donc, pour l’essentiel, dues à notre expansion.

Les dettes fournisseurs s’affichent à 4,5 millions d’euros…
Dans les dettes fournisseurs, à la fin de l’année, il y a une part significative due à l’Institut Pasteur, pour près de 2,7 millions d’euros. Nous étions en discussions avec eux pour renégocier les accords initiaux.

Or, tant que nous ne l’avions pas fait, nous n’avions pas versé de redevances historiques. Nous avons réglé cette question en fin d’année, et nous avons versé 2,7 millions d’euros début 2008, sur un total de 4 millions d’euros, si bien que dans la prochaine présentation semestrielle, nous devrions avoir une dette fournisseur très notablement réduite.

Cellectis a annoncé la livraison d'une méganucléase ciblant le gène RAG1, responsable d'une immunodéficience sévère, à l'Equipe du Professeur Luigi Notarangelo, Children's Hospital Boston (USA). Quels avantages pourraient découler d’un nouveau traitement issu de votre technique ? Quel marché cette pathologie représente-t-elle ?
Cette maladie ne représente qu’un tout petit marché, mais il n’y a à l’heure actuelle aucun traitement pour ces patients, mis à part la transplantation de moelle osseuse. Or, le pourcentage de chance pour que le patient ne succombe pas à cette thérapie, est de 50% !

Nous pensons que notre technologie permettra de soigner ce type de patients avec une chance de succès beaucoup plus importante, mais le marché en lui-même ne représente qu’une centaine de patients, soit entre 50 et 100 millions d’euros.

Nous avons choisi cette pathologie parce qu’il y avait une preuve de concept démontrant que nous pouvions apporter une solution directe à ces enfants. Nous pensons donc qu’il y a un réel intérêt pour eux et pour nous, dans la mesure où nous pouvons faire de la preuve de concept.

Vous avez annoncé que votre brevet européen relatif au procédé utilisant le ciblage de gène par recombinaison homologue a été maintenu. Or vous avez précisé que des sociétés internationales telles qu’AstraZeneca, GlaxoSmithKline, Merck & Co, et Pfizer, utilisent ces technologies grâce à des sous-licences obtenues auprès de Cellectis. Ces dernières représentent-elles un apport financier significatif ?
En termes financiers, ce n’est pas significatif par rapport à ce que l’on souhaite avoir dans le futur. Il s’agit ici d’accords de licence de recherche, ce qui signifie que ces groupes utilisent essentiellement notre technologie pour faire de la recherche. Cela nous permet de montrer que notre technologie fonctionne, d’ailleurs ils l’utilisent avec succès dans leurs travaux.

En revanche, ils n’ont pas le droit de faire du développement avec. Aussi, le grand avantage de ces licences réside dans le fait qu’elles ouvrent les portes de nos applications thérapeutiques futures et, automatiquement, cela nous rend beaucoup plus prégnant dans le cadre de l’utilisation de notre technologie dans un but thérapeutique.

Aujourd’hui, ces licences représentent quelques centaines de milliers d’euros en fin d’exercice, et quelque centaine à quelque dizaine de milliers d’euros par an de manière récurrente. Toutefois, sur des indications très étroites -donc strictement sur de la recherche-, nous espérons avec ces groupes-là, convertir à terme ces accords en accords de développement.

Dans les mois et les années qui viennent, nous espérons signer des accords beaucoup plus importants à la fois parce qu’il s’agira d’accords de développement avec, éventuellement, de nouveaux clients, et aussi parce que nous pourrions obtenir de cette façon le règlement de certaines infractions des droits de nos brevets…

Justement, Cellectis a porté plainte contre la société américaine Precision BioSciences pour contrefaçon de ses brevets protégeant la technologie des méganucléases. Où en êtes-vous aujourd’hui dans cette procédure ? A quand le jugement ? Et combien vous coûte la protection de vos brevets ?
Il n’est absolument pas dans notre intention de vouloir sortir ce débat de la cour de justice. Maintenant, nous avons plusieurs brevets aux Etats-Unis, nous pensons que ces derniers pourraient faire l’objet d’une contrefaçon, mais c’est à la cour de le confirmer. Etant donné le contexte hautement concurrentiel dans ce domaine, il nous semble important que la justice se positionne clairement là-dessus.

Les brevets sont des outils d’interdiction de faire. Si nous avons l’impression qu’un de nos brevets est contrefait, nous devons faire valoir nos droits et Cellectis a l’intention de le faire, quel que soit le secteur.

Nous détenons une position dominante aux Etats-Unis sur les méganucléases, ainsi que dans leur utilisation, c’est pourquoi il est important qu’une décision de justice soit rendue à ce sujet.

Quant aux coûts de notre défense, aux Etats-Unis c’est assez cher, mais nous avons fait des provisions depuis plus de 3 ans sur ces domaines-là, sachant que le portefeuille de Cellectis à maintenir et à augmenter coûte assez cher –il contient 148 brevets et demandes de brevets-, ce qui implique une dépense annuelle de l’ordre de plusieurs milliers d’euros jusqu’à un million d’euros.

Vous avez dit que dans le domaine thérapeutique votre ambition en 2008 était de signer un accord avec un tiers pour les développements pré-cliniques et cliniques…
Nous avons initié en 2007, et ça se poursuit en 2008, un certain nombre de contacts avec quelques uns de nos partenaires actuels -via nos accords de licences de recherche évoquées plus haut- et avec de nouveaux acteurs américains, essentiellement issus du domaine de la biotechnologie. Cellectis ne possède pas les outils pour faire du développement clinique.

Nous allons apprendre en nous structurant dans ce but, mais la meilleure façon d’y parvenir, c’est de débuter avec quelqu’un qui a déjà ce savoir-faire.

De notre côté, nous pouvons apporter non seulement une molécule, mais beaucoup de molécules dans une même indication, ce qui permet d’augmenter le taux d’attrition, qui est de près de 10% par phase… Nous sommes ainsi en mesure de diminuer ce risque, mais nous ne savons pas encore développer de produits thérapeutiques.

Ceci étant, les partenaires avec lesquels nous discutons ont besoin de molécules, mais ils savent également donner la meilleure chance au produit, je pense donc que nous avons ici une conjonction gagnante sur le court terme et, sur le long terme, cela nous permettra d’apprendre et peut-être faire nous-mêmes les développements cliniques.

Vous allez lancer d’ici à la fin de l’année via des distributeurs des kits de recherche à 1 500 euros pièce. Qu’en attendez-vous ? Quelle est la taille de ce marché. Est-ce là des produits à forte marge ?
Le premier enjeu est de diffuser la technologie dans les laboratoires du monde entier, d’où la nécessité de passer par des distributeurs puisque nous n’avons pas les capacités de distribuer au Japon, aux Etats-Unis, etc. Le second enjeu est de gagner de l’argent et de lancer une gamme de produits.

Les marges dans ces marchés sont assez importantes : le coût du produit en lui-même représente entre 5 et 15% en fonction des volumes, et si vous ajoutez raisonnablement 30 à 40% de frais de commercialisation et de frais généraux, il vous reste au final une marge assez intéressante. Reste à savoir maintenant quelle sera notre capacité à négocier avec les distributeurs, et si, le cas échéant, nous n’allons pas en distribuer une partie nous-mêmes…

Nous sommes dans cette réflexion actuellement et nous pensons qu’à partir de 2010-2011, les ventes devraient commencer à contribuer significativement au financement de la société, ce qui dégagera des fonds que nous pourrons réinvestir dans le thérapeutique en particulier.

Quant à la taille du marché, il est difficile de le prévoir. Nos discussions avec les grands distributeurs sont d’ailleurs éloquentes de ce point de vue, dans la mesure où ils ont eux-mêmes du mal à anticiper les ventes d’un produit. Pour vous donner une idée, le leader du marché s’appelle InvitroGen. C’est une société américaine qui fait plus d’1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires, mais avec 25 000 références et 2 000 personnes sur le terrain pour démarcher les scientifiques.

Le tout est de savoir comment ces derniers vont recevoir le produit, c’est pourquoi nous avons fait en sorte qu’il soit simple à utiliser et qu’il contienne tous les éléments qui permettent de faire les manipulations. Nous pensons pouvoir en vendre à terme quelques milliers par an, sachant que leur cycle de vie est très court, de l’ordre de 3 à 5 ans maximum. Ce sont donc des produits renouvelés très régulièrement, ce qui nous intéresse aussi étant donné que notre technologie progresse et nous permettra de faire la version 1, puis 2, etc.

Au-delà de tout ça, il faut bien considérer que ces produits sont de véritables stimulateurs de créativité du chercheur, sur la base de nos produits qui sont eux-mêmes la valeur future de la société.

Prenez Apple. Ce qu’explique Steve Jobs, c’est que lorsqu’on achète un Mac, on achète en réalité un outil pour créer, c’est-à-dire un stimulateur de créativité. Or, nous pensons vraiment que nos produits sont de tels stimulateurs. C’est comme cela que nous souhaitons les présenter aux chercheurs, car à partir du moment où eux-mêmes auront brisé les barrières dans leurs esprits, il est certain que la pérennité de notre société sera beaucoup plus grande.

Quel est l’enjeu des infection virales pour Cellectis ?
Nous avons la ferme conviction que la façon dont les infections virales seront soignées dans le future se fera grâce à notre approche technologique, c’est-à-dire par la destruction du génome virale dans la cellule.

Aujourd’hui, quand on est infecté par le virus de l’herpès, de l’hépatite ou du Sida, on ne peut pas s’en débarrasser puisqu’il n’existe pas d’antibiotique antiviral. Pourquoi ? Parce que le génome du virus réside dans une cellule et ne bouge pas, et nous ne pouvons rien faire contre. On peut détruire la cellule infectée, mais encore faut-il savoir si elle est infectée, car le virus peut être silencieux, donc indétectable.

Notre technologie intervient dans l’ADN du virus, c’est-à-dire que notre méganucléase entre dans la cellule et si le virus est là, même s’il est caché ou silencieux, elle va le détruire. Cette approche est une rupture totale avec ce qui est fait dans l’approche antivirale.

Notre technique existe également dans la nature puisque les bactéries elles-mêmes ont des coupeurs d’ADN qui sont exprimés en permanence et qui, lorsqu’il y a de l’ADN qui lui est injecté par un bactériophage, détruit cet infectant en coupant son ADN.

C’est à partir de ce raisonnement-là que nous avons développé cette théorie qui dans le future nous permettra de produire des antiviraux capables de «désinfecter» les cellules.

Le marché dont il est question ici est considérable et représente aussi des espoirs considérables.

Quel est l'impact de la réforme du CIR sur Cellectis?
Pour Cellectis qui n’est plus en phase d’explosion de ses dépenses, l’impact reste limité. En revanche, l’impact est beaucoup plus fort dans le cas de sociétés plus récentes et dont les dépenses en R&D passent d’une année à l’autre de quelques dizaines de milliers d’euros à quelques millions d’euros.

Propos recueills par Marjorie Encelot et Nicolas Sandanassamy



Publié le 09 Avril 2008 Copyright © 2008





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12 réponses

  • heurtey
    09 avril 200811:19

    en marche ;-)

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  • jon666
    09 avril 200811:29

    Cette société est prometteuse...en atteste les prévisions des analystes.

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  • heurtey
    21 mai 200821:36

    Bonne soirée.

    Et à demain ! ;-)

    Signaler un abus

  • heurtey
    21 mai 200823:13

    Nous avons en effet énormément résisté pour ne pas laisser partir des contrats à bas prix sachant que nous souhaitons avoir un maximum de retour sur investissements sur l’utilisation de notre technologie, ainsi qu’une participation à la création de valeurs sur le produit fini et sur chacune des applications pour lesquelles notre technologie va être employée.

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  • bluzatjh
    22 mai 200805:39

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  • heurtey
    30 juillet 200814:01

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  • clapton
    30 juillet 200814:09

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  • heurtey
    30 juillet 200814:28

    La vidéo l'explicite.

    Sinon, ...bah ! ils cherchent !

    ;-P

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  • clapton
    30 juillet 200814:36

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  • gerevin
    14 octobre 201923:14

    c'était il y a douze ans !

    elle a bien évolué et pourtant tout le monde se plaint

    bravo andré

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