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CELLECTIS : **** VAGUES DE FUSIONS-ACQUISITIONS

M656196
13 janv. 200805:21

Bf n°358 du 14/01/2008

10 À 15 SOCIÉTÉS principales SURVIVRONT aux VAGUES DE CONCENTRATION qui se préparent


« Une dizaine de pharmas ont la capacité, le savoir-faire et les finances pour développer des biosimilaires »


Ces derniers mois ont été riches en événements pour le secteur des biotechnologies et des génériques : vague de fusions-acquisitions, approbation de nouveaux traitements, lancement de molécules complexes et enfin développement des marchés japonais et de l'Europe de l'Est. Laurent Payer, Senior Portfolio Manager chez Sectoral Asset Management et gérant du fonds Pictet Generics, fait le point sur le secteur des médicaments biosimilaires et donne sa vision du marché à court et moyen termes.

Biotech Finances : Vous avez créé le fonds Pictet Generics en 2004, comment prévoyez-vous d'intégrer les biosimilaires dans vos investissements ?

Laurent Payer : Les biosimilaires nous sont familiers et nous avons d'ailleurs déjà investi dans les principales sociétés du secteur. Les choses bougent de plus en plus vite suite à la première grande approbation qui a été donnée fin août au laboratoire Sandoz, la filiale génériques de Novartis, pour le développement d'une EPO. Cette étape représente une avancée significative puisque la première molécule à avoir été autorisée est la Somatropine (Omnitrop®) de Sandoz, dont la portée commerciale reste relativement limitée. Les perspectives ouvertes par le génériquage de l'EPO sont aujourd'hui très grandes. Trois autres autorisations du même type sont également attendues d'ici à la fin de l'année.


Biotech Finances : A l'inverse du secteur global des biotechnologies et des domaines technologiques en général, l'Europe des biosimilaires est nettement plus en avance que son voisin transatlantique ; à quoi cet écart est-il dû ?

L.P. : Cette avance n'est pas surprenante. L'EMEA a en effet mis en place, en 2006, un processus régulatoire propre d'enregistrement pour ces composés dont le potentiel de marché est gigantesque. La FDA reste pour sa part encore totalement hostile à ce type de mise sur le marché et refuse de regarder les dossiers. Depuis que les démocrates dirigent les deux chambres, les choses ont toutefois un peu bougé et plusieurs discussions entre les industriels, les politiques et les génériqueurs ont ainsi pu être initiées. La principale revendication de ces derniers concerne la mise en place d'une procédure accélérée d'enregistrement pour les biosimilaires.


Biotech Finances : Cette situation pourrait-elle se débloquer rapidement ?

L.P. : Les industriels américains du secteur des biotech étaient jusqu'à présent totalement hermétiques à toute discussion sur le sujet, mais ils viennent de prendre conscience que les biosimilaires sont incontournables et que s'ils n'entraient pas dans une discussion, une loi risquerait d'être mise en place à leur insu. Réunis pour la première fois autour d'une même table il y a quelques semaines, leurs représentants étayent leurs revendications sur trois points : la durée des brevets, qui doit selon eux être amenée à 14 années après l'approbation, l'exigence de réalisation d'essais cliniques pour les biosimilaires, ainsi que l'interdiction de substitution du générique. La réponse de la partie adverse a été de donner une durée de vie de 12 ans pour les brevets et de laisser le libre choix à la FDA de décider des deux autres points, au cas par cas. L'écart se réduit donc de plus en plus et nous espérons voir apparaître une loi claire en 2008.


Biotech Finances : Faut-il prendre au sérieux le risque de surmultiplication des acteurs opérant dans le secteur des biosimilaires en cas de changement de politique de la FDA ?

L.P. : Non, je ne pense pas. S'impliquer dans le biosimilaire demande des compétences et une force d'action très spécifiques. Ce n'est pas une opportunité qui pourra être exploitée par tous les génériqueurs actuels. Le coût de développement d'un tel composé est en effet très important. Il faut compter environ 100 M€ pour mener un biomédicament jusqu'à l'approbation, contre 2 à 3 M€ pour une molécule chimique. Moins de dix sociétés ont aujourd'hui la capacité, le savoir-faire et les finances pour ce type de production. Parmi celles-ci, il y a Teva, Sandoz, Stada, Biocon, Barr Pharma et Actavis.


Biotech Finances : Que vont alors devenir les petits acteurs aujourd'hui impliqués dans cette course ?

L.P. : Tous les industriels engagés dans le domaine des biosimilaires n'ont pas la taille critique pour demeurer dans le secteur. Pour survivre, ils vont devoir soit fusionner, soit rester focalisés sur des marchés de niche. D'ici 15 à 20 ans, j'imagine une consolidation globale avec 10 à 15 sociétés principales, comme dans la pharma actuellement.


Biotech Finances : Les profits potentiels seront-ils alors aussi importants que pour les génériques ?

L.P. : Les coûts de développement sont certes beaucoup plus élevés, mais la concurrence est proportionnellement limitée. Le discount pour ces produits avoisine les 10 à 20 % par rapport au prix original, ce qui est un peu moins que pour les génériques. Les marges sont donc tout à fait intéressantes et vont perdurer ainsi sur le moyen-long terme. Le taux de pénétration d'un tel composé reste toutefois moins rapide et important que celui d'une molécule chimique. Nous estimons la cannibalisation à 40 ou 50 % sur des mois, voire des années. Les médecins vont en effet être prudents avec ces médicaments qui ne contiennent, à l'inverse des génériques, pas exactement les mêmes molécules. Ils vont les tester sur un panel restreint de patients, avant de les prescrire à plus grande échelle. L'image va donc se créer au fur et à mesure.


Biotech Finances : Certaines zones sont-elles plus réactives que d'autres ?

L.P. : L'Europe de l'Est est d'ores et déjà identifiée comme un marché phare pour les biosimilaires. Un Russe dépense environ 15 fois moins d'argent en médicaments qu'un Américain. Il y a aussi des différences dans les modes de consommation qui laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour ces nouveaux composés. La hausse du prix du pétrole et le renforcement de l'économie locale qui en découle a permis de faire émerger une nouvelle classe moyenne consommatrice, ainsi qu'une meilleure couverture sociale. La croissance est estimée à 15 ou 20 % par an. Le marché se développe pour le moment principalement par des produits génériques qui représentent en général le premier contact entre un malade et un médicament.

Biotech Finances : Qu'en est-il des marchés asiatiques ?
L.P. : Au Japon, le secteur des génériques est actuellement peu développé. Il représente environ 25 % du total des prescriptions, contre 50 % pour les États-Unis ou 75 % pour le Royaume-Uni. Plusieurs initiatives gouvernementales ont toutefois été lancées pour booster ce secteur. En 2006, une loi sur la substitution a été votée pour fixer la base de remboursement sur le prix du générique. Les effets ont été rapides, avec un doublement le trimestre dernier des bénéfices d'une société japonaise impliquée dans le domaine. Le potentiel est énorme, avec un taux de pénétration qui pourrait doubler rapidement.



Propos recueillis par Juliette Lemaignen

Bf n°358 du 14/01/2008


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