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CELLECTIS
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Retour au sujet CELLECTIS

CELLECTIS : Entretien André Choulika PDG 26/9

pwelcome
26 sept. 200714:42


Publié le 26 Septembre 2007





André Choulika
PDG de Cellectis
«De nouveaux partenariats importants devraient être noués d'ici à la fin de l’année.»


(Easybourse.com) Un commentaire sur les résultats du premier semestre 2007 que vous venez de publier ?
Le commentaire principal est que nous avons accéléré la croissance de notre société, avec une augmentation de près de 26% des dépenses. Toutefois, l’une des particularités, est que nous faisons toujours ça de manière très prudente, avec un résultat net qui a peu changé par rapport à l’année dernière (+ 3%), malgré ces 26% de dépenses, notamment engagées dans l’augmentation de notre masse salariale, portant à plus de 30% le nombre de salariés supplémentaires en 2007 (de 35 à 46 employés, ndlr).

Quant à notre chiffre d’affaires, il a progressé de 60%, ce qui permet effectivement de compenser cette augmentation des dépenses. A noter également, les résultats en termes de deals : deux deals ont été signés (Celonic et GSK) et nous avons une méganucléase qui a été livrée à Bayer CropSciences (domaine agronomique). Nous avons aussi livré une première méganucléase thérapeutique à l’équipe du Professeur Alain Fisher (INSERM/hôpital Necker – enfants bulles) ce qui correspond à un peu moins de 50% des objectifs 2007 annoncés au moment de notre IPO.

Ces objectifs demeurent d’ailleurs inchangés. En termes de propriété intellectuelle, une énorme progression a été faite, nous sommes en effet passé de 96 demandes de brevets à 114 -quatre brevets ont été délivré aux Etats-Unis et en Europe, et nous avons 14 demandes supplémentaires-, ce qui est considérable pour une société. En fait, cette situation décline de l’augmentation d’activité de l’entreprise qui fabrique davantage de méganucléases et dépose donc beaucoup plus de brevets.

A quoi il faut également ajouter des extensions de brevets et l’augmentation très forte des dépenses brevetaires, dans la mesure où nous défendons la société de façon toujours plus puissante avec l’invalidation des brevets de nos concurrents.

Il reste encore des accords à signer. La plupart du temps le second semestre est plus riche que le premier, nous devrions d’ailleurs pouvoir effectuer quelques annonces dans ce domaine-là.

Vous amorcez une nouvelle stratégie en livrant des produits clefs en main…
Initialement, lorsque nous avons fait notre IPO, cette dernière devait nous permettre d’augmenter le nombre de produits que l’on fabriquait. C’est quelque chose qui est actuellement en cours, notamment avec la multiplication de nos dépôts de brevets. Mais aujourd’hui, nos clients nous demande de plus en plus de leur livrer un produit «clef en main». C’est-à-dire que si leur besoin consiste à reprogrammer une cellule, changer une espèce ou autre, ils veulent aussi que quelqu’un le fasse pour eux.

Par conséquent, essentiellement dans certains types cellulaires que nous savons manipuler, nous nous occupons de tout et nous leur livrons chez eux, dans le cadre d’un accord structurant, avec payement des frais de recherche et de jalons et versement de royalties à la fin. Ceci ouvre nécessairement de nouvelles perspectives d’extension de notre société. Avec un portefeuille de produits de recherche, il devient en effet possible de monter une structure qui développerait des kits de recherche à l’aide d’accords structurants avec des sociétés de distribution dans ce domaine-là.

Un portefeuille de produits et de productions nous permettrait de voir s’il n’y a pas des acquisitions possibles pour développer une société spécialisée dans la bioproduction.

Avec des produits bien ciblés dans la reprogrammation, nous pourrions, par exemple, modifier le métabolisme d’une cellule. Cette technologie est extrêmement différenciente dans le domaine des plantes, qu’il y a très peu de petites sociétés possédant ce type d'actifs. Cela pourrait avoir un intérêt énorme plus tard en le terme d’accord avec des sociétés déjà clientes et à qui on ne livre encore aujourd'hui qu’un produit de reprogrammation, alors que dans le futur, nous pourrons leur fournir des produits clé en main ou des plantes déjà modifiés…

Envisagez-vous, justement, ce type d’acquisitions pour l’année prochaine ?
Nous sommes en train d’y travailler, mais le phasage est assez particulier parce que c’est en fonction des opportunités, des préparations, de la possibilité de pouvoir le faire, du nombre de produits que l’on a, … Peut-être que 2008 correspondra au début des ces opérations-là. Probablement faudra-t-il que nous puissions financer ces actions de croissance externe et être côté à pour nous cette utilité là.

Il y a, pour l’heure, trois domaines proches de la maturité qui sont : la production de protéines, les kits de recherche, et peut-être, avec des accords un peu différents, le domaine des plantes. Mais encore une fois, tout ça ne se fera qu’en fonction des opportunités.

Actuellement, à périmètres constants, nous ne ferons pas d’acquisitions. Quand nous le déciderons, peut-être ferons-nous appel au marché ou alors à un financement privé, mais tout sera fonction de la situation des marchés à ce moment-là. Maintenant, si on regarde le cours de bourse de nos concurrents américains, Sangamo [NASDAQ: SGMO], son évolution est spectaculaire et ça donne envie bien sûr de faire mieux. Nous aimerions que le marché européen puisse lui aussi matcher ce genre de progression que l’on observe de l’autre côté de l’Atlantique.

L’évolution de votre titre n’est pas très satisfaisante…
Nous avons fait pas mal d’annonces importantes pour notre société, mais il est vrai que le contexte ne s’y prête pas vraiment, en particulier pour les small caps. Nous pensions qu’il y aurait plus d’impact, mais nous ne désespérons pas. Ce que nous construisons actuellement sera utilisé dans le futur.

Nous espérons avoir une liquidité plus forte. Les personnes ayant pris des actions sont cramponnés dessus, ce qui est tout à fait satisfaisant. Certes, cela pose un problème de liquidité, mais je pense que la société est en train de bâtir énormément de valeur, ce qui devrait être payant dans le futur.

France Biotech milite pour que le gouvernement agisse davantage pour aider les jeunes entreprises innovantes, notamment dans le cadre du crédit d’impôt recherche (CIR)…
Pour l’instant, concernant le Crédit d’impôt recherche, il y a quelques petites choses à arranger, essentiellement dans les sociétés qui sont en création parce que c’est ici qu’il peut y avoir de la perte sur de l’investissement en recherche. France Biotech milite effectivement pour les sociétés de 0 à 3 ans de façon à ce qu’elles ne soient pas pénalisées par les nouvelles lois sur le CIR.

En revanche, pour des entreprises comme la nôtre, c’est extrêmement bénéfique, et si nous avions pu en profiter par le passé, ça nous aurait apporté un différentiel sur les trois dernières années de 1,5 millions d’euros en plus. C’est vraiment dommage. Je trouve que cette loi est très positive, mais il y a sans doute quelque chose à faire pour faciliter la naissance des entreprises innovantes.

France Biotech est également en train de demander un statut de «jeune entreprise innovante cotée» (JEIC). Si l’on veut attirer des capitaux en France, il faut pouvoir mettre en place un tel statut, parce que ces sociétés sont vraiment le fer de lance en France -et pourrait le devenir en Europe- de la création d’entreprises à forte valeur ajoutée. Avec le succès déjà rencontré par le statut de jeune entreprise innovante (JEI), je crois que le gouvernement devrait davantage examiner ce type de propositions qui auraient d’importantes vertus incitatrice et entraîner les marchés dans une spirale positive sur les valeurs d'innovation.

Au niveau de la recherche, la loi qui a été votée pour les fond d'assurances vie (3% des fonds de l’assurances-vie reversés dans la R&D), n’a toujours pas été appliquée. Enfin, peut-être faudrait-il revoir le fonctionnement de l’Agence nationale de la recherche (ANR), et rechercher l’investissement dans la rupture technologique pour pouvoir faire émerger en France certaines sociétés qui sont réellement représentatives de la recherche française, et qui pourraient devenir leader mondial dans ces domaines-là.

Pourriez-vous nous indiquer les spécificités des résultats que vous venez de publier concernant les patients XP ?
Pour un scientifique candide comme moi, les résultats qui viennent d'êtres publiés sont extraordinaires. On part de lignées de cellules qui ont une mutation et avec laquelle le patient dont elles sont issues est contraint de vivre au mieux avec des palliatifs. Désormais, et pour la première fois, nous sommes en mesure de mettre une méganucléase pour que ce type de cellule redevienne normale. Il n’y a pas eu besoin d’introduire de produit chimique dans la cellule, mais la mutation ayant disparu, son code génétique est redevenu normal.

Nous n’en sommes qu’au début, nous ignorons encore s’il y a un réel bénéfice pour le patient, il y a encore beaucoup de travaux à mener avant de parvenir à ça, mais la simple réalisation technologique permettant de modifier un gène pour le rendre de nouveau fonctionnel normalement correspond aux prémices de ce que l’on appellera à l’avenir la chirurgie génomique. Ceci étant, il faudra certainement d’autres jalons, reproduire ça dans d’autres maladies, avant que les gens ne prennent conscience que le fait d’avoir une maladie génétique, ou une maladie acquise par l’intégration d’un virus, n’est pas une fatalité et peut être soigné.

Quelles autres maladies visez-vous ?
Nous avons des produits pour l’anémie (bêta thalassémie, drépanocytose…) qui touchent une très large population, nous avons également des antiviraux contre l’hépatite B, qui pourraient permettre d’enlever le virus des cellules, donc de les désinfecter.

C’est une nouvelle approche antivirale qui n’a plus besoin de tuer la cellule, de bloquer le virus ou de déclencher une réaction immunitaire. Il s’agit du premier cas où une méganucléase rentre, casse le virus -un virus à ADN dans la mesure où la méganucléase ne casse que de l’ADN- et nettoie la cellule de l’infection. C’est un nouveau concept d’antiviraux et l’on pourra développer toute une gamme de thérapeutiques dans ce domaine.

Enfin, nous avons des produits de thérapies cellulaires et de greffes, grâce auxquels nous pourrons reprogrammer un greffon pour pouvoir le réimplanter chez un patient de façon à accroître la compatibilité entre le greffon et le patient. Ca ne résoudra peut-être pas tous les problèmes du rejet, mais cela devrait améliorer le nombre de greffes et leur taux de réussite.

Quel calendrier prévisionnel pour la commercialisation des premiers produits thérapeutiques et autres ?
Actuellement, nous commercialisons déjà les kits de recherche et des produits «plantes» -tout ce qui est agro, bioproduction, etc.-, mais en termes de produits thérapeutiques, je pense que les premiers essais cliniques n’auront pas lieu, à moyen terme, avant 2010. Il s’agit en effet de produits hautement technologiques et très novateurs, qui exigent par conséquent beaucoup de prudence. Il ne devrait pas y avoir d’applications avant un certain temps…

Vous avez des accords avec Bayer, GSK et l’Institut Pasteur. Envisagez-vous d’autres partenariats ?
Nous allons bien entendu conserver ces partenaires de long terme, et d’autres du même niveau devraient être noués bientôt dont nous devrions faire l’annonce d’ici à la fin de l’année.

Le dernier mot pour vos actionnaires.
Cellectis est une valeur d’avenir qu’il ne faut pas voir sur le court terme. Je crois qu’elle deviendra même une valeur de référence dans le futur. Ce que nous construisons actuellement est quelque chose de très grand, il y a beaucoup d’ambition dans ce projet que nous portons avec une vision industrielle et mondialiste.

Propos receuillis par Nicolas Sandanassamy



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4 réponses

  • nougat05
    26 septembre 200716:53

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  • nougat05
    04 octobre 200719:08

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