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Wall Street sans direction sur fond d’inflation galopante et de marché de l’emploi dynamique
information fournie par TrackInsight04/04/2022 à 10:15

Semaine du 28 mars au 3 avril 2022

L’économie américaine a réussi à créer 431 000 emplois non agricoles en mars et le taux de chômage est retombé aux niveaux observés juste avant la pandémie (3.6%). Ces chiffres viennent justifier le ton de plus en plus dur de Jerome Powell, alors que la Réserve Fédérale projette 7 hausses de taux cette année pour tenter de juguler une inflation galopante. L’indice PCE, qui constitue l’une des références de la Fed en matière d’inflation, a bondi de 0.6% en février, soit une progression de 6.4% sur un an. C’est le rythme le plus rapide constaté depuis 1982 et le pire reste peut-être à venir. Les statistiques américaines montrent également que les dépenses de consommation des ménages ont ralenti en février (+0.2% contre +0.5% escompté, et +2.7% en janvier), alors que l’effet des plans de relance s’estompe et que les pressions inflationnistes s’intensifient, avec la hausse des prix des carburants, des denrées alimentaires et des loyers qui poussent les foyers américains à limiter drastiquement leurs autres dépenses.

Les marchés actions ont pourtant fait fi des mauvaises nouvelles. Le S&P 500 a grignoté +0.06% tandis que le Dow Jones s’effritait de -0.12%. Le Nasdaq a quant à lui progressé de +0.65%. Idem pour les petites capitalisations, avec le Russell 2000 qui a repris +0.63%.

En Europe, le FTSE a poursuivi son rally du mois de mars (+0.73%), avec quatre semaines consécutives de gains. Le MSCI EMU a rebondi de +1.47%, effaçant les pertes de la semaine passée, bien que l’inflation dans la zone euro ait atteint un plus haut depuis la création de la monnaie unique. L’indice des prix à la consommation s’est ainsi envolé de +7.5% sur un an, dans le sillage de la guerre russo-ukrainienne. Par ailleurs, plusieurs études soulignent que l’activité économique a ralenti significativement au mois de mars.

En Asie, les indices actions ont clôturé en ordre dispersé. Le Shanghai Composite a mis fin à cinq semaines de pertes d’affilée, en reprenant +2.19% sur cinq jours. Le Nikkei a en revanche perdu -1.72%, après avoir toutefois gagné +11.87% au cours des deux précédentes semaines.

Le secteur de l’énergie évolue sur des montagnes russes

Après avoir bondi de +8.79% la semaine dernière, les prix du pétrole ont plongé de -12.84% (brut WTI juste sous la barre des 100 dollars le baril), tirant le secteur de l’énergie vers le bas (-2.40% en variation hebdomadaire). Les investisseurs semblent douter d’une période prolongée de pertubation du marché pétrolier, d’autant plus que le président Biden a pris la décision d’utiliser une partie des réserves stratégiques américaines, à raison d’un million de barils/jour sur les six prochains mois.

En dépit du retournement brutal de tendance sur le marché pétrolier, l’énergie n’a pas affiché la pire performance de la semaine. Parmi les valeurs cycliques, ce sont les sociétés financières qui ont le plus chuté (-3.28%), avec un marché obligataire qui laisse planer le risque d’une future récession. En effet, une bonne partie de la courbe des taux américains s’est inversée, pour la première fois depuis septembre 2019. Ainsi, le rendement des emprunts d’Etat à 2 ans (+2.46%, en hausse de 16 points de base sur la semaine) excède dorénavant celui du benchmark à 10 ans (+2.38%, en baisse de 10 points de base).

A l’opposé, l’immobilier coté, les services d’utilité publique et les biens de consommation de base ont gagné +4.43%, +3.71% et +2.33% respectivement, les investisseurs se reportant massivement sur les valeurs défensives.

Effet de balancier sur le marché obligataire

Le rendement du Bund allemand à 10 ans a seulement baissé de 3 points de base en 5 jours, de +0.59% à +0.56%, mais il faut noter que la courbe des taux outre-Rhin ne s’est pas inversée (écart de +46 points de base entre le 10 ans et le 2 ans), contrairement à la situation qui prévaut aux États-Unis.

La baisse des taux à long terme a donné un coup de fouet aux obligations les plus risquées. Les obligations de notation “investissement” ont gagné +0.22% en Europe et +1.05% aux Etats-Unis. Les titres à haut rendement ont repris +0.86% outre-Atlantique et +0.45% sur le vieux continent. La dette émergente a rebondi de +1.25% en devises locales. Le billet vert a lâché du lest (indice dollar en baisse de -0.55%) et l’or s’est affaibli (-1.67%, cours spot de1 925.68 dollars l’once). Du côté des cryptos, le bitcoin a glissé vers les 46 000 dollars après son rally du mois de mars qui a permis d’effacer le gros des pertes accumulées sur janvier et février.

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