Un opérateur à la Bourse de New York le 20 janvier 2026 ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )
La Bourse de New York a terminé en hausse vendredi, réservant un bon accueil à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de juger illégale une bonne partie des droits de douane imposés par Donald Trump, sans s'enflammer pour autant.
Le Dow Jones a pris 0,47%, l'indice Nasdaq a gagné 0,90% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,69%.
Le verdict de la Cour suprême, très attendu, a été publié en début de séance. Les juges y relèvent que le président américain ne peut pas justifier d'une urgence économique pour imposer sans l'aval du Congrès les droits de douane qu'il a désigné comme "réciproques".
Furieux, Donald Trump s'en est violemment pris vendredi à la Cour, se disant "profondément déçu" par son verdict.
Dans le rouge jusqu'alors, le marché s'est retourné après avoir pris connaissance de cette décision, avançant ensuite prudemment.
"C'est clairement une bonne nouvelle pour l'économie dans son ensemble", juge Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
Mais "la réaction du marché (...) a été modérée, ce qui suggère qu'elle était largement anticipée", souligne Gina Bolvin, de Bolvin Wealth Management.
Parmi les bénéficiaires du jour, se trouvent les géants du commerce en ligne, à l'image d'Amazon (+2,56%) et Shopify (+1,94%) ou du spécialiste de l'ameublement Wayfair (2,34%).
"Dans le même temps, personne n'est surpris que l'administration Trump vante déjà sa capacité à compenser les pertes de revenus qui résulteraient de la suppression des droits de douane", remarque auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Donald Trump a assuré que la Maison Blanche dispose "d'excellentes alternatives" pour ses surtaxes et a d'ores et déjà annoncé qu'il allait "imposer un droit de douane mondial de 10%" ce vendredi, s'ajoutant aux taux déjà en vigueur.
"Cela créera davantage d'incertitude", estime Patrick O'Hare.
"Les droits de douane ont peut-être disparu aujourd'hui, mais la raison qui les motivait est toujours là", abonde Mark Malek, de Siebert Financial.
En raison de la décision de la Cour suprême, les Etats-Unis pourraient être forcés de rembourser les dizaines de milliards de dollars indûment perçus.
La perspective d'une dette américaine encore alourdie a fait quelque peu grimper le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain, qui se tendait à 4,08% vers 21H20 GMT, contre 4,07% à la clôture la veille.
Les investisseurs ont aussi digéré une série de données économiques publiées en début de journée.
Selon le département du Commerce, la croissance américaine a été bien plus faible qu'anticipé lors du dernier trimestre 2025, à 1,4%.
L'indice d'inflation PCE, le préféré de la Réserve fédérale (Fed) a lui encore augmenté, à 2,9% en décembre, loin de la cible de l'institution monétaire.
Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, les deux indicateurs économiques publiés avant l'ouverture de Wall Street "vont à l'encontre du discours du marché, qui s'est concentré sur une croissance plus forte et une inflation plus faible".
Ailleurs à la cote, le groupe de pétrochimie Chemours (-16,51% à 17,04 dollars) a dévissé, ses résultats trimestriels ayant été mal accueilli par les investisseurs. Lors des trois derniers mois de 2025, le groupe a réalisé un bénéfice net de 5 cents, en deçà des attentes, sur un chiffre d'affaires de 1,33 milliard de dollars, comme escompté.
Nasdaq

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