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VIVENDI : la distribution du capital d'UMG approuvée à 99,9% en assemblée générale
information fournie par AOF22/06/2021 à 16:08

(AOF) - Réunis en assemblée générale virtuelle ce mardi, les actionnaires de Vivendi (+0,21% à 28,90 euros) ont plébiscité le projet de distribution de 60% des actions d’Universal Music Group (UMG). Avec un quorum de 68,99% des membres, ils se sont en effet prononcés à 99,9% en faveur, "démontrant leur soutien total à l’égard de la stratégie qui leur était proposée et des schémas retenus par le Directoire pour la réalisation de cette opération", s'est réjoui le conglomérat des médias dans un communiqué.

Désormais, l'introduction en bourse d'UMG à Euronext Amsterdam pourrait donc intervenir le 21 septembre prochain, alors que celle-ci était prévue "au plus tard" le 27 septembre.

Le vote a ainsi mis fin aux contestations dont a été l'objet le groupe de Vincent Bolloré de la part de certains actionnaires minoritaires, Bluebell Capital et Artisan Partners en tête. Ces derniers considéraient que la stratégie de distribution morcelée du capital d'UMG, notamment sous forme d'un dividende exceptionnel, n'était ni favorable aux petits actionnaires ni efficace fiscalement.

Bluebell était même allé jusqu'à demander le versement d'un dividende exceptionnel de 2,8 euros par action Vivendi en compensation, soit environ 3,3 milliards d'euros au total. Malgré tout, Bluebell s'était dit favorable sur le principe de la scission d'UMG.

Pour sa part, le fonds souverain norvégien, détenteur de 1,49% du capital de Vivendi, avait annoncé la semaine dernière qu'il voterait en faveur de cette redistribution. Quelques jours auparavant, Glass Lewis et d'ISS, deux des plus importantes sociétés de procuration et de services de gouvernance au monde, avaient également appelé les actionnaires à voter en faveur du projet.

En revanche, aussi bien le fonds norvégien que Glass Lewis/ISS s'étaient prononcés en défaveur de la résolution donnant la possibilité au Directoire de Vivendi de réaliser une offre publique de rachat d'actions (OPRA) jusqu'à 50 % du capital de du groupe. Le premier estimant qu'il s'agit d'une "autre préoccupation concernant l'efficacité des conseils d'administration ou la protection des actionnaires", les seconds affirmant qu'elle n'est pas dans l'intérêt des actionnaires.

Des voeux pieux puisque l'ensemble des résolutions a été approuvé, y compris celles requérant une majorité des deux tiers, telles que le projet d'OPRA. Les actionnaires ont donc tout autant approuvé la rémunération des hauts dirigeants de Vivendi, malgré l'opposition du fonds norvégien.

Enfin, l'assemblée générale a également approuvé la distribution d'un dividende ordinaire de 0,60 euro par action au titre de l'exercice 2020. Le dividende sera mis en paiement à partir du 25 juin 2021, avec une date de détachement fixée au 23 juin 2021. 

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Holding de 3 pôles, la culture avec Editis, le divertissement culturel avec Universal Music Group (1/3 du marché mondial), Canal Group, DailyMotion et Gameloft, et les médias avec Havas ;

- Revenus de 16,9 Mds€ générés par UMG (50%), par le groupe Canal + (33 %), par Havas (12 %) et Editis (4,5 %) ;

- Modèle économique visant à devenir n° 1 mondial dans les contenus, les médias et la communication à partir de 4 axes de création de valeur : la détention de talents, leur valorisation mondiale, la valorisation des catalogues et droits de propriété intellectuelle et l’attractivité de la ligne éditoriale ;

- Capital contrôlé à 26,28 % et 28,51 % des droits de vote par le Groupe Bolloré, le conseil de surveillance de 12 membres étant présidé par Yannick Bolloré.

- Situation financière maîtrisée avec une dette nette en hausse à 5 Mds€ pour des fonds propres de 15,8 Mds€.

Enjeux

- Stratégie fondée sur la valorisation des propriétés intellectuelles et des contenus par franchises, « live » (festivals), sur la pénétration des marchés africains, indien et chinois et sur la distribution en ligne ;

- Stratégie d’innovation fondée sur l’émergence de créateurs locaux, sur l’offre de plateformes et d’incubateurs de création dans plusieurs pays et sur des partenariats ;

- Stratégie environnementale intégrée dans la démarche de création de valeur ;

- Pénétration de la Chine après la vente à Tencent de 10 % du capital d’UMG et possible renforcement des liquidités en raison de l’option de vente de 10 % supplémentaire exerçable jusqu’à mi-janvier 2021 ; 

- Bonne visibilité de l’activité, les abonnements représentant près des 2/3 des revenus ;

- Evolution du portefeuille de participations, dont Telecom Italia, de 5,7 Mds€.

Défis

- Remontée du chiffre d’affaires publicitaires de Havas et de Vivendi Village;

- Introduction en Bourse, d'ici 2023 au plus tard, d'une nouvelle part du capital d'UMG ;

- Spéculations sur un rachat de M6 et des actifs éditoriaux (Europe 1) de Lagardère, détenu à 20 % ;

- Impact de la pandémie : hausse de 3% du chiffre d’affaires et de 4,4 % du bénéfice net ;

- Difficultés avec les participations italiennes -Telecom Italia  (29,94 % des droits de vote, dont 19,94 % portés par une société fiduciaire italienne) et Mediaset- entraînant un bras de fer avec le fonds activiste Elliot pour Telecom Italia, et un conflit juridique pour participation dans Mediaset ;

- Absence de perspectives 2021 ;

 - Maintien du dividende ordinaire de 0,60 € et projet de distribution aux actionnaires après la cession de 20 % d’UMG.

La presse magazine en effervescence

En deux ans cette presse a considérablement évolué en France. Les trois groupes leaders (Lagardère, Bertelsmann et Mondadori) se sont quasiment désengagés pour laisser la place à de nouveaux acteurs. Le groupe Lagardère ne conserve aujourd’hui que « Paris Match » et le « JDD ». Les titres « Elle », « Version Femina », « Télé 7 Jours », « France Dimanche », « Ici Paris » ont été cédés à un nouvel entrant, Czech Media Invest (CMI), contrôlé par le tchèque Daniel Kretinsky.

Pascal Chevalier, issu de la Net économie, s’est, lui, emparé de Mondadori France (« Grazia », « Biba », « Closer », « Science & Vie ») l’an passé, après avoir repris « Marie France » en 2013. Son groupe dispute désormais la position de leader avec Prisma Media qui pourrait tomber dans le giron de Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré. Prisma Media détient notamment les titres « Femme Actuelle », « Geo », « Gala », « Voici », « Télé-Loisirs » et « Capital ».

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 22/06/2021 à 16:08:00.

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