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Ukraine: Un "Serviteur du peuple" du petit écran au pouvoir ?
Reuters31/03/2019 à 05:30

 (Répétition sans changement de la dépêche transmise mercredi)
    par Matthias Williams et Margaryta Chornokondratenko
    KIEV, 31 mars (Reuters) - Epuisés par cinq années de guerre
et des décennies de corruption, les Ukrainiens s'apprêtent à
propulser dimanche un comédien sans expérience politique au
second tour de l'élection présidentielle.
    Volodimir Zelenski devance de près de dix points le
président sortant Petro Porochenko dans les intentions de vote
en vue du premier tour. Dans son dernier baromètre, l'institut
Socis les créditent respectivement de 24,6% et de 14,8%.
L'ancienne Première ministre et chef de file de l'opposition
Ioulia Timochenko arrive en troisième position avec 8,7%. 
    Le favori du premier tour, qui est âgé de 41 ans, doit une
bonne part de sa popularité à la série télévisée à succès
"Serviteur du peuple", dans laquelle il incarne un professeur
d'histoire devenu chef de l'Etat qui se joue des bassesses de
politiciens corrompus et d'hommes d'affaires véreux. 
    Interrogé sur ce qui le distingue des 38 autres candidats en
lice, Volodimir Zelenski répond :"Ça !", en désignant son
visage. "C'est une nouvelle tête. Je n'ai jamais fait de
politique. Je n'ai déçu personne. On s'identifie à moi parce que
je suis ouvert, parce que je suis vulnérable, parce que je
m'énerve. Je ne cache pas mes émotions, je ne cherche à passer
pour ce que je ne suis pas (...) Si j'ignore quelque chose, je
le reconnais."
    Le "dégagisme" sur lequel il surfe évoque celui qui a
conduit à l'émergence des contestataires du Mouvement 5 Etoiles
en Italie ou même à l'élection de Donald Trump, autre star de la
télévision reconvertie en politique, mais le rejet des élites
semble encore plus intense en Ukraine. 
    Selon un sondage Gallup publié en mars, la cote de confiance
du gouvernement n'est que de 9%, un "record" mondial. En 2018,
la moyenne planétaire était de 56%. 
    En ce qui concerne le processus électoral, 12% des
Ukrainiens le jugent équitable. Quant à la corruption, 91%
parlent d'un phénomène généralisé. 
    
    UN MODERNE FACE AUX ANCIENS
    "Zelenski sera probablement au second tour, face à
Porochenko ou à Timochenko. Ce sera un duel entre un ancien et
un moderne", a commenté le politologue Robert Brinkley, du
cercle de réflexion Chatham House. Reste à savoir si la prudence
ne les incitera pas à opter au dernier moment pour un "mal bien
connu" plutôt qu'un pur novice, ajoute-t-il.
    Le scrutin sera suivi de près dans les chancelleries
occidentales, qui ont pris fait et cause pour l'Ukraine dans son
conflit avec Moscou. L'hypothèse d'un retour dans le giron russe
semble écartée, mais, ignorant tout de Zelenski, elles redoutent
d'avoir affaire à une personnalité imprévisible. 
    Petro Porochenko a été élu en 2014, peu après l'annexion
russe de la Crimée et le soulèvement des séparatistes proches de
Moscou qui a fait 13.000 morts, un bilan qui continue à
s'alourdir.
    Pour ses partisans, le chef de l'Etat, qui se rend
fréquemment sur le front en tenue camouflage, a su limiter le
conflit tout en tenant tête à la Russie. D'autres lui reprochent
d'avoir capitulé face à la corruption et à la pauvreté.
L'augmentation du prix de l'essence due aux exigences des
bailleurs internationaux lui a par ailleurs valu un profond
mécontentement. 
    Volodimir Zelenski a placé la lutte anticorruption en tête
de ses priorités et a promis de relancer des pourparlers de paix
au point mort avec les séparatistes prorusses qui tiennent la
région du Donbass.
    Il s'est par ailleurs engagé à respecter les engagements
pris vis-à-vis du Fonds monétaire international, qui a octroyé
sous conditions plusieurs milliards de dollars à l'Ukraine. 

 (Avec Pavel Polityuk, Natalia Zinets et Sergei Karazy,
Jean-Philippe Lefief pour le service français)
 

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