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TotalEnergies : lancement d’un projet de captage du CO2 aux Etats-Unis
information fournie par AOF23/05/2022 à 14:51

(AOF) - TotalEnergies a signé un accord avec Sempra Infrastructure, Mitsui & Co., Ltd. et Mitsubishi Corporation pour le développement du projet Hackberry Carbon Sequestration (HCS) sur le site de Cameron LNG, un terminal de liquéfaction et d'export de gaz naturel situé dans le sud-ouest de la Louisiane, aux États-Unis.

Le projet HCS vise à capter, transporter et stocker le dioxyde de carbone (CO2) issu principalement de Cameron LNG. Le CO2 sera capté par les unités de désacidification de l'usine, puis déshydraté et comprimé afin d'être acheminé par gazoduc à une dizaine de kilomètres de là.

Il sera ensuite stocké de manière permanente dans un aquifère salin à l'aide d'un puits pouvant y injecter jusqu'à deux millions de tonnes de CO2 par an.

Le projet HCS avait déposé une demande de permis de construction d'un tel puits d'injection auprès de l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) en aout 2021, et l'acceptation de cette demande est une première en Louisiane.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Groupe intégré de l’énergie, 3 ème compagnie pétrolière mondiale, 2ème gazière et numéro mondial du solaire avec Sun Power ;

- Activité de 141 Mds$ organisée en 4 branches : 45 % pour le marketing & services (réseaux de distribution…), 40 % dans le raffinage & chimie, 11 % dans les renouvelables, le gaz et l’électricité puis l’exploration-production ;

- Modèle économique de transformation en dix ans en un groupe multi-énergies, producteur de pétrole & GNL (gaz naturel liquéfié), d’énergies renouvelables & électricité et d’hydrogène&biomasse ;

- Capital ouvert (6,4 % détenus par les salariés), le conseil d’administration de 12 membres étant présidé par Patrick Pouyanné également directeur général ;

- Bilan solide avec 104 Mds$ de capitaux propres et 15,8 Mds$ d’autofinancement libre et un ratio d’endettement de 15,3 %, très inférieur à l’objectif de 20 %.

Enjeux

- Stratégie 2020-2030 de réponse au défi de la transition énergétique, + d’énergie, - d’émissions : croissance de 30 % de production d’énergies, alimentée à 50 % par l’électricité renouvelable, à 50 % par le GNL, la part du pétrole revenant de 55 à 30 % / évolution de la répartition des ventes -30% de produits pétroliers, 50% de gaz, 15% d’électricité et 5% de biomasse et d’hydrogène / discipline dans les investissements -13 à 15 Mds$ par an sur 2022-2025, dont 50% alloués aux nouvelles énergies -renouvelables et électricité- et 50% au gaz naturel ;

- Stratégie d’innovation menée par One Tech, dotée de 850 M$ pour 18 centres de R&D : 3 hubs : industriel, de développement et de support / 5 programmes : production, CO2 et durabilité, efficacité opérationnelle de l’upstream, aval & polymères, fuel et lubrifiants / recyclage et biocarburants / une usine digitale pour dégager 1,5 Md$ d’économies d’ici 2025 ;

- Stratégie environnementale : d’ici 2050, neutralité carbone pour les opérations du groupe, neutralité des produits utilisés par les clients en Europe, réduction de 60% ou plus de l’intensité carbone des produits utilisés par les clients hors Europe ;

- 4 axes : croissance dans les chaînes de valeur du gaz (naturel, biogaz et hydrogène), dans l'électricité bas carbone (enveloppe annuelle de 1,5 à 2 Md$,) dans le pétrole à point mort bas et dans les biocarburants et, enfin, dans les activités contribuant à la neutralité carbone (puits naturels, forêts…) / solaire et renouvelables : capacité de production de 25 Gw d’ici 2025 / fonds carbone doté de 400 M$ à investir d’ici 2025 ;

- Dans les renouvelables & électricité, portefeuille de capacités de 35 GW à horizon 2025 dont + 20 GW sécurisés par des contrats d'achat à long terme ;

-Excellence industrielle de la production de pétrole avec un point mort à - 20 $/b.

Défis

- Sensibilité aux cours du baril de pétrole et au dollar, une hausse de 10$ le baril ayant un impact sur le bénéfice opérationnel de 2,7 Mds$ ; un recul de 10$ l’affectant de 100 M$ ;

- Exposition aux risques géopolitiques en Afrique (30 % de la production du groupe) ;

- Impact guerre Russie-Ukraine : arrêt d’apport en capital aux nouveaux projets et dans le projet Arctic, arrêt des achats de pétrole et de diesel, maintien des participations dans Novatek (19,4%), Yamal (20%), Arctic LNG (10%) et Terneftegaz (49%), les céder revenant à enrichir des investisseurs russes et maintien de l’approvisionnement en GNL de Yamal ;

- Perspectives 2022 d’une production d’hydrocarbures en hausse de 2 % avec des prix de vente élevés, de capacités de renouvelables et d’électricité supérieures à 16 GW grâce à des investissements dédiés de 3,5 Mds$ (le ¼ des investissements totaux), d’une contribution de l’aval (pétrochimie, biocarburants et mobilité électrique) de 6 Mds€ à l’autofinancement libre.

Pression sur les majors pétrolières pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050

Une vingtaine d’investisseurs institutionnels, comme Allianz ou la Caisse des dépôts, ont défini un standard des reportings climat pour évaluer la capacité des majors du pétrole et du gaz à atteindre les objectifs de neutralité carbone à 2050. Ces institutionnels sont membres du Groupe d’investisseurs institutionnels sur le changement climatique (IIGCC). Les entreprises doivent s’engager et exposer leurs performances sur une série d’indicateurs, tels que les dépenses d’investissement ou la gouvernance. La mise en œuvre de ces exigences va être testée avec plusieurs pétroliers et gaziers comme BP, Eni, Repsol, Shell ou Total pour, ensuite, s’appliquer à d’autres entreprises du secteur.

Valeurs associées

Euronext Paris -6.42%

1 commentaire

  • 23 mai15:02

    La bonne blague, capter des quantités ridicules de CO2 dans une usine de production de CH4, mais lol


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