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SYNTHESE-Quatrième semaine de guerre en Ukraine, sans percée majeure pour Moscou
information fournie par Reuters17/03/2022 à 12:50

* Un théâtre détruit à Marioupol

* 53 civils tués à Tchernihiv, selon le gouverneur

* Les pourparlers doivent reprendre entre les deux camps

par James Mackenzie, Natalia Zinets et Oleksandr Kozhukhar

KYIV/LVIV, Ukraine, 17 mars (Reuters) - L'armée russe a poursuivi jeudi le pilonnage des villes d'Ukraine mais son offensive, qui entre dans sa quatrième semaine, est toujours privée de succès d'envergure, tandis que les pourparlers continuent entre les deux camps.

A Marioupol, port assiégé dans le Sud-Est, les secours s'efforçaient de retrouver des survivants piégés sous les décombres d'un théâtre qui abritait de nombreux civils, cible la veille, selon les autorités ukrainiennes, d'une frappe aérienne russe, ce que Moscou dément. nL5N2VK2TN

"L'abri antiaérien a tenu. Maintenant les gravats sont en train d'être déblayés. Il y a des survivants mais nous ne connaissons pas encore le nombre de victimes", a déclaré à Reuters par téléphone un conseiller du maire de la ville, Petro Andruchtchenko.

Dans le nord de l'Ukraine, à Tchernihiv, le gouverneur de la ville, Viatcheslav Tchaus, a déclaré que 53 civils avaient été tués ces dernières 24 heures au cours d'intenses bombardements, un bilan invérifiable de source indépendante.

A Kyiv, la capitale, un immeuble a subi de gros dégâts dans le quartier de Darnitsky, dus selon les autorités locales aux débris d'un missile abattu aux premières heures de la journée.

Alors que les habitants s'affairaient à nettoyer les dégâts, un homme à genoux pleurait à côté du corps d'une femme recouvert d'un drap ensanglanté.

Des pourparlers entre Moscou et Kyiv ont été engagés lundi par lien vidéo et devaient reprendre jeudi pour la quatrième journée consécutive.

Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a dit que la délégation russe dépensait une énergie "colossale" dans ces discussions et faisait preuve de meilleure volonté que la partie adverse. Il a toutefois démenti que les deux camps aient réalisé des progrès significatifs en vue d'une ébauche d'accord de paix.

Un conseiller du président Volodimir Zelensky, Okelsiy Arestovitch, a déclaré que le chef de l'Etat ukrainien revendiquait toujours la reconnaissance des frontières héritées lors de la dislocation de l'Union soviétique en 1991.

ZELENSKY OVATIONNÉ PAR LE BUNDESTAG

Lors de son point de presse à Moscou, Dmitri Peskov a également rejeté la décision de la Cour internationale de justice exigeant de la Russie qu'elle cesse son offensive et de nouveau jugé inacceptables les propos du président américain Joe Biden qualifiant Vladimir Poutine de criminel de guerre.

Le président russe n'a montré aucun signe d'infléchissement mercredi lors d'une intervention télévisée, affirmant que "l'opération militaire spéciale" lancée le 24 février dernier se déroulait comme prévu et promettant que la Russie allait se "purifier" en distinguant "les vrais patriotes des traîtres".

"Dans ces temps difficiles (...), de nombreuses personnes montrent leur vrai visage", a dit jeudi Dmitri Peskov par allusion à ces déclarations. "Certains quittent leurs postes, leur vie active, certains quittent le pays. C'est de cette manière que le nettoyage s'opère."

La Russie déclare que son "opération" en Ukraine vise à démilitariser et "dénazifier" le pays, que Vladimir Poutine présente comme un Etat artificiel. Kyiv et ses alliés occidentaux accusent Moscou de vouloir soumettre son voisin et lui imposer un gouvernement à sa botte.

Dans un bref discours prononcé par liaison vidéo devant le Bundestag allemand, qui l'a ovationné, Volodimir Zelensky a fait référence à la chute du Mur de Berlin en 1989 pour exhorter le chancelier Olaf Scholz à "détruire" le nouveau mur séparant selon lui "la liberté de la servitude" en Europe.

Le président ukrainien, qui est de confession juive, a également évoqué l'Holocauste en ajoutant : "En Europe aujourd'hui, un peuple est en train d'être détruit."

Vladimir Poutine a de son côté comparé mercredi les sanctions économiques et diplomatiques, d'une ampleur inédite, imposées à la Russie depuis le début de la guerre, aux pogroms contre les juifs dans l'Allemagne des années 1930.

La Russie a envahi l'Ukraine par quatre axes: nord-est et nord-ouest en direction de Kyiv, est via Kharkiv, la deuxième ville du pays, et sud par la Crimée, annexée par Moscou en 2014.

Dans une note diffusée jeudi, les services de renseignement britanniques assurent que l'opération d'invasion est "largement bloquée sur tous les fronts", les forces russes subissent de lourdes pertes face à une résistance ukrainienne déterminée et bien coordonnée.

La guerre a coûté la vie à des centaines de civils selon les Nations unies et déjà fait plus de 3 millions de réfugiés.

(Rédactions de Reuters, version française Jean-Stéphane Brosse)

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